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Le Congrès US condamne les violences sexuelles du Hamas ; Tlaïb s’abstient

Ce texte symbolique bipartisan a été adopté à 418 voix "Pour" contre zéro ; de hauts-responsables se sont rendus au Capitole pour un événement de sensibilisation aux atrocités commises par le Hamas

Doug Emhoff, au centre, époux de la vice-présidente américaine Kamala Harris, pendant un événement de sensibilisation aux violences sexuelles commises par le Hamas contre les femmes et les enfants en Israël depuis le 7 octobre. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)
Doug Emhoff, au centre, époux de la vice-présidente américaine Kamala Harris, pendant un événement de sensibilisation aux violences sexuelles commises par le Hamas contre les femmes et les enfants en Israël depuis le 7 octobre. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)

La Chambre américaine des représentants a adopté, mercredi, une résolution condamnant les viols et des violences sexuelles perpétrées par le Hamas pendant son assaut meurtrier dans le sud d’Israël, le 7 octobre, et depuis – une adoption qui a eu lieu en marge d’un événement organisé au Capitole qui a visé à sensibiliser aux atrocités commises par le groupe terroriste contre les civils lors de l’attaque, un événement auquel ont assisté plusieurs députés américains et de hauts-responsables de l’administration Biden.

Le projet de loi a été adopté à 418 voix « Pour » contre zéro voix « contre ». Pour sa part, Rashida Tlaib, législatrice américano-palestinienne, a voté « présente ».

« Notre résolution bipartisane le dit clairement – les viols et les violences sexuelles sont des crimes contre l’Humanité et ne doivent en aucun cas être utilisés comme armes de guerre, il est impossible de l’accepter », a dit le représentant démocrate de Floride, Lois Frankel, qui a été à l’origine de la résolution.

« Les exactions du Hamas, le 7 octobre – des exactions qui continuent encore – sont presque trop difficiles à évoquer, avec des viols, des mutilations, des brûlures infligées dans le but d’attiser la souffrance psychologique, de prolonger le trauma qui continue à tourmenter un Israël d’ores et déjà en deuil », a dit Frankel.

Lors du massacre du 7 octobre, environ 3 000 terroristes dirigés par le Hamas avaient franchi la frontière depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime. Ils avaient tué environ 1 200 personnes et ils avaient pris plus de 250 otages de tous les âges, des civils en majorité, sous couvert de milliers de tirs de roquette qui avaient pris pour cible les villes et les villages israéliens. Des familles entières avaient été exécutées dans leurs habitations et plus de 360 personnes avaient été tuées lors d’un festival de musique électronique, parmi de nombreux actes de brutalité et notamment de violences sexuelles qui avaient été commises à grande échelle.

Tlaib a dit qu’elle condamnait toutes les violences sexuelles mais qu’elle ne pouvait pas apporter son soutien à la résolution dans la mesure où cette dernière « ignore et efface complètement les violences sexuelles et les abus perpétrés par les forces israéliennes à l’encontre des Palestiniens, et en particulier à l’encontre des enfants ».

Alors que les preuves et les témoignages de violences sexuelles horribles auxquelles se sont adonnés les terroristes du Hamas, le 7 octobre, ont été largement documentées, il n’y a eu aucune information crédible portant sur des violences sexuelles perpétrées par l’armée à Gaza.

La résolution a noté que la police israélienne a rassemblé « des milliers de témoignages de témoins oculaires des violences qui ont été commises par le Hamas, le 7 octobre 2023, avec notamment d’innombrables exemples de viol, de viol en réunion, de mutilation sexuelle et autres formes de violences sexuelles » et elle a réaffirmé le soutien apporté par le gouvernement américain à « des investigations indépendantes et impartiales sur les viols et les violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7 octobre et depuis ».

Les témoignages des survivants du 7 octobre, dans les communautés dévastées du sud du pays, ainsi que les images filmées par les terroristes durant les attaques et les interrogatoires des terroristes du Hamas qui ont été réalisés après leur capture par les services de sécurité israéliens, attestent du grave niveau de violence de ces agressions.

Plusieurs députés américains, aux côtés de hauts-responsables de l’administration Biden, se sont rendus à l’événement organisé au Capitole qui avait été programmé en coordination avec la résolution – qui a compris les témoignages de deux agents de la police israélienne qui enquêtent actuellement sur des accusations de violences sexuelles ainsi que celui d’un médecin de l’hôpital Ichilov qui a soigné certaines victimes.

Un événement qui avait été organisé par l’ambassade israélienne à Washington aux côtés de la représentante démocrate Debbie Wasserman-Schultz, qui a paru bouleversée par les témoignages des deux policiers israéliens, qui ont pris la parole à huis-clos.

Doug Emhoff, l’époux de Kamala Harris, au centre, prend dans ses bras Shirin Herzog, à gauche, dont le mari, l’ambassadeur israélien aux États-Unis est de dos, à droite, lors d’un événement de sensibilisation aux violences sexuelles commises par le Hamas contre des femmes et des enfants en Israël le 7 octobre et depuis, le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)

« Je ne peux pas entrer dans les spécificités de l’enquête et dans les détails qui ont été partagés avec nous mais je n’ai jamais assisté à des malveillances plus sadiques à l’encontre d’un autre être humain que cela n’a été le cas sur les photos et sur les vidéos que vous avons vues dans la matinée », a dit Wasserman-Schultz pendant l’événement.

« Les preuves sont nombreuses et elles sont incontestables. Que ce soit par le biais des survivants, des vidéos et des analyses indépendantes, nous savons que l’usage, par le Hamas, des violences sexuelles – viols, mutilations, actes de brutalité – n’ont pas été l’exception. Elles sont entrées dans le cadre d’une stratégie visant à utiliser à dessein les violences sexuelles comme arme contre des civils innocents », a-t-elle ajouté.

L’époux de la vice-présidente Kamala Harris, Doug Emhoff, pour sa part, a déclaré que « les preuves sont là… Il est impossible d’ignorer les faits quand ils vous sautent aux yeux. Ne les ignorez pas. Vous ne pouvez pas les nier ».

« Nous devons être capables de dénoncer ces violences faites aux femmes clairement et sans équivoque, indépendamment de vos pensées, de ce que vous ressentez face à ce qui peut par ailleurs être en train d’arriver dans ce conflit », a-t-il ajouté.

L’époux de la vice-présidente Kamala Harris Doug Emhoff, à gauche, tient la main à l’envoyée spéciale américaine à la lutte contre l’antisémitisme Deborah Lipstadt, à droite, pendant un événement de sensibilisation aux violences sexuelles commises par le Hamas contre des femmes et des enfants en Israël le 7 octobre et depuis, au Capitole, à Washington,le 14 février 2024. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)

L’ambassadeur israélien aux États-Unis, Mike Herzog, a indiqué que « c’est une question de valeurs humaines fondamentales. C’est une question d’humanité. Et quand vous comprenez cela, vous comprenez pourquoi le sentiment de sécurité des Israéliens… a été brisé le 7 octobre. »

L’événement a aussi eu lieu en présence de l’envoyée américaine à la lutte contre l’antisémitisme Deborah Lipstadt et des cadres d’organisations juives majeures.

Au-delà des atrocités du 7 octobre, les otages qui ont été libérés dans le cadre d’un accord, à la fin du mois de novembre, ont aussi expliqué avoir été les témoins de violences sexuelles de la part de leurs ravisseurs. Certains ex-captives ont indiqué qu’elles en avaient elles-mêmes subies.

Le Hamas a démenti toutes les accusations de violences sexuelles, malgré le nombre écrasant de preuves et de témoignages.

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