Le fragile cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de 45 jours
Les États-Unis ont qualifié les deux journées de pourparlers entre les parties de "très productives" ; l’émissaire israélien, de son côté, a estimé qu'après ce 3e round de négociations, "les chances de succès sont grandes"
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Les États-Unis ont annoncé vendredi une prolongation de 45 jours du cessez-le-feu fragile qui a été conclu entre Israël et le Hezbollah au Liban – alors même que le groupe terroriste soutenu par l’Iran a continué d’affronter les soldats de l’armée israélienne, lançant des missiles et des drones en direction du territoire israélien.
Une annonce qui a été faite après qu’Israël et le Liban ont terminé un troisième cycle de négociations à Washington – qui s’est avéré être « très productif », selon le porte-parole du Département d’État, Tommy Pigott, qui a ajouté que la prolongation de la trêve « ouvrira la porte à de nouvelles avancées ».
Ce troisième cycle, qui a duré deux jours, a réuni pour la toute première fois des responsables militaires des deux camps – avec, pour Israël, l’attaché à la Défense par intérim auprès des États-Unis, le général de brigade Arik Ben Dov, et le chef de la division stratégique de l’armée israélienne, le général de brigade Amichai Levin.
Le Département d’État relancera le volet politique des négociations les 2 et 3 juin, a fait savoir Pigott.
De plus, un volet sécuritaire sera lancé au Pentagone le 29 mai en présence de délégations militaires des deux pays.
« Nous espérons que ces discussions feront avancer une paix durable entre les deux pays, la pleine reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chacun, ainsi que l’établissement d’une sécurité véritable le long de leur frontière commune », a déclaré Pigott.
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a évoqué des discussions « franches » et « constructives ».
« J’attends avec impatience les prochaines étapes », a-t-il écrit dans un message qui a été posté sur le réseau social X. « Il y aura des hauts et des bas, mais les chances de succès sont grandes. Ce qui restera primordial tout au long des négociations, c’est la sécurité de nos citoyens et de nos soldats ».
La délégation libanaise s’est félicitée de la prolongation du cessez-le-feu. Elle a salué la mise en place de voies militaires et politiques distinctes, avec des équipes qui se réuniront séparément dans les semaines à venir au Département d’État et au Pentagone.
« Le Liban continuera à s’engager de manière constructive dans les négociations tout en préservant sa souveraineté et tout en protégeant la sécurité de son peuple », a indiqué le communiqué de la délégation libanaise.
Il a ajouté que les piliers du positionnement qui est celui de Beyrouth étaient le rétablissement de sa souveraineté, le retour des personnes déplacées, la reconstruction, la libération des détenus, la récupération des dépouilles et la mise en place d’un mécanisme de vérification indépendant.
« Le Liban négocie pour un avenir où ses frontières seront respectées, où sa souveraineté sera garantie uniquement par ses Forces armées libanaises, et où son peuple pourra vivre dans une paix et une sécurité durables », a noté le communiqué.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a expliqué que son pays en avait assez des guerres « imprudentes » qui sont menées au service d’intérêts étrangers et il a appelé les pays arabes et la communauté internationale à soutenir les négociations de Beyrouth avec Israël – en référence au Hezbollah qui a déclenché deux guerres pour soutenir l’Iran.
S’exprimant lors d’un dîner qui avait été organisé par une ONG, Salam a dit qu’il espérait « mobiliser tout le soutien arabe et international pour que nous puissions renforcer notre position dans les négociations » avec Israël, peu après la prolongation du cessez-le-feu.
Ce dernier est en vigueur depuis le 16 avril – mais les États-Unis ont autorisé Jérusalem à continuer de prendre pour cible les terroristes du Hezbollah considérés comme une menace par l’État juif. En conséquence, les hostilités se sont poursuivies quotidiennement – y-compris pendant la troisième série de négociations qui a eu lieu jeudi et vendredi.
Le Hezbollah a pris pour cible les forces israéliennes qui ont créé une zone tampon profonde dans le sud du Liban. Jérusalem affirme que cette zone-tampon est nécessaire pour empêcher les attaques commises par le Hezbollah à l’encontre des communautés de l’autre côté de la frontière.
Cependant, le cessez-le-feu a été largement respecté à Beyrouth et dans d’autres secteurs plus éloignés de la frontière, suite aux pressions exercées par les États-Unis sur Israël.
Le Liban – dont le gouvernement s’est engagé à désarmer le Hezbollah – exige l’arrêt des frappes israéliennes et le retrait total d’Israël, tandis qu’Israël, qui accuse Beyrouth de ne pas avoir désarmé le Hezbollah, exige que le groupe terroriste renonce à ses armes. Le Hezbollah a lui-même rejeté les pourparlers directs et insisté sur le fait que ses armes ne sont pas négociables.
la Communauté du Times of Israël !







