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Le chœur de Jérusalem fête ses 50 ans en chantant « Somewhere » en confinement

Le chef d'orchestre qui avait travaillé étroitement avec Leonard Bernstein a choisi "West Side Story" pour transmettre un message inspirant en ces temps difficiles

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le choeur de chambre JAMD a enregistré une reprise de "Somewhere", composé par Leonard Bernstein, pour le 50è anniversaire du choeur (Autorisation : JAMD Chamber Choir)
Le choeur de chambre JAMD a enregistré une reprise de "Somewhere", composé par Leonard Bernstein, pour le 50è anniversaire du choeur (Autorisation : JAMD Chamber Choir)

L’enregistrement par le chœur de musique de chambre du JAMD de la chanson « Somewhere », extraite de « West Side Story » et écrite par Leonard Bernstein, marque trois minutes et 28 secondes de pure délectation musicale.

Un grand nombre des 32 membres du chœur – qui sont en majorité des étudiants et des anciens étudiants de l’Académie de musique de Jérusalem, ainsi que des anciens membres du chœur – se sont rassemblés pour cette interprétation particulière sous la direction du chef d’orchestre Stanley Sperber, qui est à sa tête depuis 1972.

Au cours de cette performance, toutefois, chaque choriste s’est filmé dans sa propre habitation. Un monteur a ensuite mis au point la vidéo finale.

« J’ai assuré la direction devant une pièce vide mais je pouvais les voir en face de moi », raconte Sperber. « J’ai passé beaucoup d’années avec ce groupe, et ils sortent de l’ordinaire, ils sont pour moi comme une famille, ce sont des personnalités qui se préoccupent véritablement les unes des autres. »

« Il y a beaucoup d’amour dans ce chœur, ce qui a un fort impact sur la musique qu’ils chantent ensemble. Ils adorent être ensemble, ils adorent la musique et quand ils donnent un concert, les gens viennent me parler de la joie qui se dégage de la scène », ajoute-t-il.

https://www.facebook.com/watch/?ref=external&v=883819005399933

Ce sont les chanteurs qui ont programmé et payé l’enregistrement, déçus de l’annulation d’un concert prévu de longue date et qui devait avoir lieu le 15 mai pour célébrer le 50e anniversaire du chœur.

« Il ne sera pas annulé indéfiniment. Au pire, il aura lieu lors du 51e anniversaire », clame la directrice du chœur, Maya Polizer.

Et pourtant, la troupe ressentait le besoin de faire quelque chose ensemble, ajoute Polizer. Elle a l’habitude de se retrouver deux fois par semaine pour une répétition de trois heures, et parfois même plus souvent à l’approche d’un concert.

Le chœur voulait préparer une chanson transportant un message inspirant, raconte Polizer. Cette reprise de « Somewhere », tous l’avaient déjà chanté auparavant – la conservant pour la fin des concerts.

Et c’est une chanson pour laquelle Sperber, lui aussi, éprouve une affection particulière.

« La musique de Bernstein suffit à vous briser le coeur », commente-t-il.

Sperber, 78 ans, qui a dirigé au moins l’un des grands-parents des membres de son chœur actuel, travaillait avec Bernstein régulièrement il y a des décennies.

« Pour moi, il était Lenny », s’exclame Sperber, qui, en plus de son travail de chef d’orchestre, est juge international de tennis et est l’auteur d’un livre sur le sujet récemment publié.

Il se rappelle de Bernstein comme de quelqu’un qui avait tendance à beaucoup exagérer et « d’un peu alcoolique ». Au cours d’une répétition à Tel Aviv, Bernstein avait beaucoup bu et il s’était perdu en dirigeant « Kaddish », une œuvre extraordinairement compliquée dont il était le compositeur.

Au cours d’une courte pause, il avait demandé à Sperber comment il avait dirigé l’œuvre.

« Mais tu l’as écrite », avait répondu ce dernier.

Quand Bernstein avait finalement dirigé « Kaddish » pendant le concert, cela avait été impeccable et il l’avait fait de mémoire, dit Sperber.

Et quand il lui arrive maintenant de diriger « Somewhere », c’est comme si Bernstein était toujours avec lui, explique-t-il.

« Ca a une signification spéciale pour moi », affirme-t-il. « C’était un homme excentrique mais sage, et c’était un tel génie… C’était une personnalité belle, vraiment très belle. Ca ajoute énormément de choses quand vous connaissez quelqu’un. »

Et la chanson, ajoute-t-il, offre le message parfait pour les temps troublés que nous connaissons actuellement.

« Someday, somewhere, there’s a place for us… »

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