Le chef de la diplomatie russe rencontre le chef du Hamas à Moscou
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Le chef de la diplomatie russe rencontre le chef du Hamas à Moscou

Selon le Hamas, les deux parties ont discuté de la réconciliation intra-palestinienne, du plan de paix américain et des relations bilatérales

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov tient une conférence de presse lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 28 septembre 2018. (Crédit : Stephanie Keith / Getty Images / AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov tient une conférence de presse lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 28 septembre 2018. (Crédit : Stephanie Keith / Getty Images / AFP)

Une délégation du Hamas s’est rendue lundi à Moscou, où le chef du groupe terroriste palestinien Ismail Haniyeh a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Depuis décembre 2019, Haniyeh, qui a quitté Gaza, a effectué plusieurs voyages à l’étranger, notamment en Turquie, au Qatar, en Iran et à Oman.

Selon le Hamas, les deux parties ont discuté de la réconciliation intra-palestinienne, du plan de paix américain et des relations bilatérales.

Le Hamas a affirmé que le dialogue a mis en évidence « une convergence de visions et de positions concernant ces trois questions ».

Haniyeh a remercié Lavrov pour son accueil critique du plan de paix américain censé résoudre le conflit israélo-palestinien, indique le site web du groupe terroriste.

« Le chef du mouvement a exprimé les remerciements de notre peuple pour les positions russes qui soutiennent les droits palestiniens dans différentes régions et dans les forums internationaux », a rapporté le site.

« Il a exprimé sa reconnaissance pour le rejet de l’accord du siècle », a souligné le Hamas, ajoutant que Lavrov avait également formulé, en présence de Haniyeh, son rejet du plan.

Début février, le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov avait déclaré que le plan américain enfreignait de nombreuses résolutions des Nations unies.

Rompant avec les précédentes administrations américaines, le plan de paix américain prévoit la création d’un État palestinien dans 70 % de la Cisjordanie et dans une poignée de quartiers de Jérusalem-Est, la majeure partie de la bande de Gaza et certaines régions du sud d’Israël, si les Palestiniens reconnaissent Israël comme un Etat juif, que le Hamas et les groupes terroristes à Gaza déposent les armes, entre autres conditions.

Le plan prévoit également qu’Israël puisse annexer des implantations, accorde à l’État juif la souveraineté sur la vallée du Jourdain et un contrôle de sécurité primordial à l’ouest du fleuve, et interdit aux réfugiés palestiniens de s’installer en Israël.

L’ambassadeur de l’Autorité palestinienne en Russie Abed al-Hafeez Nofal, (à gauche), et le responsable du Hamas Moussa Abu Marzouk, en conférence de presse à Moscou, le 17 janvier 2017. (Crédit : Alexander Nemenov/AFP)

Lavrov a également parlé à Haniyeh de « l’importance d’unir le peuple palestinien et de la volonté de la Russie de contribuer à la réalisation de cet objectif », selon le communiqué du Hamas.

Le Hamas est en conflit avec le Fatah depuis qu’il a chassé de Gaza, en 2007, l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah.

Les multiples tentatives antérieures pour réconcilier le Hamas et l’AP et unir la Cisjordanie et la bande de Gaza sous un seul gouvernement ont échoué.

La Russie a déjà déployé des efforts pour faire avancer la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

En janvier 2018, Moscou a accueilli un certain nombre de représentants des deux partis rivaux et de plusieurs autres factions palestiniennes pour discuter de la réconciliation du clivage interne palestinien. En mai 2011, la Russie a également accueilli des représentants du Fatah et du Hamas pour soutenir les efforts de réconciliation.

Lavrov et Haniyeh ont également discuté de « l’aide humanitaire que la Russie pourrait apporter à notre peuple à Gaza et dans les camps de réfugiés », ajoute le rapport du Hamas.

Gaza souffre de coupures de courant quotidiennes, d’une pauvreté généralisée et d’un chômage endémique, entre autres problèmes.

Lundi, Haniyeh a également rencontré Mikhail Bogdanov, vice-ministre des Affaires étrangères de Russie et envoyé présidentiel au Moyen-Orient.

Le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a annoncé dimanche avoir accepté une invitation du ministère russe des Affaires étrangères pour que son chef, Ziad al-Nakhala, se rende à Moscou.

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