Le camp des Milles va retracer le destin de 2 000 déportés d’Auschwitz
Rechercher

Le camp des Milles va retracer le destin de 2 000 déportés d’Auschwitz

Le partenariat, soutenu par le département des Bouches-du-Rhône, doit aboutir à la présentation d'une exposition, "Fenêtre sur Auschwitz", en janvier 2019

Le Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence, seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact. Illustration. (Crédit : Anima/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
Le Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence, seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact. Illustration. (Crédit : Anima/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

La fondation du camp des Milles a lancé un travail de recherche avec son homologue d’Auschwitz-Birkenau pour retracer le destin des 2 000 juifs qui y furent déportés depuis ce lieu d’internement établi sous administration française, à Aix-en-Provence.

Le partenariat, soutenu par le département des Bouches-du-Rhône, doit aboutir à la présentation d’une exposition, « Fenêtre sur Auschwitz » en janvier 2019, a précisé mardi à l’AFP le directeur de la fondation du camp des Milles, Cyprien Fonvielle.

Plus de 10 000 personnes ont été internées dans des conditions inhumaines dans ce camp situé en zone libre. Il est aujourd’hui transformé en mémorial, dont l’exposition permanente permet de sensibiliser chaque année des milliers de visiteurs à la lutte contre l’extrémisme, le racisme et l’antisémitisme.

Deux mille juifs y furent déportés vers Auschwitz, dès 1942, sans que l’on connaisse jusqu’à présent le détail de leur destinée à l’arrivée dans le plus grand camp de concentration et d’extermination nazi, dans l’actuel territoire polonais.

Le travail de recherche historique qui sera mené à partir des archives des deux institutions et du département doit permettre de « reconstituer les parcours de vie » du plus grand nombre possible de déportés passés par le camp des Milles, explique M. Fonvielle.

Les travaux préliminaires menés sur les archives d’Auschwitz ont déjà permis de reconstituer certains parcours, alors qu’une « grande partie des éléments historiques ont été détruits par les SS ». « Il est important d’arriver à remettre des visages sur des noms et des dates de naissance », ajoute le directeur de ce mémorial.

« L’objectif est de donner la possibilité aux visiteurs (…) de découvrir la destination finale des déportés du camp des Milles, Auschwitz-Birkenau, au travers de la création d’un espace muséographique », a précisé un porte-parole du conseil départemental, qui ouvrira également ses archives.

Le commissariat de l’exposition sera confié au musée d’Auschwitz-Birkenau. Ses concepteurs espèrent également retrouver dans les archives de l’ancien camp nazi des objets personnels ayant appartenu aux déportés du camp des Milles, qui pourraient être prêtés pour l’exposition.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...