Le bureau de l’immigration pour demandeurs d’asile transféré hors de Tel Aviv
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Le bureau de l’immigration pour demandeurs d’asile transféré hors de Tel Aviv

Le siège de l'Autorité pour la population, l'immigration et les frontières du sud de Tel Aviv était le seul lieu où soumettre un dossier d'asile ; 8 000 demandes sont en attente

La file d'attente devant le bureau de l'Autorité de la population, de l'immigration et des frontières, le 29 septembre 2017 (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
La file d'attente devant le bureau de l'Autorité de la population, de l'immigration et des frontières, le 29 septembre 2017 (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Les demandeurs d’asile africains tentant de soumettre des requêtes pour obtenir le statut de réfugiés ont été détournés abruptement du bureau de l’Autorité de la population, de l’immigration et des frontières (PIBA) situé dans le sud de Tel Aviv cette semaine et, ont été, sans avertissement, renvoyés vers un nouveau bureau à Bnei Brak.

Un panneau sur la porte d’entrée, écrit exclusivement en hébreu, a notifié le changement aux demandeurs d’asile potentiels dans la matinée de mercredi. Les militants prétendent que la relocalisation des bureaux à Bnei Brak vise à compliquer davantage le dépôt d’une demande d’asile – le bureau est localisé à une heure de bus du sud de Tel Aviv, où habitent 90% des demandeurs d’asile.

Près de 8 000 demandes d’asile sont en traitement. Entre 2009 et 2017, 15 400 personnes ont déposé des dossiers de demande d’asile au bureau de la PIBA. Israël a refusé 6 000 dossiers.

Israël a octroyé le statut de réfugié à un Soudanais et à 10 Erythréens sur les milliers de dossiers déposés, ce qui représente un taux d’approbation de 0,056 %. L’Union européenne a accepté pour sa part les demandes d’asile de 90 % des Erythréens qui demandent l’asile et de 56 % des Soudanais, selon l’Institut européen de la stabilité.

Ce faible taux d’acceptation a découragé de nombreux demandeurs d’asile africains, qui n’ont pas déposé de formulaire – qu’ils considèrent comme une perte de temps. Malgré tout, alors que l’Etat prévoit de lancer une vague d’expulsion au mois de mars, ils sont désormais nombreux à soumettre une demande, leur appel devant être géré avant un potentiel départ de l’Etat juif. Cela signifie que le ministère de l’Intérieur devra revoir et décider au cas par cas si le candidat répond aux critères d’un demandeur d’asile ou si le dossier est rejeté.

La porte-parole de la PIBA, Sabine Hadad, a déclaré que la situation à Tel Aviv était devenue « insupportable » pour les habitants de la zone. Le bureau de la rue Salomé est situé à proximité du quartier Florentin, un nouveau secteur en développement.

La file d’attente devant le bureau où les gens pouvaient déposer un dossier de demande d’asile se formait parfois dès la veille, vers 16 heures, c’est à dire 16 heures avant que le bureau n’ouvre, à 8 heures du matin. Des centaines de personnes passaient parfois ce temps à faire la queue.

Les habitants israéliens de Tel Aviv déploraient des querelles fréquentes dans la file d’attente. De plus, un certain nombre de personnes urinaient dans les rues où elles étaient obligées d’attendre pendant la nuit. Une porte-parole de la municipalité avait indiqué que les patrouilles sécuritaires de la ville faisaient des arrêts fréquents pour maintenir l’ordre et qu’elles étaient conscientes du problème.

Hadad a indiqué que la PIBA avait décidé de déplacer le bureau à Bnei Brak plutôt que de mettre en oeuvre un système plus ordonné qui n’exigerait pas des demandeurs d’asile qu’ils fassent la queue toute la nuit. Elle a précisé que les conditions d’attente à Bnei Brak étaient meilleures – il y a des places assises.

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