Le chef d’un hôpital de Jérusalem affiche un optimisme prudent à propos du virus
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Le chef d’un hôpital de Jérusalem affiche un optimisme prudent à propos du virus

Le nombre de patients double tous les trois jours, note Ofer Merin, de Shaare Zedek, "mais le nombre de cas graves, en particulier les décès, est assez faible à l'heure actuelle"

Le Dr Ofer Merin, du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, s'adresse aux journalistes, le 8 janvier 2017. (Renee Ghert-Zand/Times of Israël)
Le Dr Ofer Merin, du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, s'adresse aux journalistes, le 8 janvier 2017. (Renee Ghert-Zand/Times of Israël)

Bien qu’il y ait une forte augmentation du nombre de décès et de diagnostics de Covid-19 en Israël, les statistiques peuvent susciter un optimisme prudent, a suggéré un directeur d’hôpital.

Ofer Merin, directeur général du centre médical Shaare Zedek, a indiqué que si les hôpitaux continuent sur la voie actuelle, le taux de mortalité dû au virus pourrait être inférieur à celui de certains autres pays. « Je ne suis pas sûr que dans chaque pays, il se comporte de la même manière », a-t-il déclaré, en parlant du virus.

Israël n’a pas eu un seul décès dû au coronavirus avant le week-end, mais en compte maintenant huit (dont deux depuis les commentaires d’Ofer Merin mardi), et les médecins s’attendent à en voir plusieurs autres cette semaine. Le nombre de cas diagnostiqués a fortement augmenté pour atteindre 2 666, dont 39 sont dans un état grave.

« Ce que l’on peut dire en général en Israël, c’est que le nombre de patients double tous les trois jours, à peu près comme en Europe. Mais le nombre de patients gravement malades, en particulier ceux qui meurent, est assez faible à l’heure actuelle », a fait savoir M. Merin.

Il a souligné qu’Israël est « à un stade très précoce » et que ses commentaires doivent être pris dans ce contexte.

Simcha Friedman, une patiente du Centre médical Shaare Zedek qui a guéri du coronavirus, après sa sortie du Centre médical Shaare Zedek à Jérusalem, le 24 mars 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le responsable hospitalier a fait ses observations lors d’un séminaire en ligne intitulé « The Corona Wakeup Call : Innovation and Startups », organisé par la société d’investissement basée en Israël, Jerusalem Venture Partners.

Eran Zehavy, coordinateur en chef de l’innovation à l’Institut israélien de recherche biologique, a également exprimé son optimisme lors du séminaire en ligne portant sur les recherches qui pourraient permettre de combattre le virus.

« Les principaux objectifs sont de développer un vaccin et un anticorps neutralisant qui pourraient être utilisés comme traitement pour les personnes infectées. Nous développons des antigènes et autres, et nous avons déjà des résultats très encourageants », a-t-il assuré.

L’institut d’Eran Zehavy est considéré comme l’un des mieux préparés pour entamer des recherches sur le coronavirus et, selon un rapport des médias israéliens, il a reçu des échantillons congelés du virus en provenance de l’étranger il y a quelques semaines.

Selon M. Zehavy, les start-ups sont amenées à fournir le plus rapidement possible des applications pratiques pour la recherche gouvernementale.

« J’ai personnellement discuté avec au moins 50 personnes – des start-ups et autres – pour les écouter et travailler ensemble. Nous avons déjà trois accords, y compris avec deux petites start-ups. Nous essayons de collaborer autant que possible ».

Alors que l’une des grandes questions que les Israéliens se posent sur le coronavirus est de savoir comment les établissements hospitaliers spécialisés y font face, M. Merin a déclaré que « le plus grand défi auquel nous sommes confrontés n’est pas celui des patients diagnostiqués du Covid-19 ». Selon lui, la crainte est plutôt que les patients qui arrivent à l’hôpital pour des raisons sans rapport avec le virus soient contaminés – et infectent d’autres patients et le personnel.

« Au quotidien, nous essayons d’examiner chaque patient, même les plus jeunes, pour voir s’ils sont porteurs de la maladie », a-t-il indiqué, notant que si les personnes infectées entrent dans des salles normales, le virus peut se propager au sein du personnel. « En Espagne, près de 15 % de la population malade est constituée de professionnels de santé. Nous devons donc être très stricts avec les réglementations ».

« L’un des grands défis est de s’occuper des membres du personnel médical. Ce sont des gens dont les familles sont inquiètes et nous devons assurer la sécurité de cet environnement de fou ».

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