Le chef du Parlement libanais fait une blague antisémite lors d’un entretien
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Le chef du Parlement libanais fait une blague antisémite lors d’un entretien

Nabih Berri, leader du mouvement pro-Hezbollah Amal, a déclaré qu'un fœtus juif serait prêt à quitter le ventre de sa mère pour une pièce d'or

Le président du parlement libanais Nabih Berri lors d'un entretien avec l'Associated Press à Beyrouth, au Liban, le 11 mai 2018 (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)
Le président du parlement libanais Nabih Berri lors d'un entretien avec l'Associated Press à Beyrouth, au Liban, le 11 mai 2018 (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

JTA — Le président du Parlement libanais a fait une « blague » antisémite au cours d’un entretien, ajoutant que les Israéliens aimaient moins leurs terres que les Libanais parce qu’ils se tiennent à l’écart de la frontière.

Nabih Berri, leader du mouvement pro-Hezbollah Amal, a tenu son propos raciste au cours d’une interview accordée au journal Al Joumhouria et publiée mercredi.

Interrogé sur la raison pour laquelle Israël a accepté cette semaine un processus de démarcation de sa frontière navale avec le Liban – processus induisant des implications pour les réserves de gaz naturel offshore de l’Etat juif – Berri a répondu : « Un jour, quelqu’un a demandé : ‘Comment faites-vous pour reconnaître un juif ?' » Voici la réponse donnée : « Si vous rencontrez une femme enceinte, approchez-vous et placez une pièce d’or par terre. Si le fœtus sort du ventre de sa mère et l’attrape, c’est que c’est un juif ».

Au cours de l’entretien, Berri a également déclaré avoir dit à une délégation de responsables américains en visite dans la zone frontalière de noter la distance séparant la frontière et les villages où vivent et travaillent les Israéliens. La raison en est, a-t-il expliqué au journal, que les résidents de l’Etat juif « s’approchent à peine de ces frontières et s’ils le font, ils viennent pour s’infiltrer – parce que ces terres ne sont pas les leurs ».

Une pelleteuse militaire israélienne est à l’œuvre à la frontière avec le Liban dans la ville de Metulla, au nord d’Israël, le 4 décembre 2018. (AP Photo/Ariel Schalit)

Mais « du côté libanais, vous constaterez directement combien nos terres nous sont chères. Vous verrez où nous nous tenons : nous construisons nos maisons et nous les construisons directement à la frontière, et nous n’avons pas peur parce que ces terres sont les nôtres ».

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