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Le nombre de cas graves de COVID tombe à son niveau le plus bas depuis deux mois

Le taux de positivité est inférieur à 2% pour le 5e jour consécutif, mais Nachman Ash prévient que les précautions contre le virus resteront en vigueur pour les mois à venir

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des personnes marchent avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 7 octobre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnes marchent avec des masques dans le centre de Jérusalem, le 7 octobre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nombre de patients atteints du coronavirus dans un état grave a continué à baisser, tombant à seulement 403, le chiffre le plus bas depuis deux mois, selon les données du ministère de la Santé publiés jeudi.

Signe supplémentaire du recul de la récente vague d’infections, le taux de positivité pour les cas de COVID-19 n’était que de 1,73 % la veille, faisant de mercredi le cinquième jour consécutif avec des résultats inférieurs à 2 %, contre 7 % il y a un mois. Les 100 760 tests de dépistage du virus effectués ont permis d’identifier 1 732 nouveaux cas.

La mise à jour matinale du ministère a également montré que, pour la première fois depuis juillet, il n’y a pas eu de décès au cours des 24 heures précédentes, le nombre de décès restant à 7 959.

Le nombre de patients graves est considéré comme un indicateur clé de l’étendue de la propagation du virus et les responsables attendaient avec impatience de voir les chiffres baisser.

Toutefois, le directeur général du ministère de la santé, Nachman Ash, a averti que malgré ces données encourageantes, certaines règles sanitaires visant à empêcher la propagation de l’infection resteront en place.

S’adressant au site d’information Ynet, M. Ash a reconnu la quatrième vague d’infections depuis le début de la pandémie était en déclin. Il a noté que le début de l’année scolaire en septembre, que les responsables de la santé craignaient de voir provoquer un pic d’infections, ne s’est pas avéré être un revers.

« La rentrée scolaire commence à dater », a déclaré M. Ash. « Nous pouvons voir qu’il y a une baisse du nombre de cas confirmés et de patients graves. Nous sommes sur une bonne trajectoire descendante. »

M. Ash a déclaré que le ministère étudie les moyens de lever certaines règles imposées pour freiner les infections, mais qu’il se méfie également de l’éventualité d’une nouvelle épidémie. La levée trop rapide des restrictions en juin, ainsi que l’arrivée du variant Delta hautement contagieux, ont été jugées responsables de la vague actuelle.

Le port du masque, a-t-il dit, restera obligatoire dans les espaces publics fermés tout au long de l’hiver.

« C’est un moyen simple et important de prévenir les infections, également celle de la grippe, par exemple », a-t-il déclaré.

De même, les règles limitant l’accès aux espaces publics aux détenteurs du Pass vert confirmant la vaccination contre le COVID-19, la guérison du virus ou un test de dépistage récent négatif, seront maintenues pour le moment.

Le nouveau chef du ministère de la Santé Nachman Ash au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Ash a déclaré qu’un plan visant à remplacer la quarantaine pour les écoliers exposés aux porteurs du virus par des tests quotidiens était toujours en cours d’évaluation et que les résultats d’un pilote en cours ne seraient prêts que la semaine prochaine.

« Il ne s’est pas écoulé suffisamment de temps pour que l’on puisse voir les résultats », a-t-il déclaré. « C’est ce que nous vérifions – si dans les endroits où ils ont remplacé la quarantaine par des tests, il y a plus d’infections. »

Même avec le déclin de la récente vague, les autorités prendront des mesures pour se préparer et bloquer une éventuelle cinquième propagation du virus, a déclaré M. Ash.

La priorité est de s’assurer que le pays dispose de suffisamment de vaccins au cas où il serait nécessaire d’administrer un quatrième rappel à la population, en plus des trois doses actuellement recommandées, a-t-il déclaré.

« Nous devons voir comment nous allons prendre la décision de vacciner à nouveau. Nous ne voulons pas qu’elle soit prise à la suite d’une augmentation de la morbidité », a déclaré M. Ash.

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