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Le conseiller à la sécurité nationale évoquera l’Arabie saoudite avec les Américains

Eyal Hulata sera informé des détails du voyage de l’administration Biden à Riyad et des contacts susceptibles d’aider à promouvoir la normalisation entre Israéliens et Saoudiens

Le président du Conseil de sécurité nationale, Eyal Hulata (à gauche), et le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, devant la Maison-Blanche le 5 octobre 2021. (Crédit : Jake Sullivan/Twitter)
Le président du Conseil de sécurité nationale, Eyal Hulata (à gauche), et le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, devant la Maison-Blanche le 5 octobre 2021. (Crédit : Jake Sullivan/Twitter)

Le conseiller à la sécurité nationale d’Israël, Eyal Hulata, doit rencontrer son homologue américain, Jake Sullivan, à Washington la semaine prochaine pour des échanges concernant notamment la normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite, selon une information publiée jeudi.

Citant trois responsables israéliens, le site d’information Axios a rapporté qu’Hulata sera informé par deux hauts responsables de l’administration Biden des détails de leur déplacement à Riyad, et notamment des réunions destinées à finaliser le transfert par l’Égypte de deux îles de la mer Rouge à l’Arabie saoudite.

Hulata est l’homme de confiance d’Israël sur les îles, qui figurent en bonne place dans l’accord de paix israélo-égyptien de 1979 et dont le transfert sous contrôle saoudien nécessite donc un certain soutien israélien.

L’information indique qu’Israël et les États-Unis espèrent qu’un accord favorisera la confiance et impulsera l’élan nécessaire à la normalisation des relations. Israël aurait donné son approbation de principe au transfert de l’île, mais a demandé de nouveaux arrangements de sécurité et plusieurs mesures de normalisation.

Riyad a donné sa bénédiction à ses satellites, les Émirats arabes unis et Bahreïn, pour normaliser leurs relations avec Israël, mais s’est abstenu de prendre la même mesure, affirmant le faire sous réserve d’une résolution du conflit israélo-palestinien.

Le déplacement d’Hulata devrait également être l’occasion pour lui et Sullivan d’évoquer les négociations – au point mort – sur le rétablissement de l’accord nucléaire iranien, ainsi que le déplacement annoncé du président américain Joe Biden en Israël. Aucune date n’a pour l’heure été rendue publique.

Tiran, en mer Rouge (au premier plan) et les îles Sanafir (en arrière-plan) dans le détroit de Tiran entre la péninsule égyptienne du Sinaï et l’Arabie saoudite. Photo prise par la fenêtre d’un avion, le 14 janvier 2014 (Crédit : Stringer/AFP)

Par ailleurs, le quotidien Yedioth Ahronoth a rapporté que des contacts avaient déjà eu lieu entre autorités israéliennes et saoudiennes dans le cadre des efforts américains visant à promouvoir les liens entre les deux pays. Le journal a déclaré que les États-Unis poussaient à la création d’un appareil de défense régional en prélude au déplacement de Biden qui se rendra en Israël, Arabie saoudite, Égypte, Jordanie et dans les États du Golfe.

L’administration Biden a confirmé le principe du déplacement en Israël, mais CNN a, en outre, rapporté la semaine passée que des responsables américains tentaient d’organiser une réunion entre Biden et le prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman.

Washington semble aujourd’hui vouloir améliorer sa relation avec Riyad, après les dures critiques assénées par Biden, durant sa campagne électorale, envers le pays et son prince héritier en matière de droits de l’homme et notamment, en ce qui concerne le meurtre du chroniqueur du Washington Post, Jamal Khashoggi.

Alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie se poursuit et met à mal le marché mondial de l’énergie, les États-Unis se retrouvent de plus en plus dépendants de l’Arabie saoudite, plus gros exportateur mondial de pétrole brut.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Bin Farhan Al Saud, arrivent pour parler aux journalistes au département d’État à Washington, le 14 octobre 2021. (Crédit : Jonathan Ernst/Pool via AP)

Jeudi également, l’administration Biden a confirmé le voyage du coordinateur du Conseil de sécurité nationale des États-Unis au Moyen-Orient, Brett McGurk, et de l’envoyé du Département d’État pour l’énergie, Amos Hochstein, en Arabie saoudite, cette semaine.

La porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a déclaré que les parties avaient évoqué « une série de questions, notamment les activités déstabilisatrices de l’Iran, la garantie d’un approvisionnement énergétique mondial stable et d’autres questions régionales ».

Elle a nié que McGurk et Hochstein avaient pour mission d’obtenir une augmentation de la production pétrolière saoudienne.

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