Le ministère des Affaires étrangères ignore la CPI
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Le ministère des Affaires étrangères ignore la CPI

La procureure de la Cour pénale internationale souhaite que les 2 parties lui fournissent les détails sur la guerre de Gaza

La procureure de la CPI Fatou Bensouda. (Crédit : CC BY-SA 3.0, Max Koot Studio/Wikimedia)
La procureure de la CPI Fatou Bensouda. (Crédit : CC BY-SA 3.0, Max Koot Studio/Wikimedia)

Les responsables du ministère des Affaires étrangères ont rejeté une mise en garde de la procureure de la Cour pénale internationale qui a indiqué que si Israël ne fournissait pas d’informations fiables au cours de l’enquête préliminaire sur d’éventuels crimes de guerre dans les territoires palestiniens, le tribunal serait peut être contraint de lancer une enquête approfondie fondée sur les allégations palestiniennes.

« La Cour internationale n’a pas compétence dans ce cas, entre autres, en raison du fait que la Palestine n’est pas un État », s’est-on insurgé au ministère des Affaires étrangères, selon Ynet.

« Nous espérons que la cour n’autorisera pas l’abus de ses ressources afin de faire progresser, un appel cynique et sans fondement avec des motifs politiques. Faire avancer une telle démarche va nuire à la fois la crédibilité de l’institution et les chances de maintenir le dialogue entre Israël et les Palestiniens », ont ajouté les responsables israéliens.

Fatou Bensouda a déclaré dans une interview accordé à l’Associated Press qu’elle n’a pas encore reçu d’informations de part et d’autre au sujet de la guerre de Gaza l’été dernier et a exhorté Israël et les Palestiniens à lui fournir des détails.

Les Palestiniens ont accepté la compétence de la cour à la mi-janvier et ont officiellement rejoint la CPI le 1er avril dans l’espoir de poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité durant le conflit de Gaza. De ce fait, il est certain qu’ils fourniront les informations à Bensouda.

Israël, cependant, a dénoncé l’action palestinienne comme étant « scandaleuse ». Netanyahu a mis en garde contre le fait que cette procédure fasse de la CPI « une partie du problème et non la solution ».

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