Barrage de roquettes lancées par le Hezbollah contre Israël ; l’armée riposte
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Barrage de roquettes lancées par le Hezbollah contre Israël ; l’armée riposte

Selon Tsahal, la majorité des ces projectiles ont été interceptés ; le groupe terroriste dit que ces tirs viennent en riposte à des frappes israéliennes survenues jeudi matin

Des obusiers israéliens tirent vers le Liban depuis un poste situé à proximité de Kiryat Shmona, dans le nord, suite à des tirs de roquettes du groupe terroriste libanais du Hezbollah, le 6 août 2021. (Crédit :  Jalaa Marey/AFP)
Des obusiers israéliens tirent vers le Liban depuis un poste situé à proximité de Kiryat Shmona, dans le nord, suite à des tirs de roquettes du groupe terroriste libanais du Hezbollah, le 6 août 2021. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Plus de vingt roquettes ont été tirées vers le nord d’Israël depuis le territoire libanais dans la matinée de vendredi, envoyant les résidents d’un certain nombre de villes du plateau du Golan et de Galilée vers les abris antiaériens.

L’armée a expliqué que la plus grande partie des missiles avait été interceptée par le système de défense antiaérien du Dôme de fer. D’autres sont retombés dans des champs et sur des terres du mont Dov.

« Plus de 10 roquettes ont été tirées du Liban vers le territoire israélien. La plupart des roquettes ont été interceptées par le système de défense aérienne », a rapporté l’armée dans un communiqué.

L’alarme a résonné avant 11 heures du matin à Ein Quiniyye, Neveh Ativ et Snir, près de la frontière du nord d’Israël avec le Liban et la Syrie.

Le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a confirmé être à l’origine de cette attaque vendredi. Il a ajouté qu’elle était venue en riposte à de récentes frappes aériennes israéliennes au Liban.

« En réponse aux raids aériens israéliens, la Résistance islamique a bombardé un territoire près des positions des forces d’occupation israéliennes dans la région des fermes de Chebaa », a déclaré le groupe dans un communiqué.

Ces frappes israéliennes qui avaient eu lieu jeudi, en tout début de matinée, avaient été effectuées en représailles à des attaques à la roquette provenant du Liban, mercredi.

Il n’y a pas eu d’informations portant sur d’éventuelles victimes ou sur de potentiels dégâts. Les services d’urgence du Magen David Adom ont dit ne pas avoir connaissance de blessés.

L’armée israélienne a indiqué vendredi mener des frappes sur le Liban en riposte à ces tirs de roquettes revendiqués par le mouvement chiite.

« L’armée israélienne est en train de frapper les sources de lancement (des roquettes) au Liban », a indiqué un communiqué militaire.

Les militaires ont ajouté qu’aucune instruction particulière n’avait été donnée aux résidents du secteur. « La routine de la vie civile dans les secteurs adjacents de la frontière libanaise doit être maintenue », a fait savoir l’armée dans un communiqué.

Les responsables locaux, pour leur part, ont fait savoir qu’un certain nombre de roquettes s’étaient abattues dans des champs mais aucune dans les villes de la région.

Les résidents du secteur ont entendu un certain nombre d’explosions et des vidéos ont montré un certain nombre de missiles intercepteurs lancés par le système de défense antiaérien du Dôme de fer qui auraient été activés.

Le Premier ministre Naftali Bennett, le ministre de la Défense Benny Gantz, le chef d’État-major Aviv Kohavi et d’autres responsables de la sécurité devraient s’entretenir pour examiner les potentielles actions à entreprendre suite à cette agression de vendredi.

Le ministre de la Défense Benny Gantz rencontre le chef d’État-major de l’armée israélienne, f Aviv Kohavi et d’autres officiers au siège militaire de Tsahal à Tel Aviv, le 6 août 2021. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Gantz a rencontré, de son côté, le chef de l’État-major israélien Kohavi et d’autres officiers de premier rang. Un communiqué de son bureau a fait savoir qu’il avait souligné « l’importance de maintenir un contact étroit et de donner au Front intérieur toutes les informations nécessaires qui sont susceptibles d’émerger ».

La force de maintien de la paix de l’ONU au Liban, connue sous le nom de FINUL, a estimé vendredi que la situation était « très grave ».

« La FINUL a détecté des tirs de roquettes depuis le Liban et des ripostes sous la forme de tirs d’artillerie depuis Israël. C’est une situation très grave et nous recommandons à toutes les parties le cessez-le-feu », a noté la FINUL dans un communiqué.

Le porte-parole de Tsahal, Ran Kochav, a déclaré aux journalistes, vendredi, qu’Israël n’a pas l’intention « d’entrer en guerre mais nous ne voulons transformer la frontière libanaise en ligne d’affrontement ».

Le porte-parole de l’armée israélienne, Ran Kochav, s’exprime pendant une cérémonie au siège de l’unité du porte-parole de l’armée israélienne dans le nord de Tel Aviv, le 6 juin 2021. (Crédit : Armée israélienne)

Il a ajouté que le Hezbollah avait intentionnellement tiré les roquettes vers des zones non-habitées. Le système du Dôme de fer a été néanmoins activé pour en intercepter certaines – ce qui ne survient habituellement que lorsque les missiles se dirigent vers des zones peuplées, vers des bases militaires ou vers des infrastructures déterminantes.

« La réponse du Hezbollah est mesurée de manière à ne pas entraîner d’escalade », a dit Kochav.

Pour sa part, le groupe terroriste du Hamas a exprimé son « plein soutien » à la décision prise par le Hezbollah de lancer des roquettes en direction de « l’ennemi sioniste », expliquant que l’organisation libanaise défiait les tentatives de l’État juif d’imposer ses propres règles d’engagement.

Le Hezbollah établit une formule dans laquelle « un bombardement répondra à un bombardement et ce sont ceux qui ont ouvert les hostilités qui en assument la responsabilité », a continué le Hamas, faisant référence aux frappes menées par Tsahal sur le territoire libanais, jeudi.

« La bataille avec cet ennemi doit rester ouverte jusqu’à la disparition d’Israël », a poursuivi le Hamas.

Les attaques récentes avaient été attribuées à des groupes palestiniens locaux au Liban et non au puissant Hezbollah. Toutefois, le Hezbollah contrôle étroitement le sud du pays et il est donc improbable qu’une attaque puisse être menée depuis cette zone sans avoir obtenu au préalable son accord tacite.

Mercredi, trois roquettes avaient été tirées vers le nord d’Israël depuis le Liban. Deux étaient retombées dans des champs et la troisième n’était pas parvenue à franchir la frontière.

En réponse, l’armée israélienne avait procédé à des tirs d’artillerie vers des cibles situées sur le territoire libanais. Elles avaient renouvelé à deux reprises ces frappes de représailles avant de bombarder des « infrastructures terroristes » et des sites de lancement de roquette, selon les militaires.

Les tirs de roquettes depuis le Liban ont été extrêmement rares au cours des 15 années qui se sont écoulées depuis la deuxième guerre du Liban de 2006 qu’Israël a menée contre le Hezbollah, même s’ils ont été sporadiques. Ces derniers mois, cependant, on a constaté une légère augmentation, avec 10 tirs visant Israël pendant la guerre de 11 jours à Gaza en mai, ainsi que le mois dernier, ce qui fait craindre à certains que le phénomène ne devienne plus courant, comme cela s’est produit dans les zones situées à la frontière de Gaza.

Israël a fait savoir au Liban, par l’intermédiaire des soldats de la paix de l’ONU, que l’État juif pourrait intensifier sa riposte si le calme ne revenait pas à la frontière.

« Sans chercher à savoir qui a tiré les roquettes, il est clair que le gouvernement libanais porte l’entière responsabilité de tout tir sur le territoire de l’État d’Israël », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué en hébreu. « L’État libanais manque de contrôle sur les groupes terroristes qui opèrent sur son territoire ».

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