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Le ministère de la Défense renforce les écoles près de la frontière de Gaza

33 écoles maternelles dans 17 villes du sud, seront consolidées ; certaines ont été endommagées pendant la guerre de 2021 ; des milliers de projectiles ont été tirés depuis 2000

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des ingénieurs du ministère de la Défense et des ingénieurs militaires travaillent à renforcer les défenses antiroquettes d'un jardin d'enfants dans la ville de Gvaram, dans le sud du pays, le 25 mai 2022. (Crédit : ministère de la Défense)
Des ingénieurs du ministère de la Défense et des ingénieurs militaires travaillent à renforcer les défenses antiroquettes d'un jardin d'enfants dans la ville de Gvaram, dans le sud du pays, le 25 mai 2022. (Crédit : ministère de la Défense)

Le ministère de la Défense a annoncé mercredi qu’il avait commencé la consolidation physique des jardins d’enfants dans les communautés israéliennes proches de la frontière avec la bande de Gaza, un an après que plusieurs établissements scolaires ont été endommagés par des tirs de roquettes.

Les travaux de construction ont commencé en début de semaine, lorsque la division de l’ingénierie et de la construction du ministère, ainsi que le Home Front Command (sécurité civile) de l’armée israélienne, ont commencé à renforcer les défenses existantes dans une école maternelle de la ville de Gvaram, dans le sud du pays.

Le ministère a déclaré que d’ici un an, 33 écoles maternelles seraient consolidées dans 17 villes proches de la frontière de Gaza, y compris à Sderot, dans le sud du pays, une cible fréquente des roquettes provenant de Gaza.

Certaines de ces écoles maternelles sont en cours de consolidation après que les bâtiments ont été touchés par des éclats de roquettes lors de la guerre de 11 jours contre les groupes terroristes de Gaza en mai dernier.

La liste des établissements préscolaires qui doivent être consolidés n’a été établie que récemment, selon le ministère.

La raison de ce retard de plus d’un an n’est pas claire, ni pourquoi le ministère n’a pas fait pression plus tôt. Des milliers de roquettes et d’obus se sont abattus sur les communautés frontalières de Gaza depuis le début des années 2000, faisant plusieurs morts et des centaines de blessés.

Des enfants israéliens courent vers un abri anti-bombes au son d’une sirène avertissant de l’arrivée de roquettes en provenance de la bande de Gaza, le 8 janvier 2009. Illustration (Crédit : Anna Kaplan/ Flash90)

Dans de nombreux cas, les victimes ne disposaient pas d’un abri disponible.

En mai dernier, Ido Avigal, âgé de 5 ans, a été tué après que des éclats de roquettes ont traversé le revêtement protecteur de la fenêtre de l’abri à bombes dans lequel il se cachait. Suite à cela, l’armée israélienne a recommandé que dans certaines villes du sud, le revêtement des fenêtres soit remplacé par une couche protectrice plus épaisse.

Le ministère de la Défense a mené un effort similaire pour renforcer les communautés du nord d’Israël, en construisant de nouveaux abris anti-bombes pour de nombreuses maisons proches de la frontière libanaise qui n’en disposaient pas auparavant.

Un rapport du contrôleur de l’Etat sur l’année 2020 a révélé que près de 30 % des citoyens israéliens n’avaient pas accès à des abris anti-bombes fonctionnels près de chez eux, dont plus d’un quart de million de personnes vivant près des frontières avec la bande de Gaza et le Liban.

Selon certains experts en sécurité nationale, Israël compte davantage sur ses capacités de défense offensive et active, comme le Dôme de fer et d’autres systèmes de défense antimissile, pour neutraliser rapidement les menaces, que sur la construction de fortifications physiques et une meilleure préparation à amortir une attaque.

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