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Le cabinet du coronavirus se réunira dimanche pour la première fois en un mois

Bennett s'oppose à de nouvelles restrictions et limitations sur les rassemblements ; plus de 600 personnes sont mortes de la COVID-19 depuis la dernière rencontre du cabinet

Un infirmier du Magen David Adom pratique un test de dépistage rapide dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 26 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un infirmier du Magen David Adom pratique un test de dépistage rapide dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 26 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le cabinet ministériel de lutte contre le coronavirus se réunira dimanche prochain pour la première fois depuis un mois. Le Premier ministre Naftali Bennett devrait refuser l’imposition de nouvelles restrictions induites par la pandémie, malgré des centaines de nouveaux décès imputables à la maladie.

Les ministres seront convoqués à 18 heures, dimanche. Ils s’étaient retrouvés pour la dernière fois dans le cadre du cabinet du coronavirus à la fin du mois d’août, avant la rentrée scolaire et en amont des fêtes juives.

Depuis la dernière réunion du cabinet, plus de 600 Israéliens sont morts des suites de la COVID-19. Le nombre de cas graves a légèrement baissé depuis (ils étaient 760 au 30 août contre 671 lundi), même si le nombre de personnes placées sous respirateur (222) reste à son plus fort niveau depuis le mois de mars. Lundi, les responsables gouvernementaux ont fait savoir que le taux de reproduction de base du virus, qui mesure la transmission, était de 0,7, ce qui indique un ralentissement de l’épidémie.

Tandis que la quatrième vague d’infections a connu des chiffres records en ce qui concerne le nombre de nouveaux cas quotidiens, le nombre de malades nécessitant une hospitalisation est resté inférieur à celui des vagues précédentes – ce qui serait, selon les experts, le résultat du taux de vaccination élevé.

7 684 personnes sont mortes des suites de la COVID-19 depuis le début de l’épidémie dans le pays. 593 personnes sont décédées des suites de complications liées au coronavirus depuis le début du mois – il s’agit du deuxième mois consécutif marqué par au moins 500 morts. Au mois d’août, 609 personnes ont succombé à une forme grave de la maladie.

Le ministère de la Santé a indiqué que 3 208 nouvelles infections avaient été diagnostiquées dimanche, ce qui marque une tendance à la baisse, même si les dépistages sont habituellement moins nombreux pendant le week-end. Le taux de positivité des tests de dépistage, dimanche, était en déclin, à 4,26 %.

Avec ces chiffres mitigés, le gouvernement et les responsables de la santé ont semblé récemment s’opposer sur l’idée d’imposer davantage de restrictions – une perspective que Bennett refuserait tout de go, ne voulant ajouter aucune limitation supplémentaire sur les rassemblements.

Des passants sur la rue Jaffa, dans le centre de Jérusalem, le 26 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lors d’une rencontre, samedi soir, avec le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Salman Zarka, le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, et les directeurs des caisses d’assurance-maladie israéliennes, Bennett aurait déclaré que les restrictions envisagées sur les rassemblements nuiraient à l’économie sans pour autant faire baisser le taux de morbidité.

« La politique du gouvernement est celle d’un Israël ouvert parallèlement à une guerre implacable et sophistiquée contre le virus. Pas de quarantaine, pas de confinement, pas de nouvelles restrictions, ce qui serait la chose la plus facile à faire, mais des solutions », a déclaré Bennett, selon le site d’information Ynet.

« Je pense aux patients, chaque personne hospitalisée est un crève-cœur, mais je pense aussi à l’économie, à l’éducation, aux parents qui doivent travailler et aux enfants qui doivent apprendre », aurait-il dit.

Bennett aurait déclaré aux responsables des caisses d’assurance-maladie qu’ils devaient continuer à se concentrer sur la promotion de la vaccination.

Plus de six millions d’Israéliens ont reçu au moins une dose de vaccin et plus de trois millions ont bénéficié d’une troisième injection de rappel.

Le Premier ministre Naftali Bennett s’exprime avant de recevoir une troisième dose de vaccin contre la COVID-19 à l’hôpital Meir de Kfar Saba, le 20 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les tensions entre les responsables de la santé et les membres du cabinet auraient augmenté ces derniers jours, les responsables ayant averti de la nécessité d’imposer de nouvelles restrictions au public, ce que les ministres ont refusé.

Lors d’une réunion la semaine dernière, un groupe consultatif gouvernemental aurait exhorté les ministres à reconsidérer leur approche de la pandémie, appelant à une politique mettant davantage l’accent sur la réduction de la morbidité et préconisant davantage de restrictions sur les rassemblements.

Mais des chercheurs de l’Université hébraïque ont également présenté une étude prévoyant une diminution du nombre de nouveaux cas au cours des dix prochains jours, suivie d’une baisse des cas graves lorsque les règles actualisées du Pass vert imposant un rappel entreront en vigueur le mois prochain.

La rencontre du cabinet coronavirus, dimanche, est annoncée alors que tous les Israéliens n’ayant pas bénéficié d’une injection de rappel six mois après l’administration de la deuxième dose de vaccin ne pourront plus profiter de leur Pass vert.

À partir du 3 octobre également, les enseignants devront présenter le Pass vert à leur entrée dans les établissements scolaires. Cette date marque le premier retour à l’école pour une semaine entière après la période des vacances, qui s’achèvent à la fin de la fête de Souccot.

Le système du Pass vert limite actuellement l’accès à certains commerces et à certains événements aux personnes pouvant présenter une preuve de vaccination ou de rémission de la COVID-19, ou encore un résultat de test négatif.

Le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré lundi dernier aux responsables des hôpitaux et des caisses d’assurance-maladie que des soins ne pourraient être refusés aux personnes qui ne détiennent pas de Pass vert.

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