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L’ayatollah Khamenei compare négationnisme de la Shoah et caricatures de Mahomet

"Pourquoi douter au sujet de l'holocauste est considéré comme un crime [...] tandis que l'offense au Prophète est un acte permis?!", a demandé le guide suprême iranien

Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprime à l'occasion de l'anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, représenté sur l'affiche en haut au centre, dans son mausolée à Téhéran, en Iran, le 4 juin 2022. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien/AP)
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprime à l'occasion de l'anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, représenté sur l'affiche en haut au centre, dans son mausolée à Téhéran, en Iran, le 4 juin 2022. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien/AP)

Le guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei, a qualifié mercredi d' »acte stupide » le soutien du président français Emmanuel Macron aux caricatures du prophète de l’islam Mahomet.

« Posez cette question à votre président: pourquoi il soutient l’offense au Prophète de Dieu, tout en la considérant comme la liberté d’expression? (…) Cet acte stupide n’est-il pas une offense à la conscience d’une nation qui l’a élu comme son président?! » a-t-il dit dans un message sur son site internet adressé aux « Jeunes de France ».

Lors de la cérémonie d’hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat commis par un islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins.

Ses déclarations ont déclenché des manifestations dans plusieurs pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français.

Des manifestants tiennent une pancarte indiquant « J’enseigne donc je suis » et un portrait du professeur d’histoire Samuel Paty alors qu’ils se rassemblent place de la République à Paris le 18 octobre 2020, deux jours après avoir été décapité par un agresseur abattu par les policiers. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)

« La question suivante est: pourquoi alors douter au sujet de l’holocauste est considéré comme un crime? », a ajouté l’ayatollah Khamenei. « Et pourquoi celui qui écrit sur ce sujet doit être condamné à la prison, tandis que l’offense au Prophète est un acte permis?! »

Avant M. Khamenei, le président iranien Hassan Rohani avait averti qu’insulter le prophète encourageait « violence et effusion de sang ».

L’Iran a convoqué mardi le numéro deux de l’ambassade de France à Téhéran pour protester contre « le comportement inacceptable des autorités françaises ».

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