Le Hamas remonté après avoir découvert que l’Iran espionnait son vice-président
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Le Hamas remonté après avoir découvert que l’Iran espionnait son vice-président

Journal télévisé : L'employé de Mousa Abu Marzouk s'est révélé être un agent de Téhéran, qui a signalé ses déplacements et ses conversations au régime

Moussa Abu Marzouk, fonctionnaire du Hamas, le 18 septembre 2014. (AP/Khalil Hamra)
Moussa Abu Marzouk, fonctionnaire du Hamas, le 18 septembre 2014. (AP/Khalil Hamra)

Une crise serait apparue dans les relations entre le Hamas et l’Iran après que le groupe terroriste basé à Gaza a découvert que Téhéran utilisait des espions pour traquer un de ses hauts dirigeants.

Selon un reportage de la Douzième chaîne d’information, jeudi, un employé du bureau du chef-adjoint du Hamas, Moussa Abu Marzouk, était un agent des services de renseignements iraniens, et a fait état de ses déplacements et conversations lors de ses différents voyages à l’étranger.

D’autres agents seraient également impliqués, selon le rapport.

Le rapport, rédigé par Ehud Yaari, correspondant principal pour les affaires arabes de la Douzième chaîne de télévision, ne cite pas de sources d’information et ne précise pas quand l’espionnage présumé a eu lieu.

Selon Yaari, Abu Marzouk, qui réside au Qatar et est responsable des relations étrangères du Hamas, est connu pour être opposé à ses liens étroits avec l’Iran.

« Il n’y a pas de vérité dans les allégations diffusées dans les médias de l’occupation », a écrit Marzouk sur Twitter, – une « fabrication dont le seul but est de semer le trouble ».

La République islamique est un soutien financier de longue date du Hamas, l’organisation terroriste qui dirige la bande de Gaza et qui cherche à détruire Israël. Israël a longtemps accusé l’Iran d’essayer d’armer les groupes terroristes palestiniens à Gaza et maintient un blocus de la bande pour tenter de stopper l’importation de systèmes d’armes sophistiqués.

Le guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, (à droite) rencontre le leader du Hamas dans la bande de Gaza, Ismail Haniyeh, à Téhéran (Crédit : AP)

Dans le même temps, le Hamas a également résisté à se rapprocher trop près des partisans de la ligne dure à Téhéran, contrairement au groupe terroriste gazaoui du Jihad islamique, qui s’est constitué un large arsenal grâce, dans une large mesure, au soutien de la République islamique.

Ces dernières années, l’Iran et le Hamas ont néanmoins cherché à revigorer leur relation après que les deux se sont retrouvés dans des camps opposés au cours des premières années de la guerre civile syrienne.

Au cours des dernières années, de hauts responsables du Hamas se sont rendus à Téhéran et ont félicité la République islamique d’avoir juré de soutenir les groupes terroristes palestiniens à Gaza. Cependant, le Hamas a également cherché à maintenir des liens avec d’autres pays comme l’Égypte, qui considère largement l’Iran comme un ennemi régional.

Selon la Douzième chaîne, en découvrant l’espionnage iranien, un Abou Marzouk furieux s’est plaint au leader du Hamas Ismail Haniyeh, qui a personnellement soulevé la question avec le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah « et d’autres personnalités de haut rang ».

L’employé a été forcé de quitter le bureau d’Abu Mazouk et s’est enfui au Soudan, selon le rapport.

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