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Le Conseil départemental de la Meuse demande la dissolution d’un groupuscule néo-nazi

Les élus ont appelé le ministre de l'Intérieur à prononcer l'interdiction du groupuscule néo-nazi Hammerskins Germany

Un membre du groupuscule néo-nazi Hammerskins. (Capture d'écran YouTube)
Un membre du groupuscule néo-nazi Hammerskins. (Capture d'écran YouTube)

Le Conseil départemental de la Meuse a voté jeudi une motion demandant la dissolution du groupuscule néo-nazi Hammerskins Germany, quelques jours après un rassemblement de partisans de ce mouvement dans un petit village du département.

Dans une motion adoptée à l’unanimité en séance publique, les élus ont appelé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à prononcer l’interdiction de ce groupuscule néo-nazi et la fermeture de la Taverne de Thor, à Combres-sous-les-Côtes, où s’est déroulé l’événement le 15 juin.

« Ce jour-là, plus de 300 néo-nazis ont participé à un tournoi de MMA, c’est-à-dire d’arts martiaux mixtes, organisé par un réseau néo-nazi qui s’appelle Hammerskin. Venus des quatre coins d’Europe, les participants ont combattu pendant des heures dans un hangar agricole baptisé ‘Taverne de Thor’ en exhibant publiquement des drapeaux et des sigles nazis illégaux », a déclaré devant l’assemblée Marie-Astrid Strauss, conseillère départementale de la Meuse et du canton d’Étain, dans lequel se trouve le village de Combres-sous-les-Côtes.

L’élue a rappelé qu’elle avait déjà interpellé la préfecture en 2015 sur la présence de ce « groupe extrêmement violent qui suscite la peur et une inquiétude légitime chez les habitants de Combres ». Aujourd’hui, « les néo-nazis sont toujours là et plus nombreux encore qu’en 2015 ».

« Beaucoup de questions émergent quant à la responsabilité de l’État sur l’organisation de ce tournoi de MMA », a-t-elle souligné, dénonçant le « laxisme intolérable » des autorités.

Le 15 juin, les habitants du village « ont vu débarquer une centaine de voitures et puis des participants avec tous les symboles nazis, les t-shirts, les croix gammées, les tatouages », a décrit Mme Strauss à l’AFP.

« Ils avaient une sono et les gens du village ont entendu des applaudissements pour Hitler, ça leur a fait quand même froid dans le dos », a-t-elle ajouté.

Elle a regretté que « ça donne l’image de la Meuse qui est un peu l’arrière-base de tous ces réseaux qui sont interdits en Allemagne ».

En septembre 2023, le ministère de l’Intérieur allemand avait annoncé interdire le groupuscule Hammerskins Germany, qui propage une « théorie raciale basée sur l’idéologie nazie ».

Contactés par l’AFP, la préfecture et la maire du village n’ont pas réagi.

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