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L’armée rejette les allégations internationales de risque de famine à Gaza

Tout en concédant qu'il existe certaines difficultés, le COGAT assure n'appliquer aucune limite et inspecter plus d'aide que les organisations ne peuvent distribuer dans l'enclave

Des camions transportant de l'aide humanitaire pour la bande de Gaza passant par la zone d'inspection au poste-frontière de Kerem Shalom, dans le sud d'Israël, le 14 mars 2024. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)
Des camions transportant de l'aide humanitaire pour la bande de Gaza passant par la zone d'inspection au poste-frontière de Kerem Shalom, dans le sud d'Israël, le 14 mars 2024. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)

Après les avertissements des Etats-Unis, de l’ONU et d’autres agences d’aide concernant le risque de famine à Gaza, un porte-parole du coordinateur des activités gouvernementales de Tsahal dans les territoires (COGAT) a déclaré mardi au Times of Israel que « nous ne croyons pas qu’il y ait de famine dans la bande de Gaza ».

« Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés dans certaines zones, mais nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour faciliter l’acheminement de grandes quantités d’aide », a poursuivi le porte-parole.

Il affirme également qu’Israël n’a imposé « aucune limite à la quantité d’aide » acheminée à Gaza.

Le vrai problème, selon le porte-parole, c’est la distribution.

Israël tente de diversifier les moyens d’acheminement de l’aide à Gaza, en ouvrant un couloir maritime à partir de Chypre, ce qui permet de larguer davantage d’aide, et en envoyant deux convois par un point de passage situé près de Beeri, à proximité du nord de la bande de Gaza.

Israël est en mesure de contrôler 44 camions par heure à Kerem Shalom et à Nitzana, explique le porte-parole du COGAT. « C’est beaucoup plus que ce qui peut être contrôlé de l’autre côté. »

Un camion égyptien transportant de l’aide humanitaire subit des contrôles de sécurité du côté israélien du poste-frontière de Kerem Shalom avant d’entrer dans le sud de la bande de Gaza, le 22 janvier 2024. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)

« Nous pouvons procéder à des inspections aussi rapidement que possible », déclare-t-il, ajoutant que si nécessaire, « nous sommes tout à fait disposés à apporter des améliorations ».

« Nous avons augmenté la main-d’œuvre, le matériel de numérisation et les heures de travail. À l’heure actuelle, Kerem Shalom peut donc inspecter plus de choses qu’il n’est possible d’en distribuer. »

Le porte-parole a ajouté qu’une équipe de l’armée israélienne se réunit quotidiennement avec les Nations unies et d’autres organisations d’aide pour comprendre les besoins sur le terrain à Gaza.

« Sur la base de cette compréhension, nous donnons la priorité à l’aide humanitaire qui doit être acheminée. Mais si une organisation ou un pays souhaite recevoir une aide supplémentaire, nous sommes tout à fait disposés à le faire ».

Le Haut-Commissaire des droits de l’Homme, Volker Türk, a lui clairement désigné Israël comme responsable de la situation alimentaire dans la bande de Gaza, et particulièrement dans le nord du territoire palestinien.

Les sévères restrictions imposées par Israël à l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza et la possible utilisation de la faim comme arme pourraient « constituer un crime de guerre », a affirmé mardi l’ONU.

« L’ampleur des restrictions imposées par Israël à l’entrée de l’aide à Gaza, ainsi que la manière dont il continue de mener les hostilités, peuvent équivaloir à l’utilisation de la famine comme méthode de guerre, ce qui constitue un crime de guerre », a déclaré Jeremy Laurence, un porte-parole du Haut-Commissariat des droits de l’Homme, lors du briefing régulier de l’ONU à Genève.

« La situation de faim et de famine est le résultat des restrictions étendues imposées par Israël à l’entrée et à la distribution de l’aide humanitaire et des biens commerciaux, du déplacement de la majeure partie de la population, ainsi que de la destruction d’infrastructures civiles cruciales », souligne M. Türk dans un communiqué lu par le porte-parole, ajoutant : « le temps presse ».

Dans une déclaration envoyée peu après aux médias, la représentation israélienne auprès des Nations unies à Genève a affirmé au contraire qu’ « Israël fait tout ce qui est en son pouvoir pour inonder Gaza d’aide, y compris par voie terrestre, aérienne et maritime ».

Le Haut-Commissaire « cherche une fois de plus à blâmer Israël pour la situation et à absoudre complètement la responsabilité de l’ONU et du Hamas », souligne la déclaration israélienne.

Les États-Unis ont aussi rejeté cette évaluation. « Ce n’est pas quelque chose que nous avons observé ou dont nous avons été témoins », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’État américain, Vedant Patel, lors d’un point de presse. « Nous voyons de l’aide et de la nourriture entrer à Gaza », a indiqué Patel, tout en précisant que l’aide est encore insuffisante, qu’elle n’entre pas assez vite et qu’elle n’arrive pas à tous les endroits où elle doit aller.

A LIRE : En route vers le nord de Gaza, les camions d’aide face à des pillards armés et à des civils affamés

Patel a réaffirmé que les États-Unis sont « profondément préoccupés » par le rapport publié lundi par les Nations unies, selon lequel la famine est probable d’ici le mois de mai si les combats ne cessent pas dans la guerre de plus de cinq mois entre Israël et le Hamas dans l’enclave palestinienne, qui compte 2,3 millions d’habitants.

Interrogé sur l’affirmation de Philippe Lazzarini, chef de l’UNRWA, selon laquelle Israël lui aurait bloqué l’accès à Gaza lundi, Patel a refusé de commenter cette allégation spécifique, mais a déclaré que les États-Unis ont pour politique générale d’inciter Israël à autoriser les fonctionnaires de l’ONU à travailler dans la bande de Gaza.

Un habitant sur deux dans la bande de Gaza connaît une situation alimentaire catastrophique, en particulier dans le nord où la famine sévira d’ici le mois de mai en l’absence de mesures « urgentes », ont prévenu lundi les agences spécialisées de l’ONU.

« Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation d’assurer la fourniture de nourriture et de soins médicaux à la population en fonction de ses besoins et de faciliter le travail des organisations humanitaires pour fournir cette assistance », souligne encore le Haut-Commissaire.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 31 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 13 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi l’assaut.

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