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Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait ne pas réagir à la mort de Fakhrizadeh

Téhéran a attribué à Israël le meurtre du scientifique dans une lettre à l'instance, demandant un soutien ; mais, selon des diplomates, aucun Etat-membre n'aurait donné suite

Une femme passant devant un panneau en hommage au scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, à Téhéran, en Iran, le 30 novembre 2020. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Une femme passant devant un panneau en hommage au scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, à Téhéran, en Iran, le 30 novembre 2020. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Le Conseil de sécurité des Nations unies ne devrait pas décider d’agir après l’assassinat du père du nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, selon des informations qui ont été transmises mardi.

Fakhrizadeh, considéré comme l’architecte du programme d’armement nucléaire de la république islamique, a été tué vendredi dans une attaque à la bombe doublée d’une fusillade qui a eu lieu sur une route, aux abords de la capitale de Téhéran, renforçant encore une fois les tensions entre l’Iran et ses ennemis.

Peu après l’assassinat, l’Iran avait fait parvenir un courrier au secrétaire-général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi qu’au Conseil de sécurité, en évoquant de « sérieuses indications de la responsabilité endossée par Israël » dans cet assassinat.

Le courrier demandait au Conseil de sécurité de condamner l’incident et de prendre des mesures contre toutes les parties responsables du meurtre.

L’agence de presse Reuters a fait savoir, mardi, que le Conseil de sécurité – qui est formé de 15 membres – n’était pas enclin à réagir, citant des diplomates qui ont assuré qu’une déclaration sur l’assassinat n’avait pas été envisagée.

Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain à l’ONU qui est actuellement président du Conseil, a aussi déclaré qu’aucun membre n’avait réclamé de débat sur cet assassinat.

La vocation du Conseil est de faire respecter la paix et la sécurité internationales, et il peut autoriser des actions militaires ou l’imposition de sanctions. Les Etats-Unis ont un droit de veto concernant ces éventuelles initiatives et ils soutiennent habituellement les intérêts d’Israël dans le Conseil.

L’instance pourrait débattre de l’assassinat de Fakhrizadeh à huis-clos si un membre réclame que le sujet soit abordé, ou il pourrait aussi émettre une déclaration officielle en cas de consensus.

Le New York Times a noté qu’un responsable américain et que deux officiels des services de renseignement avaient déclaré que l’Etat juif était à l’origine de l’attaque menée contre Fakhrizadeh. Israël, pour sa part, n’a pas commenté l’assassinat.

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