Le NYT engage une journaliste d’un site d’information très critique d’Israël
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Le NYT engage une journaliste d’un site d’information très critique d’Israël

Depuis 2015, Charlotte Greensit est la rédactrice en chef de The Intercept, dont les journalistes se sont fréquemment penchés sur le gouvernement de droite d'Israël et l'AIPAC

Cette photo du 10 octobre 2012 montre le bâtiment du New York Times à New York. (AP Photo/Richard Drew, File)
Cette photo du 10 octobre 2012 montre le bâtiment du New York Times à New York. (AP Photo/Richard Drew, File)

JTA – Quelques semaines après que le New York Times s’est attiré un torrent de critiques après avoir publié une tribune libre appelant au déploiement de l’armée dans les villes américaines, le quotidien a engagé la rédactrice en chef d’un site d’information qui critique sévèrement Israël pour diriger ses pages d’opinion.

Charlotte Greensit est la rédactrice en chef de The Intercept, un site lancé et co-édité par l’éminent journaliste Glenn Greenwald, depuis 2015. Avant cela, elle a travaillé pendant plus de dix ans au magazine Time.

À partir du 6 juillet, elle sera rédactrice en chef de la rubrique Opinions et rédactrice en chef adjointe de la page éditoriale du New York Times, a annoncé le journal lundi. Elle est l’une des trois personnes recrutées à la suite d’un remaniement consécutif à la démission du chef de la rédaction James Bennet au début du mois.

Certaines des critiques de The Intercept ont soulevé des questions sur la nomination de Charlotte Greensit au NYT, pointant du doigt des articles critiques envers Israël qu’elle a partagés sur Twitter.

פורסם על ידי ‏‎Charlotte Greensit‎‏ ב- יום ראשון, 23 בפברואר 2020

Glenn Greenwald, le fondateur de The Intercept, a ouvertement critiqué Israël et ses dirigeants politiques, tandis que les journalistes de la publication se sont fréquemment penchés sur le gouvernement de droite d’Israël, ainsi que sur l’AIPAC, le lobby américain pro-israélien.

Son équipe de journalistes politiques, dirigée par Ryan Grim, a publié des articles sur des candidats démocrates qui reçoivent des fonds de groupes pro-israéliens. L’année dernière, un podcast intitulé « Les faits contre l’Aipac » était consacré au comité des affaires israélo-américaines.

Mardi après-midi, Charlotte Greensit a expliqué sur Twitter qu’elle avait tweeté les articles de ses collègues mais qu’elle ne les avait pas relus – ce qui, dit-elle, n’était pas son rôle à The Intercept.

Fondé en 2014, The Intercept s’est fait connaître en publiant des scoops sur la surveillance gouvernementale et les fuites d’Edward Snowden, un proche de Glenn Greenwald. Mais depuis, il s’est davantage concentré sur la politique de Washington. L’année dernière, Politico a qualifié le site de « voix de gauche la plus forte attaquant les démocrates ».

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