L’armée teste la réactivité de ses troupes face à une attaque du Hezbollah dans un exercice surprise
Rechercher

L’armée teste la réactivité de ses troupes face à une attaque du Hezbollah dans un exercice surprise

L'armée voulait vérifier son temps de réaction dans le cas d'un conflit au nord et a fait venir des milliers de soldats à la frontière libanaise pendant 2 jours

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Combien de temps faut-il à l’armée israélienne pour réagir à une attaque terroriste du Hezbollah au nord d’Israël ?

C’est la question à laquelle l’armée a tenté de répondre cette semaine avec un exercice surprise qui a réuni des milliers de troupes du pays entier à la frontière septentrionale dimanche et lundi.

L’exercice n’a testé que les forces engagées, et non pas les réservistes, et s’est focalisée sur les réactions de l’infanterie, avec l’aide de l’armée de l’air, selon une haute-responsable de l’armée, qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat.

L’objectif de cet entrainement surprise n’était pas de voir comment Israël mènerait la guerre contre le Hezbollah, mais plutôt de voir comment réagir dans le cas où elle éclaterait, a indiqué la responsable.

« C’est une question de transition d’une routine à une situation qui n’a rien de routinier, quand on se prépare à ce que ce soit autre chose », a-t-elle expliqué.

Les troupes de l'armée israélienne prennent part à un exercice surprise au nord d'Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l'armée)
Les troupes de l’armée israélienne prennent part à un exercice surprise au nord d’Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

Elle n’a pas expliqué quel scénario a été choisi pour simuler une guerre dimanche, indiquant qu’il s’agissait « du Hezbollah qui commet une attaque contre nos troupes ».

Une fois que « l’attaque » a eu lieu, les troupes se sont précipitées vers la frontière au nord pour deux jours d’entrainement. Les participants étaient les membres de la 769ème et 300ème brigade régionale de la 9ème division du Commandement du Nord, ainsi que la brigade d’infanterie Golani, la brigade Commando et d’autres unités de forces spéciales.

Les troupes de l'armée israélienne prennent part à un exercice surprise au nord d'Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l'armée)
Les troupes de l’armée israélienne prennent part à un exercice surprise au nord d’Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

« [Les soldats] ont été répartis dans le pays, depuis la Cisjordanie et jusque dans le Sud, et les [troupes] qui s’entraînent dans le plateau du Golan. Ils sont tous venus dans la 91ème », a-t-elle indiqué.

« Certains sont venus en voiture, d’autres en avion. »

Afin de transporter les soldats, l’aviation a fourni deux avions Hercule et des hélicoptères. L’armée de l’air israélienne a également réalisé une fausse mission de reconnaissance, pour l’exercice.

Lundi soir, les résultats de l’exercice sont encore en cours d’évaluation, mais la responsable a indiqué que l’armée considérait qu’il avait été « une réussite », mais qu’il y a des leçons à tirer.

L’entraînement a été réalisé sous la surveillance du médiateur de l’armée et une équipe d’une dizaine de soldats. Le chef d’état-major Gadi Eisenkot et d’autres membres du personnel de l’armée sont venus durant l’exercice, afin de rencontrer le général de division du Commandement du nord Yoel Strick, le chef de la 91ème division Amir Baram et d’autres hauts-responsables impliqués.

Le chef d'état-major Gadi Eisenkot se rend à un exercice surprise au nord d'Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l'armée)
Le chef d’état-major Gadi Eisenkot se rend à un exercice surprise au nord d’Israël, au début du mois de juin 2017. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

Durant sa visite, Eisenkot a évoqué la nécessité de ce type d’exercices, et a déclaré à ses collègues que la meilleure façon d’éviter la guerre, c’est de s’assure que l’on soit prêts ».

Suite à l’exercice, le Commandement du nord a repris ses activités habituelles, a précisé la responsable.

Elle a souligné que cet exercice, bien qu’il ait été une surprise pour les participants, était en préparation depuis un certain temps et ne venait pas en réponse à une quelconque menace.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...