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Le chef de la police dit qu’il ne restera pas un an de plus « dans ces conditions »

Shabtai déclare qu’en raison de ses différends avec Ben Gvir, son mandat ne sera pas prolongé ; il refuse de se laisser influencer lui ou ses officiers

Le chef de la de la police israélienne Kobi Shabtaï, à gauche, et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir au siège national de la police israélienne, à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)
Le chef de la de la police israélienne Kobi Shabtaï, à gauche, et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir au siège national de la police israélienne, à Jérusalem, le 20 avril 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtai, a reconnu dimanche qu’il était peu probable que son mandat soit prolongé d’un an, en raison des différends persistants avec le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir.

« Ce n’est un secret pour personne que je n’ai pas l’intention de continuer dans ces conditions une quatrième année », a déclaré Shabtai lors d’un événement à l’école nationale de police.

« J’ai donné des dizaines d’années à l’État d’Israël et à la société israélienne », ajoute-t-il. « Je ne laisserai pas la situation complexe dans laquelle nous nous trouvons influencer mon comportement éthique, moral et professionnel, ni celui d’aucun de mes officiers. »

Selon des articles parus au début du mois, Ben Gvir, qui souhaite un contrôle accru de la police, avait déjà décidé de ne pas prolonger d’un an le mandat de Shabtai.

« Ce n’est pas un secret que nous avons eu des désaccords – des désaccords fondamentaux – entre nous, mais le chef de police a été un combattant pendant de nombreuses années, un bon combattant, un combattant fort pour le pays. Je le remercie pour ses années de service », a répondu Ben Gvir dans une déclaration vidéo.

Selon de nombreuses sources, Ben Gvir aurait décidé de ne pas prolonger le mandat de M. Shabtai d’une année supplémentaire, les deux hommes s’étant opposés au sujet des efforts déployés par le leader d’extrême droite pour étendre son contrôle sur les forces de police.

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti Benny Gantz a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas permettre à Ben Gvir.

« Si Netanyahu a une quelconque intégrité et se soucie de la sécurité des citoyens israéliens, il doit s’assurer qu’une personne irresponsable comme Ben Gvir ne nomme pas le prochain chef de police », a tweeté Gantz. « Cela portera un coup à la sécurité publique et causera de sérieux dégâts à la police pour les années à venir.

Il a aussi salué Shabtai et rappelé qu’ils avaient travaillé ensemble lorsqu’il était ministre de la Défense, et que le chef de l’opposition Yair Lapid a également travaillé avec Shabtai.

Le commandant de la police de la région côtière, Yoram Sofer, lors d’une cérémonie à Jérusalem le 1er janvier 2023. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Yoram Sofer, candidat au poste de chef de la police israélienne, a indiqué dans une interview dimanche dernier que s’il était choisi, il adopterait l’approche ferme du ministre de la Sécurité nationale, à l’égard des manifestants qui s’opposent à la réforme judiciaire du gouvernement.

« Avec moi, ils ne fermeront pas les routes. Ils l’ont fait, mais j’ai réagi avec force », a déclaré le commandant de la police de la région côtière dans une interview accordée à la Douzième chaîne.

Interrogé sur la raison pour laquelle il a ressenti le besoin de réagir avec force, comme il l’a fait récemment lorsque des manifestants anti-réforme ont bloqué des routes près de la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, Sofer a répondu : « Parce que la violence est la violence ».

« Quiconque s’en prend à des policiers s’en prend à l’État d’Israël, pas à moi personnellement. Quiconque crache sur les officiers crache sur l’État d’Israël et par conséquent, si nous devons les arrêter, nous les arrêterons. Si nous devons les disperser, nous les disperserons », a-t-il déclaré.

« Pourquoi faut-il permettre que le même préjudice soit causé au public pendant huit mois ? a ajouté Sofer, faisant référence aux manifestations contre la réforme judiciaire, qui ont eu lieu à un rythme hebdomadaire au cours des six derniers mois.

Et de savoir s’il serait en mesure de dire « non » à Ben Gvir s’il obtenait le poste. « Que voulez-vous dire par là ? Vous devez plus ou moins comprendre le point de vue du ministre. Jusqu’à présent, je n’ai jamais vu un ministre me dire une seule fois de faire quelque chose », a-t-il répondu.

Sofer a attiré l’attention du public en raison du comportement de la police lors de manifestations devant la résidence de Netanyahu à Césarée. Lors d’une manifestation organisée au début du mois, 17 manifestants ont été arrêtés et d’autres ont été blessés.

Une photo montre des agents à une manifestation anti-gouvernementale aux abords du domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, le 2 juin 2023. (Crédit : Police israélienne)

Plus tôt dans la journée de dimanche dernier, la Haute Cour de justice avait émis une injonction provisoire contre une loi controversée accordant à Ben Gvir des pouvoirs accrus sur la police.

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