Israël en guerre - Jour 261

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L’avocat d’Azaria met en doute le témoignage du commandant

Une audience en appel dans l'affaire du soldat de Hébron a eu lieu mercredi devant une cour militaire à Tel Aviv

Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Yoram Sheftel, l’un des avocats qui défend Elor Azaria, a évoqué le premier témoignage qui avait été donné par le commandant de la compagnie après l’incident, où il n’avait pas spécifié qu’Azaria aurait dit avoir tué l’agresseur parce que ce dernier méritait de mourir. Initialement, le commandant avait simplement déclaré qu’Azaria lui avait expliqué avoir tué l’assaillant parce qu’il bougeait.

Le juge Segal a demandé vivement à Sheftel d’expliquer comment il pouvait affirmer qu’Azaria aurait dit au commandant de la compagnie qu’il avait tué l’agresseur parce qu’il avait bougé, alors qu’Azaria lui-même avait indiqué dans son témoignage qu’il avait tué l’assaillant parce qu’il craignait la présence d’une bombe.

Sheftel a riposté en disant que la défense n’avait rien à prouver.

Il a déclaré que la question était de savoir ce que disaient les témoignages, non pas celui d’Azaria mais ceux apportés par le commandant de l’unité et un autre soldat, qui avaient affirmé qu’Azaria avait dit qu’il méritait de mourir.

L’avocat de la Défense Yoram Sheftel a expliqué que les chefs du bataillon et de la brigade de son client, le Colonel Guy Hazut et le lieutenant-colonel David Shapira, « ne disaient pas la vérité » dans leur témoignage.

Interrogé par le juge Tzvi Segal sur ce qui motiverait les officiers à faire une telle chose, Sheftel a répondu que c’était pour conformer leurs témoignages aux affirmations faites par le chef d’état-major, qui avait dénoncé les agissements d’Azaria.

Sheftel a été rapidement corrigé par les juges et les parties civiles, qui ont rappelé que le chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eisenkot avait fait sa déclaration après les témoignages apportés par les commandants de bataillon et de brigade.

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