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Le cinéma d’Ukraine et d’Iran à l’honneur à la Berlinale

Le premier festival de cinéma de l'année en Europe, qui se veut engagé dans les débats d'actualité et de société, laissera le président ukrainien ouvrir la manifestation

Une femme passe devant une rangée d'affiches pour le 73e Festival international du film de la Berlinale à Berlin, le 15 février 2023. (Crédit : David GANNON / AFP)
Une femme passe devant une rangée d'affiches pour le 73e Festival international du film de la Berlinale à Berlin, le 15 février 2023. (Crédit : David GANNON / AFP)

La Berlinale s’offre ce jeudi un cocktail de glamour et de politique avec l’entrée en scène du jury présidé par Kristen Stewart et une comédie romantique avec Anne Hathaway, prélude à une édition marquée par la guerre en l’Ukraine et la répression en Iran.

Le premier festival de cinéma de l’année en Europe, qui se veut engagé dans les débats d’actualité et de société, laissera le président ukrainien Volodymyr Zelensky ouvrir la manifestation par une intervention vidéo.

Près d’un an après le début de l’invasion russe en Ukraine, la présentation samedi par l’acteur et réalisateur Sean Penn de son documentaire « Superpower », tourné au plus près de Volodymyr Zelensky, sera l’un des temps forts de la manifestation.

Mais les regards seront aussi braqués sur les arrivées des premières stars.

Et notamment celle de l’actrice américaine Kristen Stewart, plus jeune présidente de jury du 73e festival berlinois, le troisième en Europe derrière Cannes et Venise.

Le Palais du festival international du Film de Berlin. (Crédit : CC BY-SA 3.0)

Celle qui est passée de la série « Twilight » au cinéma indépendant, chez Olivier Assayas notamment, donnera sa première conférence de presse dans la journée, aux côtés des autres membres d’un jury majoritairement féminin.

Ces jurés, dont également l’actrice iranienne exilée en France Golshifteh Farahani, vue à Hollywood notamment dans « Paterson », ou encore l’Espagnole Carla Simon, lauréate de l’Ours d’or 2022 avec « Nos soleils », devront départager 19 films en compétition, avant la cérémonie de remise des prix le 25 février.

Parmi ces films, « Manodrome », avec Jesse Eisenberg (« The social network » et Adrien Brody (« Le pianiste »), un film sur un chauffeur de VTC bodybuildé et ses « désirs refoulés », ou encore un biopic sur la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann, incarnée par l’actrice luxembourgeoise, Vicky Krieps.

On trouvera le très attendu « Golda », qui sera présenté par l’actrice britannique Helen Mirren, dans lequel elle incarne la seule femme Premier ministre d’Israël, Golda Meir.

Trois films français sont en lice : « Sur l’Adamant » de Nicolas Philibert, documentariste de « Être et avoir », qui replonge dans le milieu de la psychiatrie après « La moindre des choses », « Le grand chariot » de Philippe Garrel, avec ses trois enfants, Louis, Esther et Léna et « Disco Boy », de l’Italien Giacomo Abbruzzese, sur la Légion étrangère, long métrage coproduit majoritairement par la France.

Briser la glace

Avant la course à l’Ours d’or, les festivaliers briseront la glace berlinoise jeudi soir avec une comédie romantique (hors compétition) signée Rebecca Miller (« Les vies privées de Pippa Lee », « Maggie a un plan »).

« She Came To Me », qui fait l’ouverture officielle, se présente comme un film choral sur l’amour avec l’Américaine Anne Hathaway, l’une des actrices principales de « Game of Thrones », Peter Dinklage, et Marisa Tomei, vue notamment dans plusieurs films de l’univers Marvel.

Ce film est une « ode magique à la liberté d’expression », « une comédie irrésistible sur les conflits du quotidien dans la société occidentale », selon les directeurs de la Berlinale Mariette Rissenbeek et Carlo Chatrian, avant une édition au ton probablement très sombre, marqué par la guerre en Ukraine, un an après l’invasion russe, et la répression qui se poursuit en Iran.

Les cinémas de ces deux pays seront à l’honneur tout au long du festival. Outre le documentaire de Sean Penn, de nombreux films auront trait à la vie des Ukrainiens en temps de guerre.

Le réalisateur iranien Jafar Panahi lors d’une interview avec l’AFP à son domicile à Téhéran, le 3 septembre 2004. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

L’Iran, où le réalisateur Jafar Panahi vient d’être libéré sous caution après sept mois de prison, aura aussi une belle place dans une Berlinale qui se veut le porte-voix des artistes en résistance. Samedi, une montée des marches exceptionnelle est prévue, en solidarité avec les Iraniens.

« Cette année, plus que jamais, faire partie de la Berlinale signifie soutenir ceux qui se battent pour exprimer leurs idées, et ceux qui refusent de se soumettre à une version conformiste de la réalité qui dicte ce qui peut et doit être dit », a déclaré Carlo Chatrian.

En outre, pendant le festival, Steven Spielberg, trois fois lauréat d’un Oscar, recevra un Ours d’or honorifique pour l’œuvre de sa vie, mise en lumière dans une rétrospective.

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