Israël en guerre - Jour 57

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Le contrôleur va évaluer la gestion par l’État de la menace nucléaire iranienne

Matanyahu Englman déclare que la question est déjà "sur son bureau" suite aux critiques d'ex-responsables de la Défense concernant la politique à court-terme et l'absence de plan B

Le contrôleur d'Etat Matanyahu Englman lors d'une conférence à Herzliya, le 7 décembre 2021. (Crédit : Marc Israël Salem)
Le contrôleur d'Etat Matanyahu Englman lors d'une conférence à Herzliya, le 7 décembre 2021. (Crédit : Marc Israël Salem)

Le contrôleur de l’État Matanyahu Englman a déclaré mardi que son bureau avait commencé à examiner le niveau de préparation d’Israël pour faire face au programme nucléaire iranien, alors que d’anciens fonctionnaires ont récemment critiqué la façon dont les dirigeants gèrent la question.

« Le dossier est sur mon bureau », a déclaré Engelman lors d’une conférence à Herzliya organisée par le site d’information Walla. « Nous avons commencé un examen de cette question avec la perspective que c’est un danger central ».

« Une partie de la force d’Israël est que tout le monde est soumis à la critique, y compris l’establishment de la Sécurité, Tsahal et nos organes de renseignement », a noté Engelman.

Le contrôleur a également déclaré que son bureau examinerait les cyber-menaces pour le pays, en se concentrant sur les informations détenues par l’administration fiscale.

M. Englman a déclaré que l’ensemble des informations que l’administration détient sur chaque citoyen constitue un « grand risque » s’il n’est pas correctement protégé. Il a fait remarquer qu’outre les données personnelles détenues par l’autorité, les recettes fiscales influencent également le budget national et les revenus du gouvernement.

Alors que les pourparlers en Europe visent à relancer l’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et les puissances mondiales, Israël a intensifié ses efforts diplomatiques visant à empêcher les États-Unis de revenir sur leur sortie du pacte, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), ou, s’il doit être sauvé, à s’assurer qu’il contienne des conditions beaucoup plus strictes limitant l’Iran.

Israël a promis à plusieurs reprises et publiquement que, si nécessaire, il agirait seul dans une frappe visant à démolir les capacités nucléaires de l’Iran.

Caméras de télévision devant le « Grand Hotel Vienna » où se déroulent les négociations nucléaires à huis clos à Vienne, en Autriche, dimanche 20 juin 2021. (Crédit : AP/Florian Schroetter)

Cependant, l’ancien chef des recherches de renseignement militaire de Tsahal, Danny Citrinowicz, a qualifié la politique de Jérusalem à l’égard de l’Iran d’ « échec » dans une récente interview accordée au Times of Israel, et a déploré la décision de son gouvernement d’ignorer un changement en cours dans la République islamique que lui et ses collègues avaient identifié.

En encourageant l’administration Trump à se retirer de l’accord et à imposer des sanctions « à pression maximale » contre Téhéran, Israël a contribué à affaiblir considérablement une force plus modérée qu’il voyait en marche et à atténuer l’impact de ce changement, a affirmé le général à la retraite.

D’autres critiques ont été formulées par l’ancien Premier ministre Ehud Barak qui, dans une tribune, publié dimanche dans les colonnes du Yedioth Ahronoth, a déclaré qu’il ne pensait pas qu’Israël ou les États-Unis disposaient d’un plan militaire viable pour attaquer le programme nucléaire iranien et a qualifié de « délirante » la décision américaine de quitter l’accord nucléaire sans plan derrière.

L’ancien Premier ministre Ehud Barak s’exprime lors de la conférence de presse de la Douzième chaîne à Tel Aviv, le 5 septembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Cette erreur a ensuite été aggravée par le fait qu’Israël n’a pas réussi à mettre en place avec les États-Unis un « plan B sous la forme d’une opération militaire chirurgicale », a-t-il écrit.

Barak, qui aurait été en faveur d’une frappe militaire lorsqu’il était ministre de la Défense de Netanyahu au début de la dernière décennie, a rejeté la faute sur Netanyahu, qui a été Premier ministre pendant la dernière décennie jusqu’à son élection en mars.

L’accord nucléaire historique a été initialement conclu entre l’Iran et la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis.

Mais il a commencé à s’effilocher en 2018 lorsque le président américain de l’époque, Donald Trump, fortement encouragé par le Premier ministre israélien de l’époque, Benjamin Netanyahu, s’est retiré et a réimposé des sanctions, tandis que l’Iran a commencé à violer publiquement l’accord. Depuis lors, l’Iran a intensifié ses activités nucléaires – amassant un stock d’uranium hautement enrichi qui va bien au-delà des limites de l’accord.

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