Le conseil central des Juifs d’Allemagne lance le projet « Rencontre un Juif »
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Le conseil central des Juifs d’Allemagne lance le projet « Rencontre un Juif »

Trois cent bénévoles juifs de différentes origines forment des duos avec des Allemands pour parler de leur vie quotidienne dans des salles de classe

Le projet "Rencontre un Juif" fait venir des bénévoles juifs dans des salles de classe pour parler de leurs expériences. 
(Crédit : Rencontre un Juif)
Le projet "Rencontre un Juif" fait venir des bénévoles juifs dans des salles de classe pour parler de leurs expériences. (Crédit : Rencontre un Juif)

JTA– Le conseil central des Juifs d’Allemagne a lancé un projet « Rencontre un Juif » afin de développer le dialogue entre les Allemands et les Juifs du pays, qui représentent 0,2 % de la population.

Plus de 300 bénévoles juifs de différentes origines forment des duos avec des Allemands pour parler de leur vie, habituellement dans le contexte d’une salle de classe. Les sujets vont des discussions sur la vie scolaire jusqu’à savoir s’ils respectent ou non le Shabbat. Les bénévoles abordent souvent leurs expériences personnelles de l’antisémitisme.

« Nous avons pris conscience que beaucoup d’Allemands ne connaissent pas de Juifs en personne, commente Mascha Schmerling, la coordinatrice du projet. La connaissance qu’ils ont des Juifs provient des livres d’histoire, de l’école, ou c’est lié à la Shoah, l’antisémitisme actuel ou parfois les politiques d’Israël ».

Le projet est soutenu par le ministère allemand des Affaires familiales et des Femmes. Il n’est pas affilié au projet « Rencontre un Juif, fais-toi un ami », qui a commencé à New York cette année.

« Notre idée est vraiment de présenter la vie juive moderne, et de donner au peuple juif un visage et une voix », explique Mascha Schmerling.

Lina Roisenwasser, âgée de 30 ans, est gynécologue obstétricienne à Berlin. Elle avait participé à une première version du projet, intitulé « Louer un Juif », alors qu’elle étudiait à Mainz.

« Je pense simplement qu’il est important que nous dialoguons ensemble et pas simplement que l’on parle de nous comme des victimes dans les livres d’histoire, comme si nous étions seulement un chapitre dans l’histoire allemande, a-t-elle déclaré. Je crois qu’il est important que nous montrions que nous appartenons actuellement au pays. Nous faisons partie de la société. Nous vivons [ici] ».

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