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Le boycott d’Israël interdit au sein des instances publiques de Grande-Bretagne

Le projet de loi établissant cette interdiction a été approuvé par 268 voix contre 70 ; 84 députés conservateurs ont voté "Pour" et tous les Travaillistes se sont abstenus

Michael Gove, le secrétaire d'État à l'égalité des chances, au logement et aux communautés quitte une réunion de cabinet à Downing Street, à Londres, le  17 janvier 2023. (Crédit : AP/Kirsty Wigglesworth)
Michael Gove, le secrétaire d'État à l'égalité des chances, au logement et aux communautés quitte une réunion de cabinet à Downing Street, à Londres, le 17 janvier 2023. (Crédit : AP/Kirsty Wigglesworth)

Le Parlement britannique a approuvé, lundi, un projet de loi qui interdira aux conseils municipaux et autres instances publiques de boycotter les produits israéliens. Cette mesure a été adoptée par 268 voix « Pour » et 70 voix « Contre » – certains députés conservateurs s’y sont opposés – et les Travaillistes se sont tous abstenus lors de ce vote.

La législation, qui avait été avancée par Michael Gove, ministre en charge des autorités locales (il porte officiellement le titre de Secrétaire d’État à l’Égalité des chances, au Logement et aux Communautés), interdira aux instances publiques d’imposer des boycotts économiques sur des pays qui ne sont pas d’ores et déjà sanctionnés par le gouvernement, en apportant une protection particulière à Israël.

Gove a dit que ce texte visait à lutter contre le mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) anti-israélien, affirmant que de telles initiatives sont généralement accompagnées de discours antisémites.

Avant le vote de lundi, Gove a déclaré que le projet de loi « réaffirme l’important principe qui est que la politique étrangère du Royaume-Uni relève uniquement des prérogatives du gouvernement. Il garantit que les autorités locales consacreront l’intégralité de leurs efforts à servir les résidents, en ne redirigeant pas leurs ressources de manière inefficace. Et, ce qui est déterminant, il protège les minorités – et en particulier les communautés juives – contre des campagnes qui portent préjudice à la cohésion communautaire et qui attisent l’antisémitisme », selon le Guardian.

Le journal a précisé que le Labour avait tenté de bloquer le vote dans un premier temps avant de prendre la décision de s’abstenir, permettant à la mesure d’être approuvée. 88 députés du parti Conservateur au pouvoir se sont, eux aussi, abstenus et deux ont voté « Contre ».

Le Guardian a noté que les Conservateurs qui s’étaient abstenus ou qui avaient voté « Contre » la législation ont expliqué que la formulation de cette dernière était trop vague et trop « illibérale », et qu’elle pourrait entraver des actions entreprises contre d’autres pays, comme la Chine.

« Nous reconnaissons parfaitement le problème qui, selon Gove, nécessite l’adoption d’une telle loi. C’est donc profondément frustrant de constater que le gouvernement a présenté un projet de loi qui est beaucoup trop large, ce qui est inutile, avec des pouvoirs qui sont tellement considérables et draconiens… qu’il doit faire face à l’opposition légitime, authentique et sincère de certains députés de ses propres rangs », a déploré Lisa Nandy, secrétaire d’État aux communautés du cabinet fantôme au sein du Labour.

Le parti Conservateur s’était engagé à faire approuver un tel texte de loi dans le programme électoral qu’il avait soumis aux Britanniques pendant la campagne de 2019. La Reine Elizabeth II avait, elle aussi, fait référence à cet engagement dans son discours annuel de l’année dernière, quelques mois avant qu’elle ne s’éteigne à l’âge de 96 ans.

Les documents qui avaient accompagné le discours prononcé par la Reine avaient cité des exemples : une décision prise par le Conseil municipal de Lancaster de soutenir les boycotts liés à Israël en 2021 et une initiative similaire qui avait été prise par le Conseil municipal de Leicester en 2014. D’autres Conseils municipaux, notamment à Swansea et à Gwynedd, avaient eux eux aussi lancé leur propre mouvement de boycott des implantations israéliennes, selon les médias britanniques.

L’ancien leader du parti Travailliste d’opposition, Jeremy Corbyn, soutenait les boycotts visant les implantations de Cisjordanie – et non le boycott général d’Israël. Il avait été finalement exclu du parti, accusé d’antisémitisme à de nombreuses reprises et mis en cause pour son incapacité à lutter contre la forte recrudescence de la haine anti-juive au sein du Labour.

Le successeur de Corbyn, Keir Starmer, a cherché à tourner la page de son prédécesseur, prenant des initiatives pour éradiquer l’antisémitisme et affirmant que sa formation ne soutenait pas BDS.

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