Le député Eric Ciotti cible d’insultes après un message de soutien à Israël
Rechercher

Le député Eric Ciotti cible d’insultes après un message de soutien à Israël

"La France a le devoir de défendre l’Etat d’Israël", avait écrit le député à l’occasion de Yom HaAtsmaout

Eric Ciotti, député et conseiller départemental du département des Alpes-Maritimes, lors des célébrations de Yom HaAtsmaout, à Nice, le 8 mai 2019. (Crédit photo : Twitter / Eric Ciotti)
Eric Ciotti, député et conseiller départemental du département des Alpes-Maritimes, lors des célébrations de Yom HaAtsmaout, à Nice, le 8 mai 2019. (Crédit photo : Twitter / Eric Ciotti)

Le 9 mai dernier, Eric Ciotti, député LR et conseiller départemental du département des Alpes-Maritimes, s’est dit sur Twitter victime d’insultes suite à deux messages postés la veille.

« Quelques heures après un tweet célébrant le 71e anniversaire de l’Etat d’Israël, je suis la cible d’insultes et de menaces », avait-il indiqué sur Twitter, postant des captures d’écran de messages reçus.

« Jusqu’à quand le gouvernement tolérera cette haine ? Leurs auteurs doivent être bannis des réseaux sociaux, les amendes multipliées par 100 », avait-il ajouté.

La veille, à l’occasion des célébrations de Yom HaAtsmaout, le député avait écrit sur Twitter : « La France a le devoir de défendre l’Etat d’Israël. Défendre Israël c’est défendre la démocratie. Défendre Israël c’est défendre la liberté. Défendre Israël c’est défendre notre civilisation et un rempart contre la barbarie islamiste. »

Le responsable s’était également dit « honoré » d’assister à un évènement à Nice organisé par « Radio Shalom et aux côtés de Maurice Niddam et Franck Israël, présidents du consistoire de Nice et du consistoire régional ».

En février dernier, Éric Ciotti avait annoncé avoir déposé une proposition de loi pour « mieux lutter contre l’explosion des actes antisémites », les injures liées à une appartenance religieuse et durcir les sanctions sur les réseaux sociaux.

« Au-delà des manifestations et des déclarations d’intention, il est temps de modifier radicalement notre arsenal législatif pour mieux lutter contre ces phénomènes qui gangrènent notre République », avait affirmé dans un communiqué l’élu des Alpes-Maritimes, au lendemain de rassemblements contre l’antisémitisme qui avaient réuni des milliers de personnes à Paris et partout en France.

M. Ciotti avait souligné « l’augmentation inquiétante » des actes antisémites en 2018, « nourri(s) par l’islamisme » selon lui. « Cet antisémitisme (…) a produit un malaise profond parmi les Français de confession juive, dont une partie décide malheureusement de quitter la France », argumentait-il.

Au total, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, un chiffre en hausse de 74 % sur un an mais qui reste inférieur au dernier pic de 2014 (851) et de 2004 (974).

Pour remédier à cette situation, Eric Ciotti a préconisé « un durcissement du cadre législatif avec la création d’un délit de droit commun » pour racisme et antisémitisme, passible « de deux ans d’emprisonnement et de 70 000 euros d’amende, contre un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende actuellement ».

Afin de lutter contre les insultes sur les réseaux sociaux, le questeur de l’Assemblée nationale proposait de s’inspirer du « modèle allemand » qui permet « de bloquer ou retirer » les contenus « dans les 24 heures qui suivent leur notification ». Il suggère de porter de 375 000 euros à 37,5 millions les montants des amendes visant les hébergeurs, tels Facebook et Twitter, qui ne respecteraient pas cette obligation.

Enfin, M. Ciotti avait soumis l’idée de rendre obligatoires « une pièce d’identité ainsi qu’une déclaration de responsabilité » pour ouvrir un compte sur les réseaux sociaux.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...