Le débat sur le Mont du Temple à la Knesset, sévèrement critiqué
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Le débat sur le Mont du Temple à la Knesset, sévèrement critiqué

L'Autorité palestinienne appelle la Ligue arabe à une session d'urgence, alors que l'opposition jordanienne demande le gel du traité de paix avec Israël

La police israélienne déployée au Dôme du Rocher lors des émeutes qui ont suivi le débat à la Knesset sur la souveraineté israélienne sur le mont du Temple (Crédit : Sliman Khader/Flash90)
La police israélienne déployée au Dôme du Rocher lors des émeutes qui ont suivi le débat à la Knesset sur la souveraineté israélienne sur le mont du Temple (Crédit : Sliman Khader/Flash90)

Le débat à la Knesset de mardi sur la souveraineté israélienne au Mont du Temple a soulevé les critiques du monde arabe, y compris les pays ayant signé des accords de paix avec Israël.

Si Israël venait à déclarer sa souveraineté sur le site contesté, cela pourrait provoquer une « explosion » dans la région, selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy.

L’Autorité palestinienne (AP) a demandé mardi à la Ligue arabe de tenir une session d’urgence mercredi pour discuter des politiques israéliennes par rapport au Mont du Temple, selon l’agence de presse Ma’an.

« Si Israël continue sa politique, » a déclaré l’ambassadeur de l’AP en Égypte, Barakat al-Fara, « cela prouve qu’[Israël] ne veut pas la paix mais continue de violer les lois et résolutions internationales. »

Le Front de l’action islamique de Jordanie, une faction des Frères musulmans, qui est le principal parti de l’opposition du pays, a demandé à ce que le traité de paix de 1994 avec Israël soit suspendu.

« Nous demandons au gouvernement d’accéder aux demandes de ceux qui ont, à plusieurs reprises, appelé au gel et à l’annulation éventuelle du traité de paix, » a écrit le groupe sur son site Web.

Le Parlement israélien a discuté dans la soirée de mardi d’un projet de loi du député Moshé Feiglin, membre du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, prévoyant « l’application de la souveraineté israélienne » sur l’esplanade des Mosquées, le troisième lieu de l’islam.

Le débat était le premier à se pencher sur le droit d’accès et de prière des non-musulmans au site sacré à Jérusalem.

La plupart des députés arabes israéliens de la Knesset ont choisi de ne pas participer à la session pour protester contre le débat.

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