Israël en guerre - Jour 195

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Le numéro 3 du Hamas, Marwan Issa, tué lors d’une opération israélienne – Maison Blanche

L’armée ordonne aux civils de certaines parties de Gaza City de fuir vers le sud ; reprise des combats près de l’hôpital de Shifa, des dizaines de terroristes capturés ; Le chef du Mossad va rencontrer le Premier ministre qatari à Doha pour parler de trêve à Gaza

  • Un soldat israélien sur un char à la frontière avec la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : Ariel Schalit/AP)

    Un soldat israélien sur un char à la frontière avec la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : Ariel Schalit/AP)

  • Un homme portant un sac de farine après la distribution d'aide humanitaire, dans la ville de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : AFP)
    Un homme portant un sac de farine après la distribution d'aide humanitaire, dans la ville de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : AFP)
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Des manifestants plaçant de faux sacs mortuaires à l'entrée des bureaux de l'Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à l'extérieur de Jérusalem, le 18 mars 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    
Des manifestants plaçant de faux sacs mortuaires à l'entrée des bureaux de l'Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à l'extérieur de Jérusalem, le 18 mars 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • De la fumée et des explosions s’élevant à l'intérieur de la bande de Gaza, vue depuis le sud d'Israël, le 17 mars 2024. (Crédit : Ariel Schalit/AP)
    De la fumée et des explosions s’élevant à l'intérieur de la bande de Gaza, vue depuis le sud d'Israël, le 17 mars 2024. (Crédit : Ariel Schalit/AP)
  • Des enfants palestiniens transportant de l'eau dans un camp de déplacés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
    Des enfants palestiniens transportant de l'eau dans un camp de déplacés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 mars 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Al-Jazeera déclare que son journaliste arrêté lors du raid militaire à l’hôpital de Gaza a été libéré

La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera a indiqué que l’armée israélienne avait libéré un correspondant indépendant qui avait été arrêté lors de son raid sur l’hôpital al-Shifa à Gaza City.

Le journaliste Ismail Alghoul avait été arrêté avec d’autres reporters la nuit dernière, alors qu’il couvrait l’opération militaire à l’hôpital, a indiqué la chaîne. Elle a indiqué que les troupes israéliennes l’avaient battu et avaient détruit le véhicule de la chaîne, ainsi que des caméras et de l’équipement.

Alghoul a déclaré que lui et d’autres journalistes avaient été menottés, les yeux bandés et déshabillés pendant douze heures.

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Les délégations d’Israël et du Hamas seront dans le même hôtel à Doha mais ne se croiseront pas

La délégation israélienne pour les pourparlers sur les otages au Qatar se trouvera dans le même hôtel qu’une délégation du Hamas, selon les médias israéliens.

Cependant, il n’y aura pas de contact direct entre elles, et les médiateurs feront des allers-retours entre les deux salles, séparées par un couloir, où se trouveront les deux délégations, précisent les médias.

Les pourparlers ont débuté ce soir avec la délégation israélienne participant à un repas avec les hôtes qataris pour rompre le jeûne du mois sacré musulman du Ramadan.

Les responsables israéliens ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que les négociations durent au moins deux semaines et pensent que la délégation du Hamas renverrait chaque décision à Yahya Sinwar, qui se trouverait dans les tunnels de Gaza.

Les États-Unis confirment qu’Israël a tué Marwan Issa, numéro 3 du Hamas

Marwan Issa, chef adjoint de la branche armée du Hamas, encerclé sur une photo diffusée sur les réseaux sociaux en 2015. La photo et sa source n'ont pas pu être vérifiées.
Marwan Issa, chef adjoint de la branche armée du Hamas, encerclé sur une photo diffusée sur les réseaux sociaux en 2015. La photo et sa source n'ont pas pu être vérifiées.

Jake Sullivan, conseiller américain à la sécurité nationale, a confirmé les informations selon lesquelles Israël aurait tué le troisième responsable militaire du Hamas, Marwan Issa, lors d’une frappe en début de semaine dernière. Il est le premier responsable gouvernemental à avoir confirmé l’opération.

« Les autres hauts dirigeants se cachent, probablement au plus profond du réseau de tunnels du Hamas, et justice leur sera rendue à eux aussi. Nous contribuons à garantir cela », a déclaré Sullivan lors d’un point presse.

Hier, le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi, avait déclaré que le Hamas tentait de cacher le sort d’Issa, commandant adjoint de la branche militaire du groupe terroriste, après l’attaque de la semaine dernière.

Une offensive israélienne majeure à Rafah serait « une erreur », selon Biden

Joe Biden estime qu’une offensive terrestre majeure de l’armée israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, serait « une erreur », et il a obtenu la venue à Washington d’une délégation israélienne pour en parler, a déclaré lundi son conseiller à la sécurité nationale.

Le président américain a dit au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu être « profondément inquiet » à ce sujet, selon Jake Sullivan.

Une opération militaire d’envergure contre Rafah, à la frontière avec l’Egypte, « conduirait à plus de victimes innocentes, aggraverait la situation humanitaire déjà grave, renforcerait l’anarchie à Gaza et isolerait encore plus Israël » sur la scène internationale, a dit le conseiller.

Lors de l’échange que les deux dirigeants ont eu lundi, le président américain a demandé l’envoi aux États-Unis d’une délégation israélienne pour discuter de ce projet d’offensive, et le chef du gouvernement israélien a accepté, a précisé le conseiller lors d’une conférence de presse.

Cette discussion doit aussi porter sur la possibilité d’une « autre approche » visant à frapper le Hamas à Rafah sans passer par une offensive terrestre majeure, selon lui.

Jake Sullivan a indiqué s’attendre à ce qu’Israël s’abstienne de lancer une opération à Rafah avant que cette discussion à Washington n’ait lieu.

Les États-Unis réclament des détails sur la possible arrestation d’un journaliste d’Al-Jazeera à Gaza

Les États-Unis ont indiqué être au fait d’informations selon lesquelles un journaliste d’Al Jazeera aurait été arrêté par les troupes israéliennes, a déclaré le porte-parole adjoint du Département d’État, Vedant Patel, lors d’une conférence de presse, ajoutant que Washington avait demandé des détails à Israël au sujet de l’incident.

La chaîne Al-Jazeera, basée au Qatar, a accusé les forces israéliennes d’avoir « attaqué » son correspondant Ismail Alghoul à Gaza alors qu’il travaillait, affirmant que son équipement avait également été détruit. L’armée israélienne n’était pas immédiatement disponible pour commenter l’incident.

Jérusalem est pessimiste quant aux négociations de Doha – responsable israélien

Des familles d'Israéliens retenus en otage par des terroristes du Hamas dans la bande de Gaza et des militants manifestent pour demander leur libération devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/ Flash90)
Des familles d'Israéliens retenus en otage par des terroristes du Hamas dans la bande de Gaza et des militants manifestent pour demander leur libération devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/ Flash90)

Un responsable israélien déclare au Times of Israel qu’ils ne sont pas « optimistes du tout » alors que les négociations sur l’affaire des otages démarrent à Doha.

Le fonctionnaire a expliqué qu’en raison des pressions internationales et nationales croissantes, « nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas exploiter cette opportunité ».

La perspective que les États-Unis ralentissent la vente de munitions à Israël « se profile à l’horizon », déclare le fonctionnaire, ajoutant qu’il n’y a jamais eu de menace explicite.

« La communication se fait par des canaux détournés, de manière plus indirecte. Mais c’est quelque chose qui est en train de se produire ».

Netanyahu affirme avoir discuté avec Biden de l’engagement d’Israël à atteindre les objectifs de la guerre

Après son appel de 45 minutes avec le président américain Joe Biden, le Premier ministre Benjamin Netanyahu publie une vidéo dans laquelle il explique que les deux dirigeants ont discuté de « l’engagement d’Israël à atteindre tous les objectifs de la guerre : l’élimination du Hamas, la libération de tous nos otages, et la promesse que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël ».

Netanyahu souligne qu’Israël fournira aux habitants de Gaza « l’aide humanitaire nécessaire pour atteindre ces objectifs ».

Tsahal frappe une cellule et des installations du Hezbollah dans le sud du Liban

Tsahal dit avoir ciblé un groupe d’agents du Hezbollah qui ont été repérés en train d’entrer dans un bâtiment utilisé par le groupe terroriste dans le sud du Liban à Mays al-Jabal plus tôt aujourd’hui.

Les avions de combat ont également touché un autre bâtiment utilisé par le Hezbollah à Odaisseh, selon Tsahal.

Séparément, un poste d’observation à Kafr Kila a été frappé plus tôt, ajoute Tsahal.

Des projectiles ont été tirés depuis le Liban sur les zones du Mont Dov, de Yiftah et de Menara aujourd’hui, et l’armée a déclaré qu’elle avait bombardé les sites de lancement avec de l’artillerie.

 

Appel entre Biden et Netanyahu pour la première fois depuis plus d’un mois

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Haïm Zach/GPO)
Le président américain Joe Biden et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Haïm Zach/GPO)

Joe Biden et Benjamin Netanyahu se sont entretenus au téléphone lundi pour la première fois en plus d’un mois, a indiqué la Maison Blanche, dans un contexte de tensions croissantes liées à l’offensive israélienne contre le Hamas Gaza.

Le président américain et le Premier ministre israélien ont « discuté des derniers événements en cours en Israël et à Gaza, dont la situation à Rafah et les efforts pour augmenter l’aide humanitaire à Gaza », a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Il s’agissait de leur 20e appel depuis le début de la guerre le 7 octobre.

La délégation israélienne arrivée au Qatar ; les pourparlers devraient durer 2 semaines

Le chef du Mossad, David Barnea, assistant à une cérémonie marquant le jour du Souvenir pour les soldats israéliens tombés au combat et les victimes du terrorisme à Jérusalem, le 3 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le chef du Mossad, David Barnea, assistant à une cérémonie marquant le jour du Souvenir pour les soldats israéliens tombés au combat et les victimes du terrorisme à Jérusalem, le 3 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

L’équipe de négociation israélienne dirigée par le directeur du Mossad, David Barnea, est arrivée au Qatar pour des pourparlers indirects sur une trêve temporaire à Gaza et une libération d’otages, selon le quotidien Haaretz.

Un haut fonctionnaire diplomatique déclare à Haaretz que les pourparlers dureront au moins deux semaines et qu’ils s’annoncent laborieux.

« Les pourparlers dureront au moins deux semaines et seront menés avec [le chef du Hamas à Gaza, Yahya] Sinwar dans les tunnels, et non avec les médiateurs », précise le fonctionnaire. « Chaque modification du cadre prendra donc de 24 à 36 heures. »

C’est la première fois que des responsables israéliens et des dirigeants du Hamas participent à des négociations indirectes depuis le début du mois de ramadan, la semaine dernière. Les médiateurs espéraient obtenir une trêve de six semaines avant cette date, mais le Hamas a refusé tout accord qui n’aboutirait pas à un cessez-le-feu permanent à Gaza, une demande qu’Israël rejette catégoriquement.

Tsahal a éliminé 20 terroristes armés du Hamas à l’hôpital Shifa

Des armes trouvées à l'hôpital Shifa, à Gaza City, le 18 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des armes trouvées à l'hôpital Shifa, à Gaza City, le 18 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne et l’agence de sécurité Shin Bet affirment que les troupes israéliennes ont tué jusqu’à présent une vingtaine d’hommes armés du Hamas lors du raid en cours à l’hôpital Shifa de la ville de Gaza. Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré que les troupes avaient transformé l’hôpital en un « piège mortel » pour les terroristes.

L’opération a commencé tôt ce matin.

Des dizaines de suspects ont également été arrêtés pour être interrogés, selon Tsahal.

Tsahal déclare que les troupes ont trouvé au sein de l’établissement hospitalier des armes et de l’argent fournis par le Hamas et le Jihad islamique palestinien à ses agents à l’hôpital.

S’adressant aux troupes, le ministre de la Défense Yoav Gallant affirme que ce raid est une nouvelle étape vers la chute du Hamas.

« L’endroit que les terroristes du Hamas pensaient être leur cachette et un lieu sûr s’est immédiatement transformé, grâce à un raid rapide, en un piège mortel pour les terroristes de Shifa », explique Gallant.

« En cela, nous avons franchi une nouvelle étape dans la défaite du Hamas, une nouvelle brique, un nouveau coup. Cette action se poursuivra et se renforcera jusqu’à ce que nous éliminions l’organisation du Hamas et tout ce qu’elle représente », déclare-t-il.

Le responsable du Hamas tué à Shifa est le frère d’un chef du groupe terroriste assassiné à Dubaï

Le terroriste palestinien Faiq Mabhouh assis devant les affiches de son frère Mahmoud Mabhouh, commandant du Hamas, assassiné à Dubaï, et de Mohammed Hussein Mabhouh, terroriste du Hamas, dans la maison familiale, à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 16 février 2010. (Crédit : Khalil Hamra/AP Photo)
Le terroriste palestinien Faiq Mabhouh assis devant les affiches de son frère Mahmoud Mabhouh, commandant du Hamas, assassiné à Dubaï, et de Mohammed Hussein Mabhouh, terroriste du Hamas, dans la maison familiale, à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 16 février 2010. (Crédit : Khalil Hamra/AP Photo)

Faiq Mabhouh, le commandant de la sécurité interne du groupe terroriste palestinien du Hamas tué par les troupes de l’armée israélienne à l’hôpital Shifa de Gaza ce matin, est le frère de Mahmoud Mabhouh, qui aurait été assassiné par l’agence de renseignement du Mossad à Dubaï en 2010, ont confirmé des sources de la défense israélienne au Times of Israel.

Mahmoud Mabhouh était le chef de la logistique et de l’approvisionnement en armes de la branche armée du Hamas. Il était également recherché par Israël pour l’enlèvement et l’assassinat, en 1989, des soldats de Tsahal Ilan Saadon et Avi Sasportas dans des circonstances distinctes.

L’assassinat avait fait la Une des journaux internationaux lorsque la police de Dubaï avait publié des photographies et des images de vidéosurveillance de l’équipe de terroristes présumés à l’aéroport et à l’hôtel, portant des passeports australiens, allemands, britanniques, irlandais et français.

Il est apparu par la suite que certaines de ces identités étaient frauduleuses et avaient été volées à des personnes ayant la double nationalité israélienne, ce qui avait déclenché une tempête diplomatique.

Netanyahu à l’AIPAC : Les critiques de Washington sont « délibérément fausses »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononçant un discours retransmis par vidéo lors d'une conférence de l'AIPAC, le 18 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononçant un discours retransmis par vidéo lors d'une conférence de l'AIPAC, le 18 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran GPO)

S’adressant en Israël à la direction de l’AIPAC, le Premier ministre Benjamin Netanyahu laisse entendre que les critiques formulées par Washington sur la conduite de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas sont « délibérément fausses » et exprimées à des fins de politique intérieure.

« Le descriptif [de Washington] est que vous avez un Premier ministre aberrant avec quelques groupes marginaux extrémistes et que c’est ce qui mène la politique », a déclaré Netanyahu.

« Ceci est faux. Je dirais même délibérément faux. Ils savent que c’est faux. Mais ce mensonge est véhiculé et c’est une erreur. »

Netanyahu affirme que les Israéliens sont unis derrière les objectifs de guerre qui consistent à anéantir le Hamas et à ramener tous les otages.

« Je l’ai dit au président. Je l’ai dit aux gens à qui j’ai parlé. Ils n’arrêtent pas de dire que la politique locale interfère dans cette affaire. »

« Ils ont peut-être raison », poursuit-il. « De quel côté de l’étang ? »

Joe Biden, talonné par son adversaire républicain Donald Trump dans les sondages, a vu son soutien chuter depuis le 7 octobre, notamment chez les progressistes et les Américains musulmans.

« Nous devons rester unis et gagner cette guerre », insiste Netanyahu. « Nous devons être solidaires ici et nous devons être solidaires là-bas. »

Netanyahu et Biden devraient s’entretenir au téléphone cet après-midi.

Saar menace de quitter la coalition faute de pouvoir s’exprimer davantage sur la guerre

Le leader de Tikva Hadasha, Gideon Saar, à la Knesset, le 13 mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader de Tikva Hadasha, Gideon Saar, à la Knesset, le 13 mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lors de la première réunion des factions de son parti Tikva Hadasha après sa rupture avec HaMahane HaMamlahti, le député Gideon Saar a critiqué les progrès du gouvernement à Gaza et a déclaré qu’il ne pouvait pas rester dans la coalition s’il n’avait pas plus d’influence sur le cours de la guerre.

« Nous croyons aux objectifs ambitieux fixés par le cabinet de sécurité pour la guerre. Ils sont ambitieux, comme je l’ai dit, mais ils sont réalisables », déclare l’ancien haut responsable du Likud. « Malheureusement, la cadence des progrès militaires, la cadence de la pression militaire a diminué au cours des derniers mois » et a eu des répercussions sur le conflit avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le nord du pays.

« Sur la scène internationale également, le temps qui passe ne nous aide pas, c’est le moins que l’on puisse dire », poursuit-il, affirmant que si « la patience est de rigueur dans l’opération […], nous devons agir plus rapidement, avec plus de forces, nous devons augmenter la pression militaire sur le [groupe terroriste palestinien du] Hamas ».

« Au cours de la première semaine de la guerre, j’ai donné la priorité à la mise en place du gouvernement d’urgence plutôt qu’à ma participation au cabinet restreint [de guerre] », mais « nous n’avons plus ce privilège », insiste-t-il, qualifiant sa rupture avec le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, « d’occasion d’essayer d’influencer un changement dans la direction de la guerre et de faire entendre notre voix ».

« Nous avons rejoint le gouvernement auquel nous nous opposions uniquement à cause de la guerre et uniquement pour influencer la question de la guerre. Si nous ne pouvons pas le faire, nous ne pouvons pas faire partie du gouvernement. »

« Quoi qu’il en soit, nous agirons par responsabilité nationale et par volonté d’atteindre les objectifs de la guerre. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il était actuellement en pourparlers avec l’ancien Premier ministre Naftali Bennett au sujet d’un quelconque avenir politique commun, Saar a répondu que ce n’était pas le cas.

En annonçant son départ de HaMahane HaMamlahti la semaine dernière, Saar avait exigé d’être nommé membre du cabinet de guerre.

Liberman demande à Schumer de rester à l’écart de la politique israélienne

Le président du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman dirige une réunion de faction à la Knesset, le 12 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman dirige une réunion de faction à la Knesset, le 12 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Bien qu’il insiste depuis longtemps sur le fait que le gouvernement actuel n’a « pas le droit d’exister », le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, critique le récent appel du leader de la majorité au Sénat américain, Chuck Schumer, pour qu’Israël organise des élections afin de remplacer le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Insistant sur le fait que les étrangers ne doivent pas interférer dans la politique interne d’Israël, Liberman a déclaré aux journalistes lors de la réunion hebdomadaire des factions de son parti qu’il « vaut mieux être intelligent qu’avoir raison ».

Toutefois, il ne s’est pas fait l’écho de Netanyahu, qui a vivement critiqué Schumer et répondu au législateur juif américain qu’Israël n’était « pas une république bananière », lors d’une apparition sur Fox News.

Sa rhétorique est reprise par le chef de l’opposition, Yair Lapid, qui, avant la réunion des factions de son parti Yesh Atid, accuse Netanyahu de nuire aux relations israélo-américaines.

Le soutien américain est le « dôme de fer politique » d’Israël, déclare-t-il, ajoutant que s’il avait de vifs désaccords avec les Américains, il ne se livrait pas à des critiques devant les caméras.

Chuck Schumer est un « amoureux d’Israël » et un « ami », dit-il.

L’Egypte demande aux Etats-Unis d’avertir Israël des conséquences d’une offensive à Rafah

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri s'adressant à une conférence de presse conjointe pour commenter la réunion ministérielle sur le processus de paix au Moyen-Orient, au ministère des Affaires étrangères, à Berlin, le 11 mai 2023. (Crédit : Odd Anderson/AFP)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri s'adressant à une conférence de presse conjointe pour commenter la réunion ministérielle sur le processus de paix au Moyen-Orient, au ministère des Affaires étrangères, à Berlin, le 11 mai 2023. (Crédit : Odd Anderson/AFP)

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry, a déclaré que les États-Unis devraient définir les mesures qu’ils prendraient à l’encontre d’Israël si ce dernier lançait une offensive militaire dans la ville de Rafah, au sud de Gaza, après que Washington a exprimé son opposition à une telle initiative.

« Il ne suffit pas de faire de la rhétorique, il ne suffit pas d’affirmer son opposition, il est également important d’indiquer ce qui se passe si cette position est contournée, si elle n’est pas respectée », a déclaré Choukry lors d’une réunion d’information au Caire.

« Il appartient également à la communauté internationale et aux Etats-Unis, qui ont indiqué leur refus d’une telle éventualité, de préciser quelles seront les conséquences si leurs appels ne sont pas entendus », ajoute-t-il en anglais.

Un haut responsable du Hamas tué lors d’un raid sur un hôpital, selon l’armée

L’armée israélienne déclare que les troupes ont tué un haut responsable du Hamas lors d’un raid effectué ce matin sur l’hôpital Shifa de la ville de Gaza.

Faiq Mabhouh, qui était le chef des opérations de la force de sécurité interne du Hamas, était armé et se cachait dans le complexe de Shifa, « d’où il agissait pour faire avancer les activités terroristes », indique Tsahal.

Mabhouh a été tué au cours d’un échange de tirs lors d’une tentative d’arrestation, selon l’armée.

Dans une pièce voisine, Tsahal indique que les troupes ont saisi une cache d’armes.

Selon l’armée et le Shin Bet, Mabhouh était responsable de la « synchronisation » de diverses unités du Hamas dans la bande de Gaza, y compris pendant la guerre.

En tant que chef des opérations de sécurité intérieure, il a joué un rôle clé au sein d’une force de police secrète chargée en grande partie de réprimer la dissidence politique au sein de la bande de Gaza, selon le Conseil européen des relations étrangères.

Accusé par Le Caire, Israël dément avoir empêché le chef de l’UNRWA d’entrer à Gaza

Le commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, s'adresse à la presse au sujet de la situation à Gaza, à l'Office des Nations unies à Genève, le 13 février 2023. (Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP)
Le commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, s'adresse à la presse au sujet de la situation à Gaza, à l'Office des Nations unies à Genève, le 13 février 2023. (Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP)

Israël affirme qu’il n’a pas empêché le chef de l’agence controversée des Nations unies pour les réfugiés palestiniens d’entrer à Gaza aujourd’hui, après que l’Égypte a accusé Jérusalem d’avoir pris la décision « sans précédent » de l’en empêcher.

« J’avais l’intention de me rendre à Rafah aujourd’hui, mais j’ai été informé il y a une heure que mon entrée à Rafah était refusée », a déclaré Philippe Lazzarini, chef de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, lors d’une conférence de presse au Caire avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry.

Shoukry affirme que Lazzarini a été exclu par Israël.

Mais un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré au Times of Israel que le ministère n’avait pas bloqué Lazzarini.

Lazzarini a également déclaré que la faim dans la bande de Gaza était « causée par l’homme ». « Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour tenter d’inverser l’impact de la faim qui s’étend et de la famine qui menace dans la bande de Gaza », déclare-t-il.

La Jordanie accuse Israël d’affamer des enfants et appelle à des poursuites pour crimes de guerre

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à droite, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, à gauche, et le vice-premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi tenant une conférence de presse à Amman, en Jordanie, le 4 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/Pool via AP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à droite, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, à gauche, et le vice-premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi tenant une conférence de presse à Amman, en Jordanie, le 4 novembre 2023. (Crédit : Jonathan Ernst/Pool via AP)

Lors d’une conférence de presse à Amman avec son homologue brésilien, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Al-Safadi, accuse Israël de « faire mourir de faim des enfants et de prendre en otage plus de 2 millions de Palestiniens ».

Safadi a décrit une « crime humanitaire motivée par une idéologie extrémiste et un racisme inhumain ».

« La guerre israélienne contre Gaza est une agression qui bafoue toutes les lois internationales et au cours de laquelle Israël commet des crimes de guerre pour lesquels les responsables doivent être traduits en justice », déclare-t-il.

La Jordanie, qui compte une (très) importante population palestinienne, est l’un des principaux détracteurs de la guerre menée par Israël pour renverser le groupe terroriste Hamas à Gaza, bien qu’elle entretienne des liens (très) étroits avec Israël en matière de sécurité et que leur frontière commune soit restée calme.

Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, appelle à un cessez-le-feu, à l’acheminement d’une aide supplémentaire à Gaza et à la libération des otages.

Le président du Brésil a récemment comparé la guerre à Gaza aux tentatives d’extermination des Juifs par Hitler.

Des sirènes de drones et de roquettes retentissent dans les villes proches de la frontière libanaise

Des alarmes d’infiltration présumée de drones ont retenti en Galilée, près de la frontière avec le Liban.

Les alertes sont activées dans les communautés de Sde Nehemia, Amir, Gonen, Shamir, Kfar Blum, Kfar Szold, Neot Mordechaï, et Lehavot HaBashan.

Des sirènes de roquettes retentissent également à Yesod HaMaala et Hulata, vraisemblablement en raison du lancement d’un missile d’interception.

Le Commandement du Front intérieur de l’armée israélienne déclare que l’incident est terminé, sans autre précision.

Israël réagit après que Borrell a affirmé que Tsahal a « provoqué » la famine à Gaza

Le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, a déclaré qu’Israël autorisait l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza, rejetant l’affirmation du responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, selon laquelle l’armée israélienne affame délibérément les habitants de la bande de Gaza.

« Israël autorise l’entrée à Gaza d’une importante aide humanitaire par voie terrestre, aérienne et maritime pour toute personne désireuse d’apporter son aide », écrit Katz sur X.

« Malgré les perturbations violentes des convois d’aide par le Hamas et la collaboration de l’UNRWA [l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient] avec eux, nous persistons. »

Il ajoute que Borrell devrait « cesser d’attaquer Israël et reconnaître notre droit à l’autodéfense contre les crimes du [groupe terroriste palestinien du]
Hamas ».

Borrell a déclaré lors d’une réunion de l’UE que « la famine est utilisée comme arme de guerre. Israël provoque la famine ». Il avait déjà tenu des propos similaires devant le Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière.

Josep Borrell : Israël « provoque la famine » dans la bande de Gaza

Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre libanais des Affaires étrangères à l'issue de leur rencontre, à Beyrouth, le 6 janvier 2024. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre libanais des Affaires étrangères à l'issue de leur rencontre, à Beyrouth, le 6 janvier 2024. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Josep Borrell, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, a déclaré qu’Israël provoquait la famine à Gaza et utilisait la famine comme arme de guerre, renforçant ainsi sa rhétorique contre Jérusalem.

« À Gaza, nous ne sommes plus au bord de la famine, nous sommes dans un état de famine qui touche des milliers de personnes », a déclaré Borrell lors de l’ouverture d’une conférence sur l’aide humanitaire à Gaza à Bruxelles.

« C’est inacceptable. La famine est utilisée comme arme de guerre. Israël provoque la famine. »

Les pourparlers pourraient durer deux semaines en raison de problèmes de communication avec le Hamas à Gaza

Un responsable israélien confirme que des négociateurs sont attendus à Doha aujourd’hui pour des discussions visant à obtenir une trêve de six semaines avec le groupe terroriste palestinien du Hamas et la libération de 40 otages.

Le chef de l’agence de renseignement du Mossad, David Barnea, sera à la tête de la délégation.

Cette étape des négociations pourrait prendre au moins deux semaines, estime le responsable, citant les difficultés que les délégués étrangers du Hamas pourraient avoir à communiquer avec le groupe terroriste dans l’enclave assiégée après plus de cinq mois de guerre.

Tsahal : Un bâtiment du Hezbollah au sud du Liban touché pendant la nuit

L’armée israélienne a déclaré que des avions de combat ont frappé un bâtiment utilisé par le Hezbollah et un poste d’observation appartenant au groupe terroriste chiite libanais dans la ville de Ramyeh, au sud du Liban, pendant la nuit.

Un autre site utilisé par le groupe terroriste à Naqoura a également été frappé hier, ajoute Tsahal.

L’armée publie des images des frappes.

Tsahal : Une « cible aérienne suspecte » provenant de la mer Rouge est tombée dans une zone ouverte près d’Eilat

L’armée israélienne a annoncé qu’une « cible aérienne suspecte » a traversé le territoire israélien depuis la mer Rouge au sud d’Israël et « est tombée dans une zone ouverte au nord d’Eilat il y a peu ».

« La cible a été surveillée par l’armée de l’air israélienne, et il n’y a aucun dégât ni blessé », a déclaré Tsahal dans un bref communiqué.

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