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Le gouvernement égyptien démissionne après un scandale de corruption

La démission de M. Mahlab intervient à quelques semaines des élections législatives qui auront lieu entre le 17 octobre et le 2 décembre

Le Premier ministre égyptien Ibrahim Mahlab (Crédit : capture d'écran Youtube/Arirang News)
Le Premier ministre égyptien Ibrahim Mahlab (Crédit : capture d'écran Youtube/Arirang News)

Le gouvernement égyptien a démissionné samedi après un scandale de corruption et le président Abdel Fattah al-Sissi a chargé le ministre du Pétrole de former un nouveau cabinet.

Une heure après l’annonce de la démission du gouvernement du Premier ministre Ibrahim Mahlab, le chef de l’Etat a confié à Chérif Ismaïl la mission de composer un nouveau cabinet d’ici une semaine.

Il a toutefois tenu à saluer les « efforts accomplis par M. Mahlab et son équipe durant cette période difficile de l’histoire du pays », une référence à l’instabilité de l’Egypte en matière de sécurité.

M. Mahlab, un cacique du parti de l’ex-président Hosni Moubarak renversé en 2011 à la suite d’une révolte populaire, avait été nommé au poste de Premier ministre début 2014 et n’avait pas été inquiété lors du précédent remaniement ministériel de mars 2015. Il était vu comme un proche du président Al-Sissi.

Les raisons du départ de ce technocrate n’ont pas été publiquement dévoilées mais un haut responsable a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le remaniement avait pour but « de donner un nouvel élan » à un gouvernement dont l’un des ministres à récemment été rattrapé par une retentissante affaire de corruption.

Le ministre de l’Agriculture Salah Helal a été arrêté lundi au Caire, juste après avoir été contraint à la démission par le président.

M. Helal et son chef de cabinet sont soupçonnés d’avoir « demandé et reçu » des pots-de-vin de la part de l’homme d’affaires Ayman al-Gamil –par le biais d’un intermédiaire– pour « légaliser » l’acquisition de terrains appartenant à l’Etat, selon les autorités.

Mécontentement

« La principale raison (de ce remaniement) est que le président était mécontent du travail de certains ministres, et sentait que le gouvernement n’avait pas atteint les objectifs souhaités », estime toutefois le professeur en sciences politiques de l’Université du Caire Kamel al-Sayyed.

La démission de M. Mahlab intervient à quelques semaines des élections législatives qui auront lieu entre le 17 octobre et le 2 décembre, un scrutin que de nombreux observateurs jugent joué d’avance.

Ces législatives se dérouleront en l’absence quasi-totale d’opposition.

Les Frères musulmans qui dominaient l’opposition en Egypte depuis près de neuf décennies, ont été décrétés « organisation terroriste » en 2013 et les principales voix dissidentes laïques et libérales, en particulier les leaders de la jeunesse révolutionnaire qui chassa Moubarak du pouvoir en 2011, croupissent derrière les barreaux.

Les élections législatives avaient été originellement annoncées pour début 2015 mais ont été annulées par une cour de justice pour des raisons techniques. Depuis 2012, le pays vit sans parlement après la dissolution de ce dernier par la Cour suprême.

Les dernières législatives remontent à fin 2011, dix mois après la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir. Elles avaient été remportées par les Frères musulmans de Mohamed Morsi, qui était devenu six mois plus tard le premier président élu démocratiquement en Egypte.

Les prochaines élections s’inscrivent dans un contexte de répression de la confrérie islamiste dont le président Mohamed Morsi a été destitué par l’armée en juillet 2013.

Depuis cette date, les autorités ont arrêté plus de 15 000 pro-Morsi, essentiellement des membres des Frères musulmans, et la répression des manifestations a causé la mort de plus de 1.400 personnes.

En réponse à cette vague de répression, des groupes djihadistes ont multiplié les attentats dans la péninsule du Sinaï, à l’est du pays. Des centaines de policiers et soldats ont été tués.

Le gouvernement de M. Mahlab avait bénéficié d’un soutien populaire face au défi sécuritaire mais il est depuis quelques mois critiqué en raison de la multiplication des accusations de corruption, de la flambée des prix de l’alimentation et de la baisse des subventions pour les hydrocarbures décrétée par M. Sissi afin de limiter le déficit de l’Etat.

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