Le chef de la diplomatie jordanienne à Pompeo : Israël devra se retirer du Golan
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Le chef de la diplomatie jordanienne à Pompeo : Israël devra se retirer du Golan

À Amman, le secrétaire d'Etat américain dit que le retrait prévu des troupes américaines de Syrie ne changera pas l'engagement de son pays contre l'Iran

Poignée de main entre Mike Pompeo et le chef de la diplomatie jordanienne Aymn Safadi, a Amman, le 8 janvier 2018. (Crédit : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / POOL / AFP)
Poignée de main entre Mike Pompeo et le chef de la diplomatie jordanienne Aymn Safadi, a Amman, le 8 janvier 2018. (Crédit : ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / POOL / AFP)

Alors qu’Israël presse les Etats-Unis de reconnaître la souveraineté d’Israël dans le plateau du Golan, le ministre des Affaires étrangères jordanien a présenté son point de vue divergeant sur la question à son homologue américain mardi.

« Le droit international est clair concernant le plateau du Golan, » a indiqué Ayman Safadi au secrétaire d’Etat américain Mike Pompei à Amman. « Israël doit se retirer de la région dans le cadre d’un accord qui reconnaîtra et préservera les droits de toutes les parties, » a-t-il souhaité.

Dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé le conseiller pour la sécurité nationale américain John Bolton, alors en visite dans le pays, de reconnaître le droit d’Israël sur le plateau du Golan.

Israël avait annexé en 1981 la majeure partie du Golan après s’en être emparé lors de la guerre des Six-jours de 1967. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. La Syrie étant le théâtre d’un conflit meurtrier depuis 2011, Israël réitère avec insistance depuis quelques années ses appels aux gouvernements amis à confirmer que le territoire stratégique ne sera jamais rendu au régime d’Assad. Cependant, aucun pays allié ne l’a fait.

Lors de sa rencontre avec Pompeo, Safadi a affirmé que le problème central de la région était le conflit israélo-palestinien. Il a ajouté que même si la Jordanie et les Etats-Unis « n’étaient pas toujours d’accord sur tout, nous continuerons à coopérer pour régler les problèmes de la région. »

Dans le même temps, Pompeo a, lui, souligné que les principales menaces pesant sur la région émanaient de l’Etat islamique et de l’Iran.

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