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Le Koweït interdit la diffusion d’un film avec Gal Gadot

Le Koweït refuse toujours la normalisation avec Israël, contrairement à plusieurs pays arabes de la région qui ont signé ces dernières années des accords avec l'Etat hébreu

Gal Gadot dans un entretien accordé à la Douzième chaîne, le 9 mai 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)
Gal Gadot dans un entretien accordé à la Douzième chaîne, le 9 mai 2021. (Capture d'écran : Douzième chaîne)

Le film américain « Mort sur le Nil », adapté du roman d’Agatha Christie et mettant en scène l’actrice israélienne Gal Gadot, est interdit de diffusion au Koweït, ont indiqué dimanche les autorités du pays.

Une porte-parole du ministère koweïtien de l’Information, Anouar Mourad, a confirmé à l’AFP une information de la presse locale selon laquelle le film réalisé par Kenneth Branagh, qui sort prochainement dans plusieurs pays, ne sera pas autorisé dans les salles du Koweït, sans expliquer la raison de l’interdiction.

D’après le journal koweïtien Al-Qabas cette décision aurait été prise après des appels au boycott lancés sur les réseaux sociaux par des internautes, l’héroïne du film Gal Gadot ayant défendu Israël lors de l’opération Bordure protectrice menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, à la tête de l’enclave palestinienne de Gaza à l’été 2014.

Au cours de cette guerre, Gal Gadot avait salué sur Facebook l’armée israélienne et attaqué le Hamas au pouvoir à Gaza.

En soutien à la cause palestinienne, le Koweït refuse toujours la normalisation avec Israël, contrairement à plusieurs pays arabes de la région qui ont signé ces dernières années des accords avec l’Etat hébreu.

En mai 2021, le Koweït avait convoqué l’ambassadeur tchèque qui avait exprimé sur les réseaux sociaux son soutien à Israël lors de l’opération Gardiens des murs entre l’Etat hébreu et les groupes terroristes palestiniens à Gaza. L’émissaire avait finalement présenté des excuses.

Le 15 septembre 2020, les Emirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premiers pays arabes du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël, sous l’impulsion de Washington.

Ces « Accords d’Abraham » avaient également abouti à des pactes similaires avec le Maroc et le Soudan.

Ils ont été dénoncés par les Palestiniens comme une « trahison », la résolution du conflit israélo-palestinien étant longtemps restée une condition préalable à toute normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

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