Le chef du Hamas se vante du soutien de Téhéran, de ses liens avec le Hezbollah
Rechercher

Le chef du Hamas se vante du soutien de Téhéran, de ses liens avec le Hezbollah

Yahya Sinwar, chef du groupe terroriste à Gaza, salue les relations "fortes, puissantes et chaleureuses" avec les Iraniens, qui ont récemment attaqué Israël à partir de la Syrie

Le leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, se vante des relations étroites du groupe terroriste avec l'Iran et le Hezbollah, dans un entretien avec la chaîne libanaise al-Mayadeen TV, 21 mai 2018. (Middle East Media Research Institute via YouTube)
Le leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, se vante des relations étroites du groupe terroriste avec l'Iran et le Hezbollah, dans un entretien avec la chaîne libanaise al-Mayadeen TV, 21 mai 2018. (Middle East Media Research Institute via YouTube)

Le chef du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza s’est vanté de la grande quantité d’argent, de l’équipement et de l’expertise qu’il a reçu de l’Iran et a déclaré que l’organisation est en contact avec le groupe du Hezbollah soutenu par l’Iran au Liban « presque quotidiennement ».

S’adressant lundi à la chaîne de télévision libanaise pro-Hezbollah al-Mayadeen, Yahya Sinwar s’est également félicité des liens « forts, puissants et chaleureux » que le Hamas entretient avec Qassem Soleimani, qui dirige les Forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique chargés des opérations à l’extérieur de l’Iran.

On suppose que Soleimani est à l’origine des dizaines de roquettes tirées depuis la Syrie sur les positions militaires israéliennes sur le plateau du Golan au début du mois.

Quatre des roquettes ont été interceptées par le système de défense antimissile Dôme de fer, tandis que les autres n’ont pas atteint la frontière et ont atterri en Syrie. En réponse à l’attaque, Israël a mené des dizaines de raids contre des cibles iraniennes en Syrie, atteignant environ 50 positions.

Dans des extraits de l’interview, traduits par le Middle East Media Research Institute (MEMRI), Sinwar a affirmé que le Hamas avait « grandement développé ses capacités » grâce à des amis, « avant tout la République islamique d’Iran », qui donnait « beaucoup d’argent, d’équipement et d’expertise » à la branche militaire du groupe, les Brigades Ezzedine al-Qassam, ainsi qu’à d’autres factions de l’enclave côtière.

« Nous avons d’excellentes relations avec nos frères du Hezbollah », a-t-il poursuivi. « Nos relations avec eux sont extrêmement développées. Nous travaillons ensemble, nous coordonnons et sommes en contact presque quotidiennement. Les relations sont à leur meilleur niveau. »

« De même, nos liens avec la République islamique d’Iran, avec le frère Qassem Soleimani et les autres frères de la direction de l’IRGC (Corps des Gardiens de la révolution islamique), sont très forts, puissants et chaleureux.

A la question posée par l’interviewer pour savoir si le Hamas offrirait à Israël des « surprises sans précédent » s’il attaquait la bande de Gaza, Sinwar a répondu « Absolument ».

Israël impose un blocus à Gaza depuis que le Hamas, qui a juré la destruction de l’Etat juif, s’est saisi du territoire qui se trouvait aux mains de l’Autorité palestinienne, soutenue par la communauté internationale, en 2007. Il dit que le blocus a été mis en place pour empêcher les armes et autres équipements militaires d’entrer dans la bande.

Les critiques soulignent des conditions humanitaires qui ne cessent de se détériorer à Gaza et affirment que le blocus équivaut à une sanction collective des deux millions de Palestiniens qui vivent là-bas. Il y a eu de nombreuses informations affirment que l’enclave côtière se trouverait « au bord de l’effondrement » et pourrait sombrer dans un nouveau conflit avec Israël si les conditions de vie ne s’améliorent pas.

Sous la bannière de la « Marche du retour », plus de 100 émeutiers palestiniens sont morts lors d’affrontements violents avec les forces de sécurité israéliennes le long de la clôture frontalière depuis le 30 mars – la majorité d’entre eux étant des membres du groupe terroriste du Hamas, selon le groupe lui-même.

Israël a fait savoir que les manifestations qui, à l’origine, avaient été définies comme étant non-violentes, étaient orchestrées par le Hamas comme couverture pour des tentatives d’attaques et d’ouverture de brèches dans la frontière.

Le Hamas a promis aux Gazaouis qu’ils « retourneront » dans leurs habitations, au sein du territoire devenu aujourd’hui Israël. Les Palestiniens affirment que des dizaines de milliers de réfugiés originaux, déplacés à l’époque de ce qui avait été la création d’Israël en 1948, et leurs millions de descendants ont « un droit au retour ».

Israël n’acceptera pas un tel « retour », qui verrait une majorité palestinienne prendre le pas sur le nombre de Juifs, mettant un terme à l’Etat juif.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...