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Le Nº2 du Likud demande une primaire si Netanyahu échoue à former un gouvernement

Yuli Edelstein a évoqué l'éventualité que le gouvernement actuel tombe et que l’ex-Premier ministre échoue à en former un nouveau

Yuli Edelstein prend la parole lors d’une conférence à Herzliya, le 23 novembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Yuli Edelstein prend la parole lors d’une conférence à Herzliya, le 23 novembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le député Yuli Edelstein, n°2 du Likud, a appelé samedi le parti d’opposition à organiser des primaires si son actuel chef, l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, ne parvenait pas à former un gouvernement dans l’éventualité d’un effondrement de la coalition au pouvoir.

« Si Netanyahu peut former un gouvernement, je ne me mettrai certainement pas en travers de son chemin parce que j’ai assez dit que l’État d’Israël n’avait pas besoin de nouvelles élections. En revanche, dans la négative, il faudra organiser une primaire pour élire la nouvelle direction du parti », a déclaré Edelstein à la Douzième chaîne.

« Je ne livre généralement pas de combats que je ne pense pas pouvoir gagner », a-t-il ajouté.

La coalition dirigée par le Premier ministre Naftali Bennett est vacillante, mais si une majorité à la Knesset investit un gouvernement alternatif, il pourrait être formé sans avpor besoin de recourir à de nouvelles élections.

Edelstein, ex-président de la Knesset et ministre de haut rang, avait annoncé l’an dernier son intention d’affronter Netanyahu et prendre la direction du Likud. Il a précisé que les primaires du Likud pourraient être organisées d’ici quelques semaines.

« Je pense qu’il y a deux choses dont Israël n’a pas besoin – la première est le gouvernement actuel, et la seconde, de nouvelles élections », a-t-il déclaré. « Il est possible de réunir un bon gouvernement, un gouvernement stable, dans les contours de l’actuelle Knesset. »

Le Likud a longtemps été résolument derrière Netanyahu, mais cette position s’est affaiblie au fil d’élections éprouvantes, d’épisodes répétés d’instabilité politique entre 2019 et 2021 et d’accusations de fraude contre Netanyahu, menant à sa perte du pouvoir au profit de la coalition de Bennett en 2021.

À la Knesset, les membres du Likud ont finalement soutenu Netanyahu jeudi, en dépit d’une certaine dissidence, lors d’un différend avec la coalition sur un projet de loi visant à octroyer des bourses d’études aux anciens combattants de Tsahal.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration aux médias à la Knesset à Jérusalem, le 2 novembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Edelstein est très populaire au sein du Likud. En 2019, il avait réuni le plus grand nombre de suffrages lors de la primaire destinée à choisir les candidats à la Knesset, le plaçant en deuxième place de la liste, juste après le chef du parti.

Le gouvernement Bennett menace de s’écrouler après la défection, jeudi, de Ghaida Rinawie Zoabi, du parti Meretz. Sa démission place la coalition de Bennett en minorité, ne détenant plus que 59 sièges sur les 120 que compte la Knesset.

Des pourparlers seraient en cours pour que Rinawie Zoabi revienne dans la coalition.

Le gouvernement pourrait se maintenir, même en minorité. En effet, un projet de loi pour dissoudre la Knesset et organiser de nouvelles élections doit réunir 61 voix, et il n’est pas certain que Rinawie Zoabi et les autres membres de la Knesset hors coalition voteraient en ce sens.

Si le gouvernement tombait, Israël connaitrait ses cinquièmes élections en moins de trois ans.

Le Likud a renoncé à son projet de dissoudre la Knesset, la semaine dernière, avant la démission de Rinawie Zoabi, lorsqu’il a réalisé que le gouvernement était parvenu à obtenir la parité (60 sièges contre 60) avec l’opposition conduite par le Likud.

Un gouvernement alternatif pourrait être nommé sans besoin de recourir à de nouvelles élections, sous réserve du soutien de 61 membres de la Knesset, dans le cadre d’un vote de défiance constructif.

La coalition de Bennett est un amalgame complexe de partis de droite, centristes et de gauche, incluant le parti islamiste Raam. Ces partis s’étaient regroupés l’an dernier, principalement autour de leur opposition au régime de Netanyahu.

L’ex-Premier ministre est une personnalité clivante en Israël, qui fait face à des accusations dans le cadre de trois affaires de corruption, mais demeure populaire auprès de nombreux électeurs.

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