Le Koweït et le Maroc répondent au plan de paix de Trump
Rechercher

Le Koweït et le Maroc répondent au plan de paix de Trump

Le plan accorde à Israël une grande partie de ce qu'il tentait d'obtenir depuis des décennies de diplomatie internationale ; Les Palestiniens ont vivement rejeté l'ensemble du plan

Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu participent à une conférence commune dans l'East Room de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington DC. (Sarah Silbiger/Getty Images/AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu participent à une conférence commune dans l'East Room de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington DC. (Sarah Silbiger/Getty Images/AFP)

Mercredi, le Koweït et le Maroc ont tous les deux donné une réponse positive au plan de paix du président américain Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Ils ont conditionné leur soutien à l’acceptation de la proposition par les Palestiniens.

Le Koweït « est très reconnaissant » de la proposition de Trump a fait savoir le ministère des Affaires étrangères du pays dans un communiqué cité par l’agence de presse d’État, a rapporté Reuters.

L’allié régional américain dans le Golfe a souligné qu’une solution de paix devait inclure un État palestinien indépendant, basé sur les frontières fixées avant qu’Israël ne contrôle la Cisjordanie en 1967.

Dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, le Maroc, également un allié de Washington, s’est dit « sensible » au plan de paix américain.

Une rue à Rabat, au Maroc (Crédit : CC-BY SA Nawalbennani/Wikimedia Commons)

Le ministère a précisé que « l’acceptation par les parties… est… fondamentale à l’application et la durabilité du plan », a rapporté Reuters.

Rabat espère « un processus de paix constructif » qui apportera « une solution réaliste, application, équitable et durable », pouvait-on lire dans le communiqué.

Trump a dévoilé son plan de paix tant attendu à la Maison Blanche mardi. Le plan accorde à Israël une grande partie de ce qu’il tentait d’obtenir depuis des décennies de diplomatie internationale : à savoir le contrôle de Jérusalem comme sa capitale « indivisible », plutôt que partagée avec les Palestiniens. Le plan permet aussi à Israël d’annexer les implantations cisjordaniennes.

Les Palestiniens ont vivement rejeté l’ensemble du plan.

« Cet accord de conspiration ne passera pas. Notre peuple le jettera aux poubelles de l’histoire », avait réagi le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas mardi.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas après une réunion avec des responsables palestiniens en Cisjordanie à Ramallah, le 22 janvier 2020. (AP Photo/Majdi Mohammed)

De nombreux pays occidentaux et organisations internationales ont indiqué avoir besoin de temps pour examiner le plan, en rappelant leur soutien au consensus international de longue date en faveur d’une solution à deux États au conflit sur la base des frontières d’avant 1967.

Et même si la proposition accorde bien un État palestinien, elle ne répond pas aux espoirs palestiniens d’une restitution de tous les territoires conquis par Israël pendant la guerre des Six Jours en 1967.

L’Égypte, le premier pays arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël, a appelé les Israéliens et les Palestiniens à examiner attentivement le plan, et l’Arabie saoudite a soutenu un retour aux négociations. L’Union européenne a dit avoir besoin de l’étudier plus attentivement.

Les Émirats arabes unis l’ont qualifié de « point de départ important », alors que la Jordanie a réagi avec froideur, déclarant qu’elle restait engagée pour une solution à deux États sur la base des frontières d’avant 1967. La Jordanie a dit qu’elle rejetait toute démarche unilatérale d’Israël, en référence au plan d’annexion.

Dans le même temps, le Qatar a salué l’initiative, mais a souligné son soutien pour un État palestinien « incluant Jérusalem-Est » comme sa capitale.

L’Iran et la Turquie ont tous les deux rejeté la proposition. Le guide suprême iranien Ali Khameini a qualifié le plan de « satanique » et a promis qu’il ne serait jamais appliqué, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan le considère comme « absolument inacceptable ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui se tenait aux côtés de Trump à la Maison Blanche alors que le dirigeant américain présentait le plan, a immédiatement fait part de son soutien au projet.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...