Poutine et Netanyahu s’entretiennent par téléphone pour discuter des questions relatives au Moyen-Orient

MOSCOU, Russie — Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont discuté de la situation au Moyen-Orient, notamment des développements à Gaza, du programme nucléaire iranien et de la Syrie, lors d’un entretien téléphonique, a déclaré le Kremlin.
Selon le communiqué israélien, c’est Poutine qui a pris l’initiative de cet entretien téléphonique avec Netanyahu.
Selon le bureau du Premier ministre israélien, cet appel s’est inscrit dans une série de conversations récentes. Le bureau du Premier ministre a indiqué que les appels « portaient sur des questions régionales », sans donner plus de détails.
Washington envisagerait de renoncer à la démilitarisation de Gaza, commençant par la reconstruction

L’administration Trump envisage de renoncer à la phase de son plan de paix pour Gaza prévoyant le déploiement d’une force de stabilisation visant à désarmer le Hamas pour mettre en œuvre la reconstruction de la bande, ont confié des responsables impliqués dans les discussions avec Washington à la Treizième chaîne.
Ce changement d’orientation potentiel mène les négociations avec Israël sur l’avenir de Gaza à une « impasse », selon ces sources.
« Il ne peut y avoir de réhabilitation avant la démilitarisation. Cela va à l’encontre du plan de Trump. Gaza doit être démilitarisée », a déclaré un responsable de la sécurité.
L’enquête nationale aurait dû être une évidence, dit le père d’une victime du pogrom

Environ 2 000 personnes se sont rassemblées sur la place Habima à Tel Aviv pour une manifestation qui a été organisée par le Conseil d’octobre des familles des victimes du pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre 2023 – une organisation qui réclame la création d’une commission d’enquête nationale.
Une manifestation qui a lieu alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répété, lundi, être opposé à la création d’une telle commission, dans la mesure où la formation de cette dernière reviendrait aux autorités judiciaires – des autorités auquel, a-t-il dit, le public ne fait pas confiance, malgré les sondages d’opinion successifs qui indiquent le contraire.
L’attaque du Hamas n’a pas seulement été une attaque, mais « une Shoah au cœur du pays », a dit à la foule Rafi Ben Shitrit, dont le fils Elroi a été tué lors de l’attaque. « Nous devons nous relever de nos cendres et nous devons exiger la seule chose qui nous semble évidente : une enquête approfondie et exhaustive sur les procédures et sur la débâcle ».
Des protestaires s’opposant à des politiques du gouvernement ont été représentés dans la foule – depuis des Israéliens qui réclament l’enrôlement militaire des hommes haredim jusqu’à des militants opposés au plan de refonte radicale du système judiciaire avancé par le gouvernement, en passant par des activistes de la gauche de l’échiquier politique qui ont brandi des pancartes avec des slogans condamnant « l’occupation » et « la violence des colons ».
Un homme portant un t-shirt de Brother in Arms, un groupe de protestataires réservistes favorable au service militaire des jeunes ultra-orthodoxes, et une femme issue de l’un des groupes de gauche se sont bruyamment querellés pour déterminer le bien-fondé de la présence des manifestants de gauche sur la place.
« Ils doivent transmettre le même message » que les autres protestataires, a dit l’homme. « Nous devons unir nos luttes », a répondu la femme.
Plusieurs personnes ont porté des tee-shirts et des pancartes du parti des Démocrates. Les autres factions politiques n’ont pas semblé être représentées.
Des manifestants anti-gouvernementaux se rassemblent dans tout le pays pour réclamer une enquête nationale sur les événements du 7 octobre

Les manifestants anti-gouvernementaux ont commencé à se rassembler dans les villes et dans les villages du pays à l’occasion des rassemblements hebdomadaires réclamant la formation d’une commission d’enquête nationale sur le massacre du 7 octobre 2023.
Les manifestants ont défilé depuis la porte Begin, devant le siège du ministère de la Défense, pour se rendre au rassemblement principal sur la place Habima à Tel Aviv.
Des protestataires se sont aussi retrouvés à Haïfa, au nord du carrefour de Karkour, et dans d’autres régions du pays.
Si les sondages ont systématiquement montré qu’une large majorité d’Israéliens souhaitait la création d’une commission d’enquête nationale, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa coalition ont rejeté les tentatives visant à en établir une.
Ils affirment qu’une commission ne devra être mise en place qu’après la fin de la guerre et ils rejettent la création d’une commission nationale dont les membres seraient nommés par le président de la Cour suprême, affirmant qu’elle serait partiale à leur égard.
Zohar appelle à un accord avec les Saoudiens – sans engagement vers un État palestinien

Le ministre de la Culture Miki Zohar a appelé à conclure un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite sans engagement envers un État palestinien, ce que Ryad a exigé comme condition préalable à l’établissement de relations diplomatiques.
Dans une déclaration, le politicien du Likud a affirmé qu’un accord de normalisation « est dans l’intérêt primordial d’Israël et il changerait l’avenir du Moyen-Orient pour les générations à venir — tout en préservant naturellement les principes importants pour Israël et sans reconnaître un État palestinien qui mettrait en danger notre sécurité ».
« Israël est une puissance sécuritaire qui mène ses opérations en collaboration avec les puissances du Golfe — c’est le grand cauchemar des ennemis d’Israël », a-t-il ajouté.
Selon Axios, le président américain Donald Trump a exhorté le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, lors d’un entretien téléphonique le mois dernier, à normaliser les relations avec Israël à la suite de l’accord de cessez-le-feu conclu le 9 octobre à Gaza.
La normalisation, qui semblait envisageable avant la guerre à Gaza, a récemment subi un revers avec l’insistance placée par Ryad sur l’engagement préalable d’Israël à accepter l’établissement d’un État palestinien – ce à quoi le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’oppose et ce que le public israélien est encore moins susceptible d’accepter après les événements des deux dernières années.
Le mois dernier, le ministre des Finances d’extrême droite Bezalel Smotrich a indiqué qu’il n’accepterait pas un accord de normalisation si cela signifiait la création d’un État palestinien, affirmant avec mépris que les Saoudiens pouvaient « continuer à monter à dos de chameau ».
Le chef du parti d’extrême droite s’est excusé quelques heures plus tard, précisant qu’il attendait des Saoudiens « qu’ils ne nous nuisent pas, qu’ils ne nient pas notre héritage, notre tradition et les droits du peuple juif sur ses terres historiques en Judée et en Samarie, et qu’ils établissent une paix véritable avec nous ».
Tsahal détruit un tunnel du Hamas au nord de Gaza utilisé lors d’une attaque ayant tué des soldats en 2024
L’armée israélienne a affirmé avoir détruit un tunnel du Hamas long d’un kilomètre à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. Ce tunnel avait été utilisé par le groupe terroriste pour mener une attaque meurtrière contre les soldats israéliens il y a près d’un an.
Cette attaque du Hamas datant de décembre 2024 avait coûté la vie au capitaine Ilay Gavriel Atedgi, 22 ans, au sergent de première classe (réserve) Hillel Diener, 21 ans, et au sergent-chef Netanel Pessach, 21 ans. Tous servaient dans le bataillon Shimshon de la brigade Kfir.
Ces dernières semaines, les soldats du bataillon Shimshon ont mené des opérations dans la région de Beit Hanoun, du côté israélien de la Ligne jaune, afin de démolir les infrastructures restantes du Hamas, parmi lesquelles ce tunnel.
Selon l’armée israélienne, le tunnel mesurait environ un kilomètre de long, avec une profondeur de plusieurs dizaines de mètres.
Des images diffusées par l’armée israélienne le 15 novembre 2025 montrent la démolition d’un tunnel du Hamas à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza. (Crédit : Armée israélienne)
Le Liban va déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU à propos du mur frontalier israélien
BEYROUTH, Liban — Le Liban a décidé de déposer une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour avoir construit un mur de béton le long de la frontière sud du Liban s’étendant au-delà de la « Ligne bleue », a annoncé la présidence libanaise.
Tracée par l’ONU, la Ligne bleue sépare le Liban d’Israël et du plateau du Golan. L’armée israélienne s’est retirée vers la Ligne bleue lorsqu’elle a quitté le sud du Liban en 2000.
Abbas: une délégation de l’AP à l’UNESCO pour discuter des programmes scolaires palestiniens

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a ordonné l’envoi au nom de l’AP d’une délégation de haut niveau pour discuter des programmes scolaire palestiniens avec l’UNESCO, a rapporté l’agence de presse officielle palestinienne WAFA.
Selon ces informations, ces consultations ont pour objectif d’aligner les programmes scolaires sur les normes internationales établies par l’UNESCO, dans le cadre des « initiatives entreprises par l’État de Palestine pour développer son système éducatif ».
Cette annonce est intervenue au cours d’un entretien téléphonique entre Abbas et le président de l’UNESCO, Khaled El-Anani.
Les programmes scolaires de l’Autorité palestinienne font l’objet de critiques depuis des années, des études ayant montré qu’ils contiennent des éléments anti-Israël et des contenus encourageant le terrorisme.
L’Autorité palestinienne, au cours de l’année écoulée, s’est engagée auprès des États-Unis à procéder à différentes réformes, couvrant notamment le domaine de l’éducation.
Saar: Israël va faire don d’appareils d’échographie à la Jamaïque frappée par un ouragan

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a rapporté s’être entretenu avec son homologue jamaïcaine Kamina J. Smith au sujet des efforts humanitaires déployés par Israël dans cette nation insulaire des Caraïbes, suite au passage de l’ouragan Melissa.
« J’ai informé mon homologue que le ministère des Affaires étrangères s’apprêtait à faire don d’appareils d’échographie aux hôpitaux jamaïcains, afin de permettre une prise en charge médicale rapide », a-t-il écrit dans un message en anglais publié sur le réseau social X.
« Israël continuera à proposer son aide et à partager son expertise avec les pays du monde entier qui font face à des situations d’urgence. Israël et la Jamaïque entretiennent des relations de longue date. Nous sommes aux côtés de la Jamaïque en cette période difficile », a-t-il ajouté.
Syrie: les autorités localisent le site de lancement de 2 roquettes tirées sur Damas

Le ministère syrien de la Défense a dit avoir localisé le site depuis lequel deux roquettes Katyusha ont été tirées sur une maison à Damas pendant la nuit, blessant plusieurs personnes et causant des dégâts, a signalé le site d’information Ynet.
Un responsable a déclaré à l’agence de presse SANA que « l’attaque perfide qui a été lancée contre des quartiers de Damas a été menée à l’aide de missiles lancés depuis une plate-forme mobile ».
Il est difficile de dire qui est à l’origine de cette attaque visant le quartier ouest de Mazzeh 86, dans la capitale syrienne.
La Trump Organization en pourparlers sur un projet immobilier du gouvernement saoudien – NYT

La Trump Organization mène actuellement des pourparlers en vue d’intégrer un immeuble portant sa marque à un projet immobilier d’une valeur de 63 milliards de dollars appartenant au gouvernement saoudien, a signalé le New York Times.
« Rien n’a encore été annoncé, mais cela ne saurait tarder », a commenté Jerry Inzerillo, directeur général du projet immobilier Diriyah et ami de longue date du président américain Donald Trump, auprès du journal, ajoutant que la signature de l’accord n’était « qu’une question de temps ».
Le Times a précisé que ni la Trump Organization ni Eric Trump, qui supervise l’entreprise, n’ont répondu aux demandes de commentaire, notant que « il peut être difficile de distinguer le battage médiatique de la réalité dans les discussions immobilières à l’international ».
Une information qui a été donnée alors que Trump prévoit d’accueillir le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche la semaine prochaine, où les deux dirigeants devraient signer des accords économiques et dans le secteur de la Défense. Trump a annoncé, hier, qu’il envisageait d’accepter un accord pour vendre à l’Arabie saoudite des avions de combat furtifs F-35 et qu’il espérait que Ryad normaliserait ses relations avec Israël.
Manifestation pour réclamer le retour des otages assassinés Dror Or, Ran Gvili et Sudthisak Rinthalak

Une manifestation doit avoir lieu dans la soirée de samedi, à Tel Aviv, pour appeler à la libération des trois derniers otages dont les corps sans vie sont encore détenus par des terroristes dans la bande de Gaza : Dror Or, le sergent-chef Ran Gvili et le ressortissant thaïlandais Sudthisak Rinthalak.
« Ensemble, nous formerons une seule nation et nous continuerons à demander le retour de nos… frères qui restent captifs du Hamas », a indiqué le Forum des familles d’otages et de disparus dans un communiqué.
Lors du rassemblement, des discours seront prononcés par l’ancien otage Guy Gilboa-Dalal et par Maxim Herkin, Ayelet Goldin, la sœur du lieutenant Hadar Goldin, Noam Katz Rudaeff, la fille de Lior Rudaeff, et Ruby Chen, père du sergent-chef Itay Chen.
Les gardiens de la révolution islamique iraniens confirment avoir saisi un pétrolier au large des EAU
L’Iran a confirmé que les hommes du Corps des gardiens de la révolution islamique ont arrêté un pétrolier dans les eaux du Golfe. Le navire transportait une cargaison de produits pétrochimiques à destination de Singapour.
Après inspection, les autorités ont annoncé que « le pétrolier était en infraction pour avoir transporté une cargaison non autorisée ».
Aucun autre détail n’a été donné.
Le Centre britannique des opérations maritimes commerciales (UKMTO) et la société de sécurité privée Ambrey ont évoqué un pétrolier battant pavillon des Îles Marshall, le Talara, qui avait quitté Ajman aux Émirats arabes unis à destination de Singapour.
Le navire a soudainement mis le cap sur l’Iran sans explication, selon les données de suivi des navires. Les propriétaires grecs du bateau n’ont pas répondu aux demandes de réactions des médias.
Gaza: vote programmé lundi sur la résolution américaine au Conseil de sécurité de l’ONU – sources
Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononcera lundi sur un projet de résolution américaine endossant le plan de Donald Trump sur Gaza, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques.
Le projet de texte plusieurs fois modifié, vu par l’AFP, prévoit notamment de donner un mandat jusqu’à fin décembre 2027 à un « comité de la paix » censé être présidé par Donald Trump et d’autoriser le déploiement d’une « force de stabilisation internationale ».
Trump retire son soutien à Marjorie Taylor Greene, députée républicaine anti-Israël

Le président américain Donald Trump a fait savoir qu’il retirait son soutien et son appui à la députée républicaine Marjorie Taylor Greene.
« Je retire mon soutien et mon appui à la ‘députée’ Marjorie Taylor Greene, de l’État de Georgie », a déclaré Trump sur Truth Social.
« Tout ce que cette excentrique de Marjorie sait faire, à ce que je vois, c’est se plaindre, se plaindre, se plaindre encore », a-t-il ajouté.
Membre de la Chambre des Représentants, Greene a longtemps été une alliée fidèle et une fervente défenseuse de Trump. Mais, ces dernières semaines, elle a adopté des positionnements contraires à ceux de la Maison Blanche et de certains de ses collègues républicains, notamment sur Israël, qu’elle a accusé de « génocide » dans la guerre contre le Hamas à Gaza.
Washington met en garde contre le « coût humain réel » si l’ONU ne soutient pas sa résolution sur Gaza
Les États-Unis ont estimé que le cessez-le-feu à Gaza était « fragile » et ils ont mis en garde contre les risques liés au rejet de leur projet de résolution approuvant le plan de paix du président américain Donald Trump pour l’enclave, un projet présenté devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
« Tout refus de soutenir cette résolution revient à voter soit pour le maintien au pouvoir des terroristes du Hamas, soit pour le retour à la guerre avec Israël, condamnant ainsi la région et ses habitants à un conflit perpétuel », a écrit l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, dans le Washington Post.
« Tout écart par rapport à cette voie proposée – que cet écart soit le fait de ceux qui souhaitent se livrer à des jeux politiques ou de ceux qui souhaitent remettre en cause le passé – aura un coût humain réel ».
Israël aurait rejeté la demande du Premier ministre norvégien de venir à Jérusalem, le mois dernier
Israël aurait rejeté la demande du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre de se rendre dans le pays, le mois dernier.
Les autorités israéliennes ont fait savoir à la Norvège qu’une telle visite ne serait pas la bienvenue, a rapporté le journal local Dagens Næringsliv, citant des sources qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat.
Les tensions entre les deux pays ont atteint leur paroxysme suite aux critiques d’Oslo à l’égard d’Israël concernant la guerre à Gaza et à la reconnaissance par la Norvège d’un État palestinien.
L’Autorité palestinienne salue la déclaration américaine affirmant que le plan pour Gaza ouvre la voie à un État palestinien
L’Autorité palestinienne a salué la déclaration commune, initiée par les États-Unis, qui a affirmé que le plan en 20 points du président Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre à Gaza offrait une voie vers la création d’un État palestinien.
Cette déclaration commune a été signée par les États-Unis, le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Royaume d’Arabie saoudite, l’Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie. Elle exprime son soutien à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies parrainée par Washington, qui vise à établir une force internationale de stabilisation à Gaza.
Elle souligne notamment que le plan ouvre la voie à la création d’un État palestinien, alors que les États-Unis cherchent à contrer les efforts livrés par la Russie et la Chine pour bloquer la résolution, qui disent qu’elle ne va pas assez loin.
« L’État de Palestine se félicite du contenu de cette déclaration (conjointe), qui affirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, à la création d’un État palestinien indépendant et à la recherche de la paix, de la sécurité et de la stabilité entre Palestiniens et Israéliens, et souligne que cela doit se faire dans le respect du droit international », a indiqué la déclaration faite par l’Autorité palestinienne.
« L’État de Palestine réaffirme sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités dans la bande de Gaza, dans le cadre de l’unité du territoire, du peuple et des institutions, qui considère la bande de Gaza comme faisant partie intégrante de l’État de Palestine », a-t-elle ajouté.
Witkoff prévoit de rencontrer prochainement Khalil al-Hayya, le dirigeant du Hamas
L’envoyé spécial américain Steve Witkoff aurait l’intention de rencontrer prochainement le haut responsable du Hamas Khalil al-Hayya, un entretien qui portera sur le cessez-le-feu actuellement en cours à Gaza.
Il s’agirait de la deuxième rencontre entre Witkoff et Hayya, après que l’envoyé américain a rencontré les membres haut placés de l’équipe de négociation du cessez-le-feu du Hamas, en compagnie du proche conseiller de Trump, Jared Kushner – des discussions qui avaient précédé de quelques heures la signature d’un accord en Égypte, le 9 octobre.
La date de la rencontre n’a pas encore été fixée, a signalé le New York Times.
Ce projet souligne la volonté de Washington de maintenir une ligne de communication directe avec le groupe terroriste, après avoir longtemps utilisé des intermédiaires tels que l’Égypte, le Qatar et la Turquie.
Cisjordanie: les Palestiniens retournent prier dans une mosquée après une attaque d’extrémistes juifs

Les Palestiniens d’un village de Cisjordanie se sont rassemblés, vendredi, pour leur prière hebdomadaire après avoir nettoyé les graffitis insultants, les bris de verre et les traces d’incendie dans une mosquée qui, selon eux, a été prise pour cible par des partisans du mouvement pro-implantations israéliens, dans un contexte de recrudescence des attaques.
Les villageois de Deir Istiya qui ont nettoyé la mosquée ont déclaré à Reuters que les résidents d’implantations avaient brisé les fenêtres, tagué des slogans insultants à l’égard du prophète Mahomet et tenté de mettre le feu au bâtiment lors d’une attaque, dans la soirée de mercredi.
Une vidéo de Reuters tournée jeudi dans la mosquée a montré les graffitis, des vitres brisées, des murs intérieurs et des meubles carbonisés, ainsi qu’un Coran brûlé.
Tsahal a expliqué que les forces de sécurité étaient arrivées à la mosquée après avoir été informées de l’attaque, mais qu’elles n’avaient arrêté aucun suspect.
Dans une déclaration faite à Reuters, l’armée a fait savoir qu’elle « condamnait toute forme de violence et continuera à agir pour préserver la sécurité et l’ordre dans la région ».
Les Palestiniens affirment que les forces israéliennes ne les protègent pas contre la violence des partisans du mouvement pro-implantations. Les militaires, pour leur part, maintiennent que les soldats sont souvent envoyés sur place pour faire face aux éventuels problèmes.
« Nous sommes ici pour la prière du vendredi, car c’est un lieu saint islamique. Nous voulons montrer à Netanyahu et à ses alliés que cette mosquée a été réparée en 24 heures et que nous allons bientôt remettre les tapis en place », a confié Wadee Salman, un fidèle, faisant référence au Premier ministre israélien.
Les États-Unis affirment que leur plan d’après-guerre à Gaza ouvre la voie à un État palestinien
Les États-Unis ont initié une déclaration commune aux côtés du Qatar, de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Jordanie et de la Turquie, en soutien à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été proposée par Washington et qui vise à établir une force internationale de stabilisation à Gaza, malgré l’opposition de la Russie et de la Chine.
« Nous diffusons cette déclaration en tant qu’États membres qui se sont réunis lors de la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre, pour lancer ce processus, qui offre une voie vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien », a indique la déclaration.
« Nous soulignons qu’il s’agit là d’un effort sincère et que le plan offre une voie viable vers la paix et la stabilité, non seulement entre les Israéliens et les Palestiniens, mais aussi pour l’ensemble de la région », continue la déclaration commune. « Nous attendons avec impatience l’adoption rapide de cette résolution ».
Le plan en 20 points du président américain Donald Trump stipule que les conditions « pourraient » être réunies pour « une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien » si « le réaménagement de Gaza progresse et si le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre ».
La déclaration commune semble notamment aller plus loin que le texte du plan, en ne laissant pas la question d’un horizon politique ouverte au débat.
Si les États-Unis ont certainement dû faire des compromis sur la formulation de la déclaration commune afin d’obtenir le soutien de nombreux autres pays, et qu’ils n’utiliseront peut-être jamais une telle rhétorique en faveur de la création d’un État palestinien, le fait qu’ils aient signé un communiqué de ce type sort clairement de l’ordinaire.
Malgré le libellé de son plan en 20 points, Trump a déclaré publiquement ces dernières semaines qu’il n’avait même pas encore décidé s’il soutiendrait une solution à deux États. Israël s’oppose farouchement à ce cadre.
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