Le ministre de l’Éducation annule l’ouverture de certains centres aérés de Pessah
Cette décision intervient après qu'une bombe à sous-munitions iranienne a frappé une crèche et que des maires ont critiqué le ministère, qui avait autorisé la tenue de ces keytanot même dans les villes où les écoles restent fermées
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Samedi, le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, a annoncé l’annulation des centres aérés (« keytana » en hébreu) de Pessah dans les écoles de 18 communes du centre d’Israël, après qu’une bombe à sous-munitions, qui a été tirée depuis l’Iran, a touché une crèche à Rishon Lezion.
La crèche, qui était fermée pour le week-end, a fait partie des nombreux sites touchés par ces sous-munitions à Rishon Lezion, samedi matin. Aucun blessé n’a été signalé.
Accompagné par le maire de la localité, Raz Kinstlich, il a déclaré aux journalistes présents sur place que le « Forum des 16 », qui regroupe 16 maires et deux présidents de conseil régional du centre d’Israël, avait déjà recommandé l’annulation des keytanot durant Pessah avant l’incident de Rishon Lezion.
« Nous avons discuté hier et aujourd’hui de la question des camps de Pessah, et du fait qu’il était inapproprié et incorrect de les ouvrir ici. Nous avions prévu de prendre une décision finale samedi soir, mais au vu de ce qui s’est passé, il est assez évident que les keytanot ne doivent pas ouvrir », a indiqué Kisch.
Les écoles de la plupart des grandes villes d’Israël n’ont pas encore repris l’enseignement en présentiel depuis qu’Israël et les États-Unis ont frappé l’Iran le 28 février.
S’adressant aux journalistes, Kisch a déclaré que les zones « jaunes », à faible risque, avaient repris l’enseignement en présentiel depuis près d’une semaine, dans les endroits où des abris adéquats étaient facilement disponibles, tandis que dans les zones « orange », à haut risque – qui comprennent le nord d’Israël et la région de Tel Aviv – « nous attendrons que les tirs cessent ou qu’ils diminuent considérablement ».
Cette annonce est intervenue un jour après que des maires, dont ceux du Forum des 16, se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour critiquer le ministère dirigé par Kisch, qui avait déclaré qu’il autoriserait la tenue des keytanot pendant Pessah, même dans les villes où les écoles sont encore fermées. Selon les maires, cette décision mettrait les enfants en danger.
The Marker a cité le bureau de Kisch, qui a déclaré que le Forum des 16 avait pris, jeudi, la décision unanime de ne pas ouvrir les keytanot pendant Pessah et que le ministre avait décidé d’approuver cette position après qu’elle lui a été présentée, vendredi.
Les municipalités représentées au sein du Forum des 16 sont Gadera, Rishon LeZion, Rehovot, Holon, Bat Yam, Givatayim, Ramat Gan, Kiryat Ono, Yehud, Kfar Saba, Herzliya, Raanana, Ramat HaSharon, Hod HaSharon, Ness Ziona, ainsi que les conseils régionaux de Drom HaSharon et Sdot Dan.
Bien que ces municipalités soient toutes situées dans le centre d’Israël, leur décision devrait influencer d’autres municipalités à travers le pays, a indiqué The Marker.
Finalement, samedi en fin de journée, Kisch a diffusé un communiqué qui a précisé que les keytanot à travers Israël ne fonctionneront pendant les prochaines vacances que sur demande des autorités locales et qu’elles ne seront pas obligatoires.
« L’organisation des camps d’été et des programmes éducatifs pendant les vacances de Pessah est assurée par les autorités locales et elle relève de leur responsabilité, dans le cadre de l’éducation informelle et conformément aux directives et exceptions du Commandement du front intérieur », et elle est « soumise à la seule décision des autorités locales », déclare un porte-parole du ministère de l’Éducation.
Selon le ministère, « il n’est pas prévu d’organiser des activités dans les lieux où des inquiétudes persistent ou où les autorités choisissent de ne pas ouvrir » et la directive du ministre autorisant le fonctionnement de ces programmes « n’est pas une obligation, mais une option offerte aux autorités qui le souhaitent ».
Le ministère a ajouté que les autorités locales devront prendre l’initiative de demander l’ouverture de ces programmes en temps de guerre.
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