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Le Canada et la Suède annoncent reprendre le financement de l’UNRWA

Une quinzaine de pays, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon, ont suspendu leur financement de l'UNRWA fin janvier

Un Palestinien transportant des sacs d'aide humanitaire au centre de distribution de l'UNRWA à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 mars 2024. (Crédit : AFP)
Un Palestinien transportant des sacs d'aide humanitaire au centre de distribution de l'UNRWA à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 mars 2024. (Crédit : AFP)

Le Canada et la Suède ont annoncé vendredi et samedi la reprise de leur financement à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), plus d’un mois après l’avoir suspendu comme l’avaient fait une quinzaine de pays.

L’UNRWA est au centre d’une controverse depuis qu’Israël a accusé fin janvier douze de ses employés d’implication dans l’attaque du 7 octobre menée par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« J’annonce la reprise du financement de l’UNRWA par le Canada », a déclaré le ministre du Développement international Ahmed Hussen lors d’un point presse. Cette décision a notamment été prise « en raison de la situation humanitaire désastreuse sur le terrain », a-t-il dit, soulignant que le Canada est le « premier pays du G7 à reprendre le financement ».

Une quinzaine de pays, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Japon, ont suspendu leur financement de l’UNRWA fin janvier pour un total de 450 millions de dollars — l’équivalent de plus de la moitié des fonds reçus en 2023.

Après ces accusations, l’ONU s’est immédiatement séparée des employés accusés encore vivants et une enquête interne a été lancée. En parallèle, son secrétaire général Antonio Guterres a confié à un groupe indépendant une mission d’évaluation de l’UNRWA et de sa « neutralité ».

« Nous avons examiné le rapport provisoire de l’enquête sur l’UNRWA et nous avons été rassurés par son contenu », a expliqué le ministre canadien. Ce dernier a par ailleurs annoncé que le Canada s’associait à la Jordanie et au Programme alimentaire mondial (PAM) pour effectuer des livraisons aériennes d’aide humanitaire à Gaza, où la population, bombardée et assiégée par Israël, est menacée de famine. Le Canada fournira 300 parachutes pour livrer denrées et biens essentiels, a expliqué Ahmed Hussen.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly doit se rendre pour trois jours en Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie à compter de dimanche.

La Suède a elle promis à l’UNRWA une enveloppe de 20 millions de dollars conditionnée à un meilleur contrôle de l’organisation onusienne. « Le gouvernement a alloué 400 millions de couronnes à l’Unrwa pour l’année 2024. La décision de ce jour concerne un premier paiement de 200 millions de couronnes », a indiqué le gouvernement suédois dans un communiqué. Pour obtenir le déblocage de cette aide, l’UNRWA a accepté de « permettre des contrôles, des audits indépendants, de renforcer la supervision interne et les contrôles supplémentaires du personnel », note la Suède.

Le 1er mars, l’UE avait décidé de débloquer une aide de 50 millions d’euros à l’UNRWA.

Les tensions sont montées d’un cran cette semaine entre Israël et l’UNRWA. L’armée israélienne a accusé lundi l’agence onusienne d’employer « plus de 450 terroristes » dans la bande de Gaza. L’UNRWA a elle accusé les autorités israéliennes d’avoir commis des actes de « torture » sur certains de ses employés arrêtés à Gaza depuis le 7 octobre. Dans ce contexte, de nombreux pays ont pris la défense de l’Agence devant l’Assemblée générale de l’ONU, qui a créé l’UNRWA en 1949. L’UNRWA emploie environ 13 000 personnes dans la bande de Gaza.

Israël a critiqué le Canada et la Suède pour avoir repris leur financement à l’UNRWA. Prendre cette décision « après avoir reçu des informations fondées sur des employés [de l’UNRWA] qui ont participé au massacre du 7 octobre et avant l’achèvement du travail des organes d’enquête et la publication de leurs conclusions est une grave erreur qui constitue un accord tacite et un soutien de [Ottawa et Stockholm] visant à ignorer l’implication des employés de l’UNRWA dans des activités terroristes », a écrit le ministère israélien des Affaires étrangères.

« Le retour au financement de l’UNRWA ne changera rien au fait que l’organisation fait partie du problème et ne fera pas partie de la solution dans la bande de Gaza », a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

« Israël appelle les gouvernements du Canada et de la Suède à mettre fin au financement et à ne pas soutenir une organisation qui compte parmi ses rangs des centaines de membres de l’organisation terroriste du Hamas. »

Dans le même temps, dans un message contradictoire, un haut responsable israélien a contacté le Times of Israel pour affirmer que Jérusalem s’opposait à la dissolution de l’UNRWA en pleine guerre, dans le but apparent d’avertir les pays de ne pas suspendre définitivement leur financement dans l’immédiat.

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