Le cabinet, réticent à frapper le Hamas, a tort, selon Liberman
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Le cabinet, réticent à frapper le Hamas, a tort, selon Liberman

Le ministre de la Défense a assuré qu'il ne parlait pas d'une incursion terrestre, car rien "ne vaut la peine de [risquer] de perdre un seul soldat israélien"

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d'une conférence de presse le 19 juillet 2018. (Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d'une conférence de presse le 19 juillet 2018. (Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré lundi qu’il n’y a aucun moyen de conclure à un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas pour mettre fin à la violence à la frontière mais certains membres du cabinet sont réticents à faire usage de la force pour y parvenir.

Liberman, qui a appelé plusieurs fois à porter un coup fort au Hamas pour convaincre le groupe terroriste qui gouverne de facto la bande de Gaza à restaurer la calme le long de la frontière, a assuré qu’il ne parlait pas d’une incursion terrestre.

Ces propos s’inscrivent dans un contexte de reprise des tensions à la frontière, après un week-end chargé en tirs de roquettes sur les communautés israéliennes et en frappes aériennes de représailles par l’armée israélienne, qui menace de ramener les deux parties à l’aube d’une guerre.

« Je pense que certains membres du cabinet sont prisonniers de concept erronés, et nous savons où mènent ces chemins », a déclaré Liberman au début de la réunion hebdomadaire de son parti, Yisrael Beytenu.

« Quiconque compte sur un accord avec le Hamas a sérieusement tort. »

« Nous avons ce qu’il faut pour restaurer le calme sans incursion terrestre. Même si nous tuons les 40 000 activistes du Hamas et du Jihad islamique [palestinien], cela ne vaut la peine de [risquer] de perdre un seul soldat israélien », a-t-il ajouté.

Un haut-responsable israélien a souligné lundi que le pays ne voulait pas entrer en guerre à Gaza mais que l’Etat juif désire le retour au calme.

« Il est possible que nous ayons à frapper durement Gaza, que nous n’ayons pas les moyens d’empêcher cela. Mais notre premier objectif est le retour au calme pendant un moment sans pour autant avoir à entrer dans une opération militaire d’ampleur ».

La priorité d’Israël dans la gestion de la violence à Gaza est d’empêcher l’infiltration de terroristes en Israël et d’éviter que la situation ne dégénère, a déclaré de son côté le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Nous agissons en premier lieu pour protéger Israël des infiltrations de personnes qui veulent nous blesser – blesser nos soldats et nos communautés – et qui veulent traverser la frontière pour tuer nos civils et nos soldats. Nous les en avons empêché pour le moment », a-t-il déclaré aux journalistes pendant un point-presse à son bureau de Jérusalem.

« D’autre part, nous tentons d’éviter une catastrophe humanitaire à Gaza », a-t-il ajouté. Pour cela, Israël est prêt à accepter l’implication des Nations unies et des pays arabes afin de trouver une solution, » a-t-il dit.

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