Le chef de la police rejette les attaques de Netanyahu
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Le chef de la police rejette les attaques de Netanyahu

Roni Alsheich affirme que les enquêtes pour corruption dont fait l'objet le Premier ministre ne sont pas affectées par ses propos critiques ; Il exclut la police du débat

Roni Alsheich, à gauche, le chef de la police israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, et Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure, lors d'une cérémonie en l'honneur d'Alsheich dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Roni Alsheich, à gauche, le chef de la police israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, et Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure, lors d'une cérémonie en l'honneur d'Alsheich dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef de la police Roni Alsheich a tenté jeudi de distancer ses hommes du discours tenu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au cours duquel il s’en est vivement pris aux organes de répression et a rejeté les recommandations de poursuites qui l’attendent probablement.

« [La police] ne tient pas ce discours », a déclaré Alsheich à la cérémonie du changement de commandants pour la région côtière.

« Nous devons faire notre travail de façon professionnelle. C’est ce que nous faisons et continuerons à faire », a-t-il promis.

Dans son discours de mardi, Netanyahu a minimisé l’importance des recommandations que la police donnerait aux procureurs sur des éventuelles poursuites au sujet des enquêtes dont il fait l’objet. Les autorités ont confirmé cette semaine que les enquêtes touchent à leur fin et qu’ils préparent les recommandations.

« S’il y a des recommandations [pour une mise en examen] – et alors ? a déclaré Netanyahu aux militants du Likud. Voici un élément que le public ignore peut-être : la grande majorité des recommandations de la police n’aboutit pas. Plus de 60 % des recommandations de la police sont rejetées. »

Netanyahu avait déjà critiqué la façon dont la police gérait les enquêtes qui lui sont confiées, et avait suggéré qu’Alsheich était à l’origine d’une série de fuites sur ces affaires.

Le commissaire a déclaré que les attaques du Premier ministre « ne perturbent aucunement le cours » des enquêtes. « Le débat qui s’en est suivi est un débat public, pas policier », a-t-il dit.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, dont le bureau est chargé de la police, était présent durant l’évènement mais a refusé de répondre aux questions des journalistes, mais a manifesté sa désapprobation des propos tenus par Netanyahu mercredi.

Netanyahu est suspecté dans deux enquêtes de corruption, connues comme l’affaire 1000 et 2000.

Dans la première affaire, Netanyahu et son épouse Sara sont soupçonnés d’avoir reçu des cadeaux illicites de la part de bienfaiteurs milliardaires, notamment des cigares et du champagne pour un montant de plusieurs centaines de milliers de shekels de la part du producteur de Hollywood Arnon Milchan.

L’Affaire 2000 implique un accord de compromis présumé passé entre Netanyahu et le directeur de la publication du journal Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, qui aurait vu le Premier ministre affaiblir un quotidien rival, Israel Hayom, propriété de Sheldon Adelson, en échange d’une couverture de ses actions plus favorable

Netanyahu a nié toute malversation dans les deux dossiers.

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