Le cabinet approuve de nouvelles mesures de déconfinement en zones « vertes »
Rechercher

Le cabinet approuve de nouvelles mesures de déconfinement en zones « vertes »

Un couvre-feu et un confinement seront imposés dans les secteurs touchés ; les élèves de CM1 et Sixième reprendront le 24 novembre et les Première et Terminale le 1er décembre

La classe d'une école élémentaire vide après le début du confinement national visant à lutter contre l'épidémie de coronavirus à Tel Aviv, en Israël, le 17 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)
La classe d'une école élémentaire vide après le début du confinement national visant à lutter contre l'épidémie de coronavirus à Tel Aviv, en Israël, le 17 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

Le cabinet chargé de la lutte contre le coronavirus a approuvé lundi une série de mesures concernant la réouverture des écoles et des centres commerciaux dans les régions où le taux d’infection est relativement bas et imposera un couvre-feu et un confinement dans les secteurs plus touchés.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Benny Gantz ont convenu du retour en classe des élèves de CM2 et de Sixième le 24 novembre dans les localités dites « vertes » et « jaunes », où le taux d’infection est faible à modéré, selon les médias israéliens. Les classes de Première et Terminale reprendront en présentiel le 1er décembre.

Selon le plan, qui a été détaillé par Netanyahu lors d’une conférence de presse, les centres commerciaux découverts comptant plus de 20 magasins pourront rouvrir dès mardi dans les villes « vertes ».

Parallèlement aux mesures visant à assouplir les restrictions dans les zones à faible taux d’infection, les critères d’imposition d’un confinement local dans les zones « rouges » à fort taux d’infection seront élargis, et des couvre-feux nocturnes seront imposés dans les zones « orange », où le taux d’infection est moyennement élevé. En outre, le temps nécessaire pour passer du statut de zone « orange » à celui de zone « rouge » sera réduit de moitié, a annoncé le Premier ministre.

Dans le cadre d’un programme pilote, un centre commercial couvert rouvrira partiellement et si les résultats sont satisfaisants, d’autres centres commerciaux et marchés rouvriront.

Les ministres ont également approuvé un renforcement de la répression et des amendes plus élevées, Netanyahu ayant averti qu’une augmentation des infections pourrait annuler toutes les mesures visant à assouplir les restrictions.

Les ministres ont également décidé d’ajouter la ville d’Iksal et la ville de Qalansawe à la liste des localités « rouges » et d’y imposer un confinement, car les infections dans la communauté arabe restent plus élevées que dans le reste du pays. Le confinement de la ville druze de Buq’ata a été prolongé. Ils resteront en vigueur jusqu’à dimanche matin.

La proposition consistant à fermer toute activité commerciale tous les jours à partir de 19 heures n’a pas été approuvée.

Le ministère de la Santé a déclaré que le cabinet coronavirus devait également approuver lundi soir la désignation de la station balnéaire d’Eilat, au bord de la mer Rouge, et des hôtels de la région d’Ein Bokek, dans le sud de la mer Morte, comme « îlots touristiques spéciaux ».

Le ministère a fait savoir qu’à partir de 24 heures après l’approbation de la mesure, l’entrée des touristes dans ces zones ne sera autorisée que pour ceux qui auront subi un test de dépistage du coronavirus au cours des 72 heures précédentes et obtenu un résultat négatif.

Les résidents d’Eilat devront fournir un résultat de test de la semaine précédente ou subir un test rapide et gratuit qui sera installé à l’entrée de la ville.

Des Israéliens portent des masques de protection alors qu’ils sont assis au marché Levinsky à Tel Aviv, le 28 octobre 2020. (Miriam Alster/Flash90)

La Douzième chaîne a cité des responsables non identifiés du ministère de la Santé qui ont exprimé leur indignation face à la poursuite de l’assouplissement des restrictions alors même que le taux de reproduction de base – le nombre moyen de personnes infectées par chaque porteur de virus – dépassait 1,0. Le taux de 0,8 avait été défini comme le seuil au-delà duquel les restrictions cesseraient d’être assouplies. Ils ont également déploré le fait que, contrairement à ce qui a été dit précédemment, le gouvernement n’attend pas deux semaines entre les phases pour s’assurer que certaines étapes ne provoquent pas de flambée des infections.

Le ministère de la Santé a fait savoir lundi soir que 620 cas de coronavirus avaient été identifiés la veille, les niveaux de test ayant recommencé à augmenter après une baisse au cours du week-end.

On dénombre 7 871 cas actifs confirmés dans le pays, pour un total de 324 644 cas depuis le début de la pandémie, selon le ministère de la Santé. Parmi les cas actifs, 320 se trouvent dans un état grave, dont 148 dans un état critique et 128 sous respirateur. Deux personnes sont décédées, ce qui porte le bilan de la pandémie en Israël à 2 734 morts.

Dimanche, la réunion du cabinet s’est terminée après sept heures de débat, sans que les ministres n’approuvent un quelconque assouplissement des mesures de confinement ni de nouvelles restrictions.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), préside une réunion d’urgence des ministres de haut rang pour décider des mesures à prendre pour freiner la propagation du coronavirus, le 16 juillet 2020. (Chaim Tzach/GPO)

Selon la Douzième chaîne, la réouverture des écoles a été la question la plus controversée. Celles décidées en mai et de nouveau en septembre avaient été tenues pour responsable d’une forte augmentation des cas de virus dans tout le pays.

L’une des préoccupations dont les ministres ont discuté est le taux de reproduction de base – un chiffre représentant le nombre moyen de personnes que chaque porteur du virus infecte – qui est en hausse et a dépassé 1,0, ce qui signifie que le nombre de cas actifs augmente au lieu de diminuer.

Israël a fortement réduit son taux de contamination, passant de quelque
8 000 à la mi-septembre à plusieurs centaines à la fin octobre, grâce au confinement, le deuxième depuis le début de la pandémie.

Le confinement a paralysé une grande partie de la vie publique et de l’économie, et a mis à l’arrêt tout le système éducatif. Le gouvernement a commencé à lever certaines restrictions il y a quelques semaines, en ouvrant les écoles maternelles et les jardins d’enfants, puis les classes du CP au CM1, et en permettant à certains commerces de reprendre leurs activités. Le reste du système scolaire fonctionne en distanciel.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...