Le commandant du Jihad islamique tué connu depuis seulement un an
Rechercher

Le commandant du Jihad islamique tué connu depuis seulement un an

Le groupe terroriste a indiqué que Baha Abu al-Ata jouait "un rôle crucial dans la supervision d'opérations", l'armée le tient pour responsable de plusieurs tirs de roquette

Le chef du Jihad islamique palestinien Baha Abu al-Ata attend à Gaza, le 21 octobre 2019. (Crédit : STR/AFP)
Le chef du Jihad islamique palestinien Baha Abu al-Ata attend à Gaza, le 21 octobre 2019. (Crédit : STR/AFP)

Baha Abu al-Ata, qui jusqu’à sa mort mardi, était un haut-commandant de les Brigades al-Qods, la branche armée du groupe terroriste Jihad islamique, étant encore inconnu il y a un an.

Mais depuis que le radiodiffuseur Kan a parlé de lui en janvier 2019, il est devenu, d’une certaine manière, un nom familier auprès des Israéliens et des Palestiniens qui suivent de près les activités du Jihad islamique, soutenu par l’Iran.

Israël a éliminé Abu al-Ata, 42 ans, mardi matin, lors d’un raid à l’aube sur son immeuble de Shejaiya, à Gaza City, selon l’armée. Celle-ci a précisé qu’il planifiait une attaque « imminente ». Sa femme de 39 ans, Asma, a également été tuée par cette frappe, a fait savoir le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas.

Abu al-Ata était commandant des Brigades Al-Qods au nord de la bande de Gaza et jouait « un rôle crucial dans la supervision de l’exécution de nombreuses opérations réalisés par les Brigades Al-Qods contre l’ennemi », a déclaré la branche militaire du Jihad islamique mardi.

Abu al-Ata planifiait plusieurs tirs de roquettes et autres activités terroristes contre Israël et est également directement responsable de plusieurs tirs de roquettes au cours des six derniers mois, a déclaré l’armée israélienne mardi.

Immeuble où le terroriste du Jihad islamique al-Ata dormait dans la nuit du 11 au 12 novembre 2019 (Crédit : autorisation)

« Nous savons qu’il était derrière la plupart, si ce n’est la quasi-totalité des attaques du Jihad islamique contre Israël depuis le 25 août [2018], y compris celle de Yom HaZikaron » cette année, a déclaré le porte-parole de l’armée Jonathan Conricus, en référence à plusieurs tirs de roquettes.

Au cours de l’année écoulée, les groupes terroristes à Gaza, y compris le Jihad islamique, ont lancé des centaines de roquettes contre Israël, qui a répondu en ciblant des infrastructures ou des membres de ces groupes.

Conricus a ajouté que l’armée avait envoyé plusieurs avertissements à Abu al-Ata – par le biais de médiateurs non identifiés – pour qu’il mette fin à ses opérations, mais ils ont été ignorés.

« Nous avons tenté d’envoyer un message à Abu al-Ata et au Jihad islamique palestinien, stipulant que nous avons connaissance de ses actes et pour le persuader de stopper ces attaques. Évidemment, ces avertissements n’ont pas porté leurs fruits », a-t-il dit, ajoutant que l’armée ne pensait pas qu’il répondait à des ordres d’Iran mais qu’il était plutôt « un terroriste local qui agit impunément ».

Des responsables de l’armée israélienne, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat, avaient insinué qu’Abu al-Ata était sur leur liste de personnes à abattre ces dernières semaines.

Abu al-Ata a été blessé durant l’opération Pilier de Défense, une guerre d’une semaine entre Israël et les groupes terroristes à Gaza en 2012, et a survécu à plusieurs tentatives d’élimination, selon les Brigades Al-Qods.

Il est né le 25 novembre 1977 à Shejaiya, selon un article publié par le Jihad islamique sur son site mardi, soulignant que son père était également un « combattant ».

Abu al-Ata, père de cinq enfants âgés de 10 à 19 ans, a rejoint les Brigades Al-Qods, en 1990 selon l’article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...