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Le Liban démantèle 17 réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël – média

Ces réseaux avaient un rôle "local" et "régional", a assuré aux journalistes le ministre de l'Information par intérim, Abbas Halabi

Photo prise le 20 mai 2021, depuis la ville de Metula dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban où flotte le drapeau israélien, avec en arrière-plan des gens à la périphérie du village de Kfarkila dans le sud du Liban, brandissant des drapeaux palestiniens, libanais et du Hezbollah, organisation soutenue par l'Iran. (Crédit : Jalaa Marey / AFP)
Photo prise le 20 mai 2021, depuis la ville de Metula dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban où flotte le drapeau israélien, avec en arrière-plan des gens à la périphérie du village de Kfarkila dans le sud du Liban, brandissant des drapeaux palestiniens, libanais et du Hezbollah, organisation soutenue par l'Iran. (Crédit : Jalaa Marey / AFP)

Le gouvernement libanais a annoncé lundi avoir démantelé « 17 réseaux d’espionnage » travaillant pour le compte de « l’ennemi israélien », un média local indiquant que 35 personnes avaient été arrêtées lors de cette opération.

Ces réseaux avaient un rôle « local » et « régional », a assuré aux journalistes le ministre de l’Information par intérim, Abbas Halabi, à l’issue d’une réunion gouvernementale.

Ces « dix-sept réseaux d’espionnage pour le compte de l’ennemi israélien ont été démantelés après des filatures », a-t-il affirmé, sans préciser le nombre de personnes arrêtées.

Le journal libanais al-Akhbar, proche du Hezbollah – mouvement terroriste chiite pro-iranien et ennemi d’Israël – a indiqué pour sa part que 35 personnes avaient été arrêtées, dont des ressortissants libanais, palestiniens et syriens.

Des combattants du Hezbollah tiennent le drapeau de leur groupe devant une statue du général iranien Qassem Soleimani et lui prêtent serment d’allégeance, lors d’une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de son assassinat, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 4 janvier 2022. (AP Photo/Hussein Malla)

Au moins 12 d’entre elles « savaient » qu’elles travaillaient pour le compte d’Israël, les autres étant convaincues de fournir des informations à des entreprises internationales ou à des ONG, selon le média. Certaines personnes arrêtées ont été libérées, d’après la même source.

Al-Akhbar affirme également que l’opération de filature et démantèlement a commencé il y a quatre semaines. Il s’agit de la plus grande opération de contre-espionnage menée au Liban contre des réseaux pro-Israéliens depuis 2009, selon le journal.

« Le démantèlement de ces réseaux prouve une nouvelle fois l’importance de la sécurité préventive et de la coordination des différents appareils sécuritaires pour protéger le Liban », a déclaré le Premier ministre libanais Najib Mikati, cité par M. Halabi.

Le Premier ministre libanais Najib Makiti pendant une session du parlement confirmant le nouveau gouvernement dans un théâtre de Beyrouth connu sous le nom de Palais de l’UNESCO, le 20 septembre 2021. (Crédit : AP/Bilal Hussein)

Entre avril 2009 et 2014, les autorités libanaises ont emprisonné plus de 100 personnes accusées d’espionnage pour le compte d’Israël, dont une majorité d’employés de l’armée ou des services de télécommunication.

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