Le Hamas organise un exercice pour tester sa préparation en cas de guerre
Rechercher

Le Hamas organise un exercice pour tester sa préparation en cas de guerre

Un autre exercice prévu bientôt mobilisera 15 000 membres du groupe terroriste palestinien à travers l'ensemble du territoire

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam , la branche armée du Hamas, pendant un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam , la branche armée du Hamas, pendant un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Le Hamas a organisé mardi un exercice militaire d’une ampleur inédite pour tester son « degré de préparation » en cas de nouvelle offensive israélienne sur la bande de Gaza.

L’exercice, impliquant un millier de policiers, membres de la Sûreté et des services de secours, n’était pas une « anticipation ou un signal d’alarme qui annonceraient une guerre », a assuré le porte-parole du ministère de l’Intérieur du groupe terroriste palestinien à Gaza.

Pendant la durée de l’exercice, l’état d’urgence a cependant été déclaré pendant deux heures dans les localités du nord de la bande de Gaza : Beit Hanoun et Beit Lahya, frontalières d’Israël, et Jabalia, un peu plus au sud.

La presse n’était pas autorisée à s’approcher de la zone, mais le bruit de fortes explosions a pu être entendu de loin, et les hôpitaux et les écoles avaient été placés en alerte. Les radios locales avaient prévenu la population dès lundi.

Des simulations de bombardements aériens ont été menées pour tester la réactivité des membres de la sécurité dans le cas d’éventuelles évacuations en urgence et de secours de victimes bloquées dans les décombres.

Israël et les combattants palestiniens ont mené trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008, dont un conflit dévastateur de 50 jours en 2014.

« Cet exercice militaire est sans précédent », a affirmé à l’AFP Iyad al-Bozoum, le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Il s’agissait, a-t-il poursuivi, de « tester et de garantir le degré de préparation en situation d’urgence en cas de guerre ou d’une offensive israélienne sur la bande de Gaza. »

Les dirigeants terroristes du Hamas assurent régulièrement ne pas vouloir d’une nouvelle guerre.

Cet exercice, a donc précisé Bozoum, « n’a rien à voir avec une quelconque anticipation ou un signal d’alarme qui annonceraient une guerre, même si l’éclatement d’un conflit fait partie des crises à prévoir. »

Estimant que l’exercice avait été « un succès », il a indiqué que l’expérience devait être renouvelée dans différentes régions au cours du mois, ajoutant qu’un exercice mobiliserait ensuite 15 000 membres du groupe terroriste palestinien à travers l’ensemble du territoire.

L’enclave palestinienne est soumis à des restrictions israéliennes et égyptiennes afin d’éviter la multiplication des tunnels destinés à la contrebande d’une part, et au terrorisme d’autre part en empêchant l’importation d’armes. Le Hamas, un groupe terroriste islamiste, cherche à détruire Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...