Le BNVCA dépose plainte contre le collectif « Palestine Vaincra »
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Le BNVCA dépose plainte contre le collectif « Palestine Vaincra »

Le collectif anti-Israël dénonce la participation de l’équipe "Israël Start-up nation" au Tour de France 2021 et appelle au boycott d'Israël

Sammy Ghozlan, directeur du BNVCA, chez lui à Netanya, en octobre 2015. (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israël)
Sammy Ghozlan, directeur du BNVCA, chez lui à Netanya, en octobre 2015. (Crédit : Ricky Ben David/Times of Israël)

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé dans un communiqué déposer plainte contre le collectif « Palestine Vaincra » de Toulouse qui appelle, pour le Tour de France, au boycott d’Israël et utilise un logo où l’on peut lire « de la mer au Jourdain » – autrement dit un slogan du groupe terroriste palestinien du Hamas qui appelle à rayer Israël de la carte.

Le collectif anti-Israël dénonce la participation de l’équipe « Israël Start-up nation » à la course, qui démarrera de Brest (Finistère) le 26 juin prochain.

« Dans son communiqué, le collectif dénie à Israël le droit de participer à cette grande épreuve sportive en raison de la situation ‘qu’Israël fait subir au peuple palestinien dans le déni de ses droits’ », écrit le BNVCA. « Par l’utilisation d’un logo où Israël et les territoires disputés sont purement et simplement remplacés par une ‘Palestine de la mer au Jourdain’, le collectif induit que les ‘droits du peuple palestinien’ sont ceux d’une revendication de tout Israël et donc le droit de jeter Israël à la mer. »

« Le collectif Palestine Vaincra est noyé dans sa haine d’Israël et son désir de voir l’État juif disparaître », ajoute le BNVCA. « Au-delà de l’apartheid imaginaire auquel il est fait systématiquement référence en parlant d’Israël, rappelons qu’Israël compte douze députés arabes à la Knesset dont les quatre membres du parti Ra’am qui, à ce stade, risquent de participer au futur gouvernement, le collectif, lui, ne parle pas d’apartheid mais d’élimination du peuple israélien de sa Terre. »

Le BNVCA dit ainsi attendre « une réponse ferme et définitive de l’État [français] sur sa tolérance face au délit de boycott pénalement constitué et à l’apologie du terrorisme ouvertement proclamée ». Outre la plainte déposée, l’organisation exige le changement du logo du collectif, « inspiré par les émeutiers arabes et du Hamas qui hurlent  ‘Yahoud al Yehoudi’, ‘Mort aux Juifs’ ».

Si l’équipe « Israël Start-up nation » court sous les couleurs israéliennes, elle n’est pas financée par des fonds publics et n’est pas liée à des institutions de l’État. Elle est financée par le milliardaire canado-israélien Sylvan Adams.

La semaine dernière, le BNVCA a également regretté « la décision de justice administrative qui sanctionne Mme Dorothée Moureaux, directrice d’école et élue LR suspendue de sa fonction, pour un tweet qualifié de ‘stigmatisant les musulmans’, alors qu’elle défendait Alain Finkielkraut ».

« La justice a confirmé le bien-fondé de la sanction prise par l’Education nationale, reprochant à Mme Moureaux, d’avoir, suite à la violente agression antisémite d’Alain Finkielkraut [en février 2019 en marge d’une manifestation de ‘Gilets jaunes’], demandé ‘la mise au pas des musulmans’. Quatre mois de suspension pour la directrice d’école qui se transforme en retrait d’emploi par décision de l’Education nationale, le tout confirmé par la justice », a écrit le BNVCA.

Le 16 février 2019, Dorothée Moureaux, 58 ans, conseillère municipale LR à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), directrice d’école élémentaire dans la même commune, conseillère du grand Paris, avait réagi sur son compte Twitter aux insultes antisémites proférées contre Alain Finkielkraut boulevard du Montparnasse, à Paris : « Un déferlement de haine envers #Alain Finkielkraut. Honte à eux. Le 19/02, rassemblement contre l’#Antisémitisme. Il est temps de mettre au pas les #musulmans qui sont les premiers à insulter les juifs. Les extrêmes de droite comme de gauche ne sont pas en reste. »

« Le BNVCA regrette ce lâchage général, l’abandon de la cause de cette élue LR tant par les instances de son parti que par sa hiérarchie de l’Education nationale », a réagi l’organisation.

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