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Le Conseil de sécurité nationale se retire des réunions hebdomadaires dirigées par Ben Gvir – médias

Le Conseil de sécurité nationale et le Shin Bet ont invoqué un manque de professionnalisme de la part du ministre de la Sécurité nationale et la crainte de fuites d'infos sensibles

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir assistant aux funérailles du rabbin Yitzhak Zeiger, tué dans une attaque terroriste près d'Eli, à Jérusalem, le 1er mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir assistant aux funérailles du rabbin Yitzhak Zeiger, tué dans une attaque terroriste près d'Eli, à Jérusalem, le 1er mars 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Conseil de sécurité nationale (NSC) aurait décidé de ne plus envoyer de représentants aux séances d’information hebdomadaires sur la sécurité tenues par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir en raison de violations flagrantes des protocoles de confidentialité et d’un comportement non professionnel.

Selon un article publié samedi par Haaretz, le NSC a décidé de ne plus participer à ces réunions après que Ben Gvir et d’autres membres du ministère de la Sécurité nationale y ont assisté avec leurs téléphones portables, en violation des règles en vigueur en raison de la nature confidentielle des discussions.

L’un des membres du bureau de Ben Gvir est allé jusqu’à prendre une photo d’un haut responsable de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet pendant la réunion, ce qui pourrait être considéré comme une infraction pénale, indique l’article, ajoutant que les fonctionnaires craignent que le libre accès aux téléphones portables pendant la réunion ait entraîné la fuite d’informations sensibles vers la population.

Un article contradictoire publié par le média israélien Ynet affirme cependant que Ben Gvir lui-même a interdit au NSC de participer aux futures réunions d’information sur la sécurité, en particulier celles concernant le Ramadan, après une vive confrontation avec le représentant de l’organe de sécurité.

Ces dernières semaines, le ministre s’est opposé à plusieurs agences de sécurité sur la question du Ramadan et des efforts déployés pour limiter les risques pour la sécurité qui accompagnent ce mois – qui devraient être accrus en raison de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza.

Après que le ministre ultra-nationaliste a présenté un plan visant à interdire ou à limiter l’accès des résidents palestiniens de Cisjordanie et des Israéliens arabes à la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple, pendant le Ramadan, le cabinet de guerre – composé du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Yoav Gallant et du ministre Benny Gantz, ainsi que de plusieurs autres ministres jouant le rôle d’observateurs – a décidé qu’il serait le seul organe à prendre des décisions concernant la politique à suivre sur le site ultra-sensible.

Des fidèles musulmans visitant l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 19 février 2024. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

La représentante du NSC aurait eu une discussion houleuse avec Ben Gvir au sujet de ses projets pour le Ramadan, au cours de laquelle elle aurait également abordé la question des personnes apportant des téléphones lors des réunions. Selon Ynet, Ben Gvir a affirmé que la position de la police était que les participants à des réunions d’information sensibles n’avaient pas l’interdiction d’utiliser des téléphones.

À la suite de cet article, le NSC aurait été informé que son représentant n’était plus le bienvenu aux réunions d’information et qu’il devait soit trouver un autre représentant, soit se retirer complètement.

Le NSC n’est pas le seul organe à avoir été évincé par Ben Gvir au cours des dernières semaines. En effet, après que le cabinet de guerre a décidé d’écarter le ministre d’extrême-droite, il aurait empêché le représentant de Netanyahu d’assister à une discussion de la police sur les préparatifs du Ramadan.

Le Shin Bet a lui aussi décidé de ne plus participer aux briefings de sécurité de Ben Gvir, comme l’a rapporté Haaretz la semaine dernière, en partie à cause de la violation des protocoles de sécurité et en partie à cause du manque de respect auquel il a été confronté de la part du ministre de la Sécurité nationale et des personnes qui l’entourent.

Le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Ronen Bar, lors de la cérémonie commémorative annuelle du Corps Blindé de l’armée israélienne, marquant le 50e anniversaire de la Guerre de Kippour, à Latrun, le 27 septembre 2023. (Crédit : Jonathan Shaul/Flash90).

Il a été déclaré que le Shin Bet avait accusé Ben Gvir de traiter ses membres avec mépris en raison de son souci de prévenir la violence des résidents d’implantations à l’encontre des Palestiniens de Cisjordanie.

Le NSC, le Shin Bet et le bureau du Premier ministre n’assistant plus aux réunions d’information sur la sécurité, il ne reste plus que les participants subordonnés à Ben Gvir – la police, l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) et les services d’incendie et de secours.

En février, le chef du Shin Bet avait averti le gouvernement que les restrictions imposées aux fidèles musulmans pendant le Ramadan risquaient d’étendre la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza et de lui donner des allures de conflit religieux.

Selon les articles parus à l’époque, le directeur du Shin Bet, Ronen Bar, avait prévenu que l’imposition de restrictions aux Israéliens arabes déclencherait une réaction de colère et ferait le jeu du Hamas, qui a cherché à susciter une violente agitation arabe à l’intérieur d’Israël au cours de la guerre à Gaza, qui en est à son cinquième mois d’existence.

Le Hamas a baptisé son assaut du 7 octobre contre le sud d’Israël « Opération déluge d’Al-Aqsa », afin de revendiquer la légitimité religieuse de ses atrocités.

Le mont du Temple est le lieu le plus sacré du judaïsme, puisqu’il s’agit du site où se tenaient autrefois deux Temples bibliques, et le troisième lieu le plus sacré de l’islam.

Des centaines de milliers de musulmans se pressent sur le site pour prier à l’occasion du Ramadan, qui débute cette année le 10 mars. La police sera chargée de déterminer le nombre maximum de fidèles musulmans sur le site en se basant strictement sur des préoccupations de sécurité, et non sur des restrictions générales.

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