Le chef d’un parti polonais reçoit des menaces de mort antisémites
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Le chef d’un parti polonais reçoit des menaces de mort antisémites

La note signée “Sniper” appelle Ryszard Petru, du parti Moderne, un “fils de pute juif” qui “doit être abattu”

Ryszard Petru, qui n'est pas juif, a reçu des menaces de mort antisémites en juillet 2016. (Crédit : WikiCommns/JTA)
Ryszard Petru, qui n'est pas juif, a reçu des menaces de mort antisémites en juillet 2016. (Crédit : WikiCommns/JTA)

Une députée polonaise d’un parti politique présentant un fort agenda contre le racisme a annoncé que le chef de son parti avait reçu des menaces de mort manuscrites antisémites, dont l’auteur signe « Sniper ».

La note, qui serait adressée au chef du parti Moderne, Ryszard Petru, se lit : « Un oiseau qui chie sur son nid doit être abattu. Moment inconnu, fils de pute juif. Sniper. »

Joanna Scheuring-Wielgus, députée du parti présidé par Petru, qui n’est pas juif, a publié lundi sur Twitter une photo de la note.

Ce même jour, le parti Moderne, qui a gagné 30 sièges sur 460 au Parlement polonais en 2015, a présenté son programme pour combattre les discriminations.

Il propose plusieurs mesures pour augmenter la protection des homosexuels et des personnes handicapées.

Il vient compléter un programme en trois points pour combattre les discours de haine et les crimes de haine, qui propose des changements du code pénal qui rendraient les discours de haine à l’encontre de certains groupes soumis à des peines particulièrement strictes.

« La Pologne a un problème avec le discours de haine, et cela est visible dans les matchs de football, mais pas uniquement », avait déclaré Jonny Daniels, fondateur de l’association Depuis les profondeurs, qui promeut les commémorations de l’Holocauste ne Pologne. « Les procureurs ne font souvent rien à ce sujet. »

Le programme présenté par le parti Moderne et les actions d’autres entités en Pologne « donne un espoir général pour que ce sujet soit pris au sérieux, et ne soit plus un thème marginal », a déclaré Daniels.

La menace de mort montre « la gravité du sujet, a-t-il ajouté, qui ne peut certainement pas être pris à la légère. »

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