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Le Likud n’enverra pas de députés aux commissions de la Knesset

Dénonçant le déséquilibre des pouvoirs, le chef de faction du parti présentera une proposition réclamant une plus forte représentation de l'opposition dans les panels du Parlement

Le chef du parti Shas Aryeh Deri avec le Likud Yariv Levin lors d'une réunion des partis de droite, à la Knesset, le 14 juin 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Shas Aryeh Deri avec le Likud Yariv Levin lors d'une réunion des partis de droite, à la Knesset, le 14 juin 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le parti d’opposition du Likud a fait savoir, lundi, qu’il ne sélectionnerait aucun représentant pour siéger dans les commissions de la Knesset en signe de protestation contre ce qu’il qualifie de représentation faible et inéquitable des députés issus de l’opposition dans ces panels.

La formation a fait savoir dans un communiqué avoir autorisé le chef de faction, le député Yariv Levin, à avancer une proposition – convenue par tous les partis de l’opposition – qui sera présentée à la coalition au pouvoir pour trouver un accord « qui garantira la digne représentation, au sein des commissions, de toutes les formations de l’opposition de manière proportionnelle à leur importance ».

Il y a un conflit en cours qui a été provoqué par la composition des commissions de la Knesset . Les formations de l’opposition avaient ainsi pris part à un boycott en raison de leur représentation jugée médiocre.

Le mois dernier, certains partis avaient renoncé à ce boycott et avaient commencé à envoyer leurs législateurs dans les commissions les plus déterminantes du Parlement après le refus opposé par la Haute cour de justice d’intervenir dans cette dispute.

La cour avait rejeté une plainte déposée trois mois auparavant par six députés de l’opposition qui avaient dénoncé la constitution des commissions de la Knesset, affirmant que la distribution des sièges avait été inéquitable et qu’elle profitait davantage à la coalition au pouvoir. De leur côté, les magistrats avaient estimé qu’une intervention judiciaire n’était pas justifiée sur cette question.

Cette plainte, déposée par quatre membres du Likud et par deux membres du Shas, avait cherché à annuler une décision qui avait été prise le 12 juillet par la commission temporaire des Arrangements, qui avait été chargée de former les commissions parlementaires permanentes. Ils avaient affirmé que la décision prise avait accordé un contrôle disproportionné aux membres de la coalition. Les formations d’opposition, plus généralement, avaient aussi déploré, à l’époque, le fait qu’ils n’avaient obtenu la présidence d’aucune commission.

Le tribunal avait demandé aux deux parties de résoudre le conflit elles-mêmes et certains changements avaient en effet eu lieu, avec pour objectif d’offrir une meilleure représentation aux députés de l’opposition – ce qui n’avait pas empêché ces derniers de continuer leur boycott de nombreuses commissions, même si certains avaient demandé un réexamen de cette stratégie.

Dans son jugement rejetant la plainte, le tribunal avait déclaré que les partis de l’opposition « ont abandonné leur devoir qui est de représenter les intérêts de ceux qui les ont élus à la Knesset » en manquant les réunions.

A ce moment-là, Levin avait accusé les juges d’avoir tardé à rendre un jugement pendant des mois dans le cadre de cette plainte pour donner aux formations issues de la coalition suffisamment de temps pour permettre au budget de l’État de circuler via des tribunes variées à la Knesset, sans opposition.

Le budget a été adopté au début du mois.

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