L’Australie ordonne une enquête sur la lutte contre l’extrémisme
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L’Australie ordonne une enquête sur la lutte contre l’extrémisme

La puissante commission parlementaire chargée du renseignement et de la sécurité a annoncé sa décision de se pencher sur la progression des mouvements radicaux

Les funérailles de l'une des victimes des fusillades de Christchurch, tuées par un suprématiste blanc au cimetière du Memorial Park de Christchurch, le 20 mars 2019. (Crédit : Marty MELVILLE / AFP)
Les funérailles de l'une des victimes des fusillades de Christchurch, tuées par un suprématiste blanc au cimetière du Memorial Park de Christchurch, le 20 mars 2019. (Crédit : Marty MELVILLE / AFP)

L’Australie a ordonné mercredi l’ouverture d’une enquête sur la manière de lutter contre la violence extrémiste après avoir fait pression sur le gouvernement pour qu’il soit mieux armé pour contrer une menace croissante de l’extrême-droite.

La puissante commission parlementaire chargée du renseignement et de la sécurité a annoncé sa décision de se pencher sur la progression des mouvements radicaux ainsi que sur la menace qu’ils représentent pour les Australiens.

Jusqu’à présent, le ministre de l’Intérieur Peter Dutton avait empêché cette commission de se concentrer uniquement sur la nouvelle menace terroriste en provenance de l’extrême droite. Il lui donnait au contraire l’ordre d’élargir son champ d’action aux groupes islamistes.

Cette annonce intervient au lendemain des conclusions d’une enquête sur les attaques l’an passé en Nouvelle-Zélande des mosquées de Christchurch au cours desquelles 51 fidèles avaient été abattus par un suprémaciste blanc australien.

Le rapport a notamment souligné que les services d’espionnage se sont concentrés de manière « inappropriée » sur l’islamisme radical, négligeant la menace terroriste représentée par des extrémistes de droite.

Kristina Keneally, porte-parole de l’opposition aux affaires intérieures australiennes, qui a fait pression pour obtenir cette enquête, a déclaré que Canberra disposait déjà « d’un ensemble complet d’outils antiterroristes » pour répondre à la menace que constitue l’islamisme radical.

Mais un examen est nécessaire « pour déterminer s’ils sont adaptés à la menace que constitue l’extrémisme de droite », a-t-elle déclaré.

Ces dernières années, l’extrême-droite a constitué une menace croissante en Australie.

En septembre, de hauts responsable du renseignement avaient indiqué que celui lié aux suprémacistes blancs avait représenté 40 % de leur charge de travail contre environ 15 % en 2016.

Mercredi, la police a arrêté un Australien de 18 ans qui avait effectué des recherches afin d’apprendre à fabriquer des bombes et à se procurer du « matériel néo-nazi, suprémaciste blanc et antisémite » sur internet.

Il devrait être inculpé pour incitation à la violence et apologie de terrorisme.

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